20 Octobre 2017

Cameroun: Hôpital de district d'Eseka - Une nouvelle vie

L'infrastructure hospitalière, rafraîchie et rééquipée, affiche aujourd'hui de nouveaux atouts et atours.

Le soleil boudeur en cette mijournée du 18 octobre en ajoute à l'impression de torpeur qui règne à Eseka. Une atmosphère maussade qui semble se répercuter dans les avis de ses habitants sur les questions sociales.

Bien que cordiaux, ils peignent une citadelle figée, prisonnière du temps. Notamment sur la question des infrastructures sanitaires. «Rien n'a changé ici !» ; «Les herbes ont envahi l'hôpital de district» ; «Lorsqu'un cas est sérieux, on évacue toujours sur Yaoundé», déclarent des conducteurs de mototaxis aux aguets de tout potentiel client. Une peinture aux traits grossièrement renforcées, qui n'a rien à voir avec la réalité qu'on découvre sur le site. Les neuf bâtiments de l'enceinte ont récemment reçu un coup de peinture.

Les pelouses et différents espaces verts sont domestiqués par une débroussailleuse dont le ronflement fend le calme ambiant. Sur le plan managérial, l'hôpital a un tout nouveau directeur, le Dr Stanislas Gervais Mvogo. Son plateau technique a connu une nette amélioration avec une capacité totale de 52 lits et un bloc opératoire réhabilité.

«Désormais, nous pouvons gérer des cas de chirurgie et de petite chirurgie. Nous disposons aujourd'hui de trois tables d'opération presque complètes avec du matériel de stérilisation et un nouveau bistouri électrique», nous édifie Mbock Marie Laure, la surveillante générale, en l'absence du directeur de l'hôpital. Près d'un an après l'affluence record et l'important travail de stabilisation des accidentés du 21 octobre 2016, l'hôpital de district d'Eseka a également reçu diverses donations.

«Nous avons reçu une quantité importante de consommables médicaux. Le ministère de la Santé publique nous a envoyé des lits. La société Camrail nous a offert des matelas et a refait l'ensemble du circuit électrique de l'hôpital », ajoute notre interlocutrice. De nouveaux appoints qui ne sauraient occulter de persistantes attentes. A ce jour, les clichés d'échographie ou de radiologie ne peuvent être produits. Outre l'imagerie médicale, la possibilité de réaliser de la biochimie y est ardemment désirée par les 11 membres composant l'effectif total du personnel.

Un corps médical et paramédical fidèle à son serment, qui scrute l'horizon. Peut-être à la recherche de cette main divine qui leur aurait permis, en ce 21 octobre 2016 de triste mémoire, de sauver davantage de vies. Un train de l'espoir devant les conduire à l'amélioration de leurs conditions de travail.

Lorsque nous quittions les lieux, une étude technico- financière des formations sanitaires de 4e et de 5e catégorie était en cours de réalisation. Un signe ?

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