21 Octobre 2017

Cameroun: Santé publique - 21 000 sur 20159 malades d'onchocercose traités avec succès à Okola (région du Centre)

Une prise en charge médicale améliorée qui grâce aux nouvelles méthodes de traitement plus avantageuses, permettra de barrer la route à l'endémie à une plus grande échelle.

20159 patients dépistés et porteurs de l'Onchocerca volvulus, le virus qui est à l'origine de l'onchocercose ou cécité des rivières dans la localité d'Okola (département de la Lekié), ont été traités avec succès. Bien au-delà des 16 413 (60,29) de patients traités en 2016. Une performance qui à en croire le Centre de recherche sur les filarioses et les maladies tropicales (Crfilmt) augure de lendemains meilleurs, par le traitement à l'ivermectine sous directives communautaires (TIDC), plus connu sous le vocable de Mectizan, à large échelle.

Présentant les résultats mardi dernier de l'opération de prise en charge des personnes souffrant de filaires dans la localité d'Okola, le Dr Joseph Kamgno a indiqué que l'opération pilote réalisée dans cet arrondissement, ouvre la voie de l'espoir pour les personnes qui à terme, étaient en voie de perdre la vue ou de vivre avec des dépigmentations consécutives aux piqûres de la simulie, entre autres. Une prestation scientifique qui a donné l'occasion au Crfilmt, cette d'évaluer les possibilités de la prescription du Mectizan aux personnes atteintes par les filaires.

André Mama Fouda le ministre de la Santé publique à qui les résultats ont été présentés ce 17 Octobre 2017, a promis d'intégrer la méthode du Crfilmt comme outils pour la mise en œuvre des prochains programmes de lutte contre les maladies qui affectent les populations camerounaises. Des études ayant du reste démontré comment, les effets de la maladie, constituent une menace pour l'équilibre du tissu social et économique du Cameroun.

Innovation dans la prise en charges des filaires par le Mectizan

A ce propos, le Dr Joseph Kamgno a fait savoir que le succès de cette opération repose, sur la méthode « Test and Treat ». Celle-ci consiste à mesurer le taux de présence du virus dans le corps des patients avant de leur administrer le Mectizan. Le spécialiste des maladies tropicales a aussi relevé qu'au Cameroun, plusieurs régions sont doublement touchées par un autre type de filariose : la loase ; laquelle se transmet également des suites de piqures d'insectes.

Concrètement, fait-on savoir, il a été découvert chez des personnes souffrant d'onchocercose, des taux élevés de loase. L'administration du Mectizan avait alors eu pour conséquence de provoquer des effets secondaires ayant même conduit au coma, dans certains cas. Aussi, est-il de ce qui précède pour le Crfimlt, et le ministère de la Santé publique, d'éviter de revivre de tels désagréments.

Soa (région du Centre) cible prochaine du Crfimlt, vise près de 40 000 personnes atteintes par les filaires. Une performance jamais réalisée dans la prise en charge de cette maladie tropicale.

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