21 Octobre 2017

Afrique: Changement climatique - Des éruptions volcaniques pour sauver le climat

Une éruption volcanique de forte ampleur peut influencer le climat d'une façon importante pour plusieurs années. Bien que les éruptions ne soient cependant pas prévisibles, on peut avoir une idée de leur effet sur le climat.

Lors de l'histoire de la Terre, les éruptions volcaniques les plus importantes ont été suivies d'un refroidissement de quelques années. Ceci est dû à la grande quantité de dioxyde de soufre (SO2) et de cendre éjectée par ces éruptions volcaniques. Une bonne partie de la poussière et des particules montent jusqu'à la stratosphère à 20 km d'altitude et même parfois à plus de 50 km. À ces altitudes, les vents sont forts et le gaz peut faire souvent plusieurs fois le tour de la planète. Comme la stratosphère est stable et les mouvements verticaux réduits, les gaz éjectés peuvent y rester pendant plusieurs années.

La cendre qui a été envoyée dans l'atmosphère tombe graduellement de la haute stratosphère stable et aide à augmenter la création des nuages et des précipitations dans l'atmosphère inférieure. Mais ce n'est pas la cendre qui a le plus d'effet sur le climat.

Les besoins en énergie, la réalité économique et la motivation fluctuante d'agir rendent incertaine l'ampleur du réchauffement climatique au cours du XXIe siècle. Ainsi, un test pour refroidir la Terre est à l'étude. Des chercheurs de l'université de Harvard espèrent tester dans la stratosphère une expérience de géoingénierie. L'idée est de valider cette possibilité de refroidir l'atmosphère si, un jour prochain, cette voie devenait nécessaire, et ce sans faire courir de risque au climat, à la couche d'ozone ou à la santé humaine. Un test concret dans la stratosphère, à très petite échelle pour éviter tout risque, est en cours d'étude pour 2018.

Injecter des particules de calcite dans l'atmosphère pourrait refroidir la planète sans effets secondaires. Cependant le célèbre climatologue James Hansen avec trois de ces éminents collègues estiment que, malheureusement, on ne réussira pas à substituer les énergies renouvelables aux énergies fossiles suffisamment à temps pour limiter le réchauffement climatique sous le seuil de 2 °C et pour assurer une vie décente aux neuf milliards d'humains que portera bientôt la planète. Il faudrait nécessairement, pour cela, en passer par une période durant laquelle le nucléaire servira d'appoint, ce qui implique non pas une réduction du nombre des centrales nucléaires mais au contraire leur multiplication.

Mais une telle aventure ne peut être lancée à la légère tant le remède risque de se révéler pire que le mal. Il faudrait indéniablement de très sérieuses et très importantes recherches avant de jouer à l'apprenti-sorcier avec le climat. La technologie pourrait bien être notre seul et mince espoir pour affronter ce problème et en limiter les effets.

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