22 Octobre 2017

Cameroun: Catastrophe ferroviaire d'Eséka - La Nation s'en souvient

Narcisse Mouelle Kombi, ministre des Arts et de la Culture, a présidé samedi dernier une cérémonie riche en émotions au nom du chef de l'Etat.

En plein coeur de la ville d'Eseka, à proximité de la gare où s'est déroulée la tragédie ferroviaire la plus atroce de l'histoire du Cameroun. Il est un peu plus de 13h30, ce samedi 21 octobre 2017. Sur le site appelé à accueillir la stèle destinée à entretenir la mémoire des disparus, le ministre des Arts et de la Culture, le Pr. Narcisse Mouelle Kombi et le ministre des Affaires sociales, Pauline Irène Nguene, déposent ensemble une gerbe de fleurs au nom du président de la République. Y est inscrit un message de compassion : « En souvenir de la catastrophe ferroviaire d'Eséka du 21 octobre 2016 et en hommage aux victimes ». La scène est saisissante et pleine d'émotion pour des centaines de personnes présentes à la commémoration du premier anniversaire de l'accident.

A cette cérémonie d'hommage, un an après le drame qui aura fauché la vie à pas moins de 80 Camerounais et fait plus de 500 blessés, populations, autorités religieuses, traditionnelles, parlementaires, administratives, diplomatiques ainsi que des responsables de la société Camrail, des victimes et des familles des victimes unis dans la douleur, ont formé une chaîne de solidarité. Comme pour conjurer l'oubli et apaiser les souffrances. Mais surtout pour crier à l'unisson « Plus jamais ça ! » Pour le Pr. Narcisse Mouelle Kombi, la stèle à venir est avant tout le symbole de la solidarité de la nation camerounaise unie et indivisible face à la douleur et à la détresse de ses enfants. « Nous sommes venus renouveler le témoignage de compassion, le message de réconfort du président de la République aux familles endeuillées ainsi qu'aux victimes et aux survivants.

Aussi, nous voulons réaffirmer la ferme détermination du gouvernement à faire en sorte que, toujours davantage les conditions de transport soient améliorées », a déclaré le Minac. Pauline Irène Nguene, fille du département du Nyong-et-Kelle, a salué « les enfants disparus de la République. Cette République qui unit, rassemble, s'oppose à la division de ses enfants et n'a rien oublié de ce drame. En prescrivant entre autres mesures, l'érection d'une stèle commémorative, ainsi que la mise à disposition d'une assistance spéciale d'un milliard de F en complément de l'indemnisation des victimes, le président de la République construit là sa politique de solidarité nationale et de justice sociale », a souligné le Minas. Plus tôt déjà lors de la cérémonie protocolaire, avait lieu une célébration oecuménique sur l'esplanade de la gare d'Eséka sous une pluie battante.

Des victimes et les proches des victimes y ont pourtant pris part, tenant avec eux des clichés de leurs proches disparus. Une mère de famille, le portrait de sa fille unique entre les mains, raconte l'avoir perdue ainsi que ses trois petits-fils au cours de cet horrible accident. Idem pour Yougouda Bachirou, père de famille. Accompagné de sa fille Fatimatou Bachirou, il a confié avoir perdu son épouse et ses quatre autres enfants. « Je n'ai plus que ma fille. Cela fait déjà un an, mais la douleur reste toujours profonde. Rien ne pourra les remplacer », confie le père de famille les yeux larmoyants. L'érection de cette stèle permettra incontestablement que les morts du 21 octobre 2016 ne tombent pas dans l'oubli.

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