22 Octobre 2017

Zimbabwe: Annulation de la nomination de Mugabe - Le rétropédalage honteux de l'OMS

L'Organisation mondiale de la santé (OMS) se serait bien passée d'une telle publicité. Robert Mugabe aussi ! Et c'est peu dire. En objet, quelques heures seulement après la nomination du président zimbabwéen, Robert Mugabe, comme ambassadeur de bonne volonté, celle-ci a battu en retraite.

Par la voix de son directeur général en la personne de Tedros Adhanom Ghebregesus, elle dit avoir prêté une oreille attentive aux critiques qu'une telle distinction a pu susciter, et a décidé, dit-elle, dans l'intérêt de l'institution, d'annuler la nomination de Mugabe. Avait-elle seulement le choix, quand on sait que les principaux bailleurs de l'OMS que sont les Etats-Unis, la Grande Bretagne et le Canada, se sont dit « surpris et déçus » dès l'annonce du choix de Mugabe, celui-là même dont le pays, un des plus grands en matière de violations répétées des droits de l'Homme, est à la traîne en matière de santé. A ce qu'on dit, le système sanitaire au Zimbabwe s'est dangereusement effondré ces dernières années, si fait que la plupart des hôpitaux manquent de médicaments et d'équipements.

Mugabe ne méritait pas une telle nomination

Et ce n'est pas tout. Les infirmiers et les médecins sont régulièrement en grève parce qu'abandonnés à eux-mêmes sans salaire pendant des mois. Pour toutes ces raisons, le présent Mugabe ne méritait pas une telle nomination, à moins que l'OMS n'ait fait le choix assumé d'encourager la médiocrité. Cela dit, si l'on peut se féliciter de ce que l'OMS soit revenue sur sa décision, on en vient toutefois à se poser les questions suivantes : comment se fait la désignation de l'ambassadeur de bonne volonté auprès de l'OMS ? N'y a-t-il pas de critères bien définis qui guident un tel choix ?

En tout cas, ce qui vient de sa passer avec le président Mugabe, laisse croire qu'il s'agit généralement d'un choix politique motivé souvent par les affinités qu'une personnalité pourrait entretenir avec les premiers responsables de l'OMS. Sinon, comment comprendre qu'avec tout ce tableau très sombre du système sanitaire zimbabwéen, Tedros et son équipe aient pu porter leur choix sur le vieux Bob qui, il faut le dire, passe l'essentiel de son temps à l'étranger, pour des soins médicaux ?

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