24 Octobre 2017

Maroc: Le FUS et la panne offensive

Au fil des victoires et de quelques coups d'éclat, les joueurs de la capitale s'étaient mis à croire en une qualification en finale de la CAF. Plombé physiquement par un été et un début de saison chargés, le FUS a finalement échoué aux portes de la finale. Voici quelques éléments d'explications.

En début de partie, les Rbatis (en 3-4-3) ont vite dévoilé une organisation qui peut être résumée en trois lignes. Comme d'habitude et ça reste regrettable, les trois défenseurs ont très peu participé à l'élaboration du jeu, laissant cette mise en place aux milieux. En face, les joueurs congolais étaient disposés dans un système de jeu (4-4-2) très compact, attendant le FUS dans leurs 40 mètres. Les Fussistes étaient prévenus : le match allait sans aucun doute se jouer sur leurs qualités offensives et autres attaques placées. Bref, sur ce qui reste leur point faible depuis la fuite en avant de leurs meilleurs talents.

Mais d'abord, reconnaissons une chose : les Fussistes ont bien évidemment manqué d'efficacité. Ils ont eu quelques vraies opportunités pour ouvrir le score mais n'ont jamais réussi à faire trembler les filets. La faute à des frappes imprécises et un manque de justesse dans le dernier ou avant-dernier geste. A l'image des latéraux qui ont cristallisé une bonne partie des critiques. Mais ils n'étaient pas les seuls, loin de là, car leur performance individuelle s'est inscrite dans un collectif défaillant qui a souvent confondu vitesse et précipitation.

Le FUS s'en est trop souvent remis aux centres et à ce qui ressemblait à leur idée de jeu initiale. Trop simple, ce plan présenté était insuffisant face à une équipe bien organisée et au point physiquement. D'ailleurs c'était surprenant de voir les Rbatis privilégier cette option avant de chercher plus de relais dans le cœur du jeu et de jouer plus haut après la pause. Comme s'ils avaient pris ce match à l'envers, l'habitude voulant que l'on cherche à construire avant d'envoyer des ballons dans la boîte pour forcer la décision si nécessaire. Le résultat inhérent à cette stratégie fut somme toute logique. Car si vous demandez à vos milieux d'évoluer derrière la ligne de pression et à votre trio d'attaquants de rester dans l'axe en attendant les centres, il ne reste dès lors plus grand-chose pour proposer des solutions entre les lignes et permettre des combinaisons.

Le constat est vrai dans l'axe, mais aussi sur les côtés. Au milieu de terrain aussi, plusieurs indices sont allés dans le même sens. A plusieurs reprises, Boulhroud et Benarif ont distribué le jeu latéralement, parfois sans chercher à savoir si une passe vers l'avant était possible. A cela, il a en plus fallu ajouter quelques approximations techniques et prises de décision discutables, des centres à profusion mais sans précision, une mauvaise occupation de la surface de réparation, et une mauvaise gestion du réservoir physique.

Offensivement, Diakité a personnifié l'éclaircie en étant l'attaquant le plus en vue durant la première heure de jeu et ce n'est pas uniquement pour ses crochets et sa capacité d'accélération. Sur la plupart de ses actions, il a d'abord su se placer au bon endroit au bon moment pour ensuite faire parler son talent, mais sans résultat probant.

En résumé, le collectif du FUS a démontré ses limites sur attaque placée. A sa décharge, il faut rendre hommage à la défense congolaise qui a fait son match en repoussant de nombreuses tentatives. Cependant, le club rbati aurait pu mettre en œuvre d'autres options, pour mettre l'adversaire en difficulté. Mais sans profondeur de banc, le technicien marocain avait peu de solutions. Et à ce niveau de la compétition, il aura sans doute remarqué que si l'apport du public est indispensable, il n'est pas forcément salvateur.

Maroc

La formation, clé de voûte du développement touristique

Salah Ait El Kadi Les opérateurs touristiques de Marrakech doivent faciliter l'intégration des… Plus »

Copyright © 2017 Libération. Droits de reproduction et de diffusion réservés. Distribué par AllAfrica Global Media (allAfrica.com). Pour toute modification, demande d'autorisation de reproduction ou de diffusion, contactez directement le propriétaire des droits en cliquant ici.

AllAfrica publie environ 900 articles par jour provenant de plus de 140 organes de presse et plus de 500 autres institutions et particuliers, représentant une diversité de positions sur tous les sujets. Nous publions aussi bien les informations et opinions de l'opposition que celles du gouvernement et leurs porte-paroles. Les pourvoyeurs d'informations, identifiés sur chaque article, gardent l'entière responsabilité éditoriale de leur production. En effet AllAfrica n'a pas le droit de modifier ou de corriger leurs contenus.

Les articles et documents identifiant AllAfrica comme source sont produits ou commandés par AllAfrica. Pour tous vos commentaires ou questions, contactez-nous ici.