26 Octobre 2017

Centrafrique: Des opérations mixtes en vue entre Faca et Casques bleus

Le président Faustin-Archange Touadera a exprimé, le 25 octobre devant le secrétaire général des Nations unies, Antonio Guterres, sa volonté de voir les forces nationales s'impliquer dans la sécurisation du pays.

Impliquer les Forces armées centrafricaines (Faca) dans la sécurisation de la République Centrafricaine (RCA) aux côtés des Casques bleus est un plaidoyer porté par le président Faustin-Archange Touadera, depuis des mois.

La visite du secrétaire général des Nations unies en Centrafrique est une occasion en or pour confirmer cette ligne, mais, cette fois ci, le chef de l'Etat centrafricain a choisi d'annoncer l'effectivité de son ambition. Selon lui, les Faca assureront, dans les prochains mois, la sécurisation du pays.

« Je profite de cet instant solennel pour annoncer que dans les prochains mois, les éléments des Forces armées centrafricaines ayant bénéficié de la formation de l'EUTM-RCA, c'est-à-dire les deux bataillons formés seront projetés aux côtés des forces des Nations unies sur le terrain, en vue de renforcer les opérations de pacification du pays », a déclaré Faustin Archange Touadéra, sans préciser la date de cette opération, ni le procédé par lequel il compte doter ces forces nationales.

Antonio Guterres a, quant à lui, abordé la question du renforcement de capacités des Faca, principe diplomatique oblige.

« Il nous faut renforcer la dimension et la capacité de la Minusca, pour mieux protéger le peuple centrafricain, il faut créer les conditions pour que les Faca commencent à jouer un rôle effectif dans la protection de la sécurité », affirme-t-il.

Le président centrafricain a, certes, exprimé une volonté populaire de voir les forces nationales impliquer dans les opérations de sécurisation du pays.

Cette implication pourrait aider dans les renseignements, le rétablissement et le renforcement de la confiance entre la population et les forces ainsi que dans l'efficacité des ripostes aux attaques des groupes armés.

Mais, les Nations unies très protocolaires et collées aux principes, ne voient pas la réalité de la même façon, ce qui signifie que le principe n'est pas encore acquis. Le pouvoir de Bangui doit, de ce fait, continuer le plaidoyer.

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