30 Octobre 2017

Centrafrique: Promesses fermes de Guterres

Le Secrétaire général de l'Organisation des Nations unies annonce un renforcement et une augmentation de l'efficacité des Casques bleus.

Au terme de quatre jours de visite, Antonio Guterres a quitté la République centrafricaine vendredi dernier. Avant de s'envoler, le Secrétaire général de l'Organisation des Nations unies (ONU) a promis de «tout faire pour que le Conseil de sécurité puisse approuver le renforcement de la mission des Nations unies» et de «tout faire pour augmenter son efficacité et sa capacité sur le terrain». «Je veux rendre hommage à la résilience et au courage du peuple centrafricain et à sa détermination à surmonter les défis auxquels il est confronté», a-t-il déclaré. M. Guterres a annoncé que la Mission multidimensionnelle intégrée de stabilisation des Nations unies en Centrafrique (MINUSCA) fera usage de la force à chaque fois que la stabilité de l'Etat sera menacée et lorsque les civils auront besoin de protection. Tout comme il a fait savoir que celle ci ne favorisera aucun groupe religieux ou ethnique.

Sur la base de la réalité vécue sur le terrain, Antonio Guterres reste convaincu que la sécurité des Centrafricains est avant tout une affaire des Centrafricains eux-mêmes. «Il incombe en premier lieu aux Centrafricains de venir à bout de cette crise. Personne n'aidera mieux ce pays que ses propres habitants», a-t-il indiqué. De retour de Bangassou, localité située à 750 km au sud-est de Bangui, où des massacres à grande échelle ont eu lieu au cours des dernières semaines, le secrétaire général de l'ONU dit regretter d'énormes difficultés marquées par une insécurité permanente, une crise humanitaire et une lenteur des progrès en matière de développement.

Il a ainsi invité les bailleurs de fonds à honorer leurs engagements à fournir de l'aide humanitaire. Antonio Guterres en appelle également à un soutien de tous en faveur du plan de redressement du pays et de consolidation de la paix mis en place par le gouvernement. Invité avant son départ à prendre la parole à l'Assemblée nationale, le patron de l'ONU a été sous le feu des critiques des députés centrafricains qui disent regretter la «passivité» de la force onusienne face aux groupes armés. Ces derniers ont plaidé en faveur d'une mobilisation accrue pour la protection des civils. En plus des différentes séances de travail avec les autorités centrafricaines et le per sonnel onusien en poste dans le pays, Antonio Guterres a bouclé son séjour par une visite au quartier musulman de Pk5 à Bangui, où il a eu des entretiens avec certains leaders religieux, des femmes et des jeunes.

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