31 Octobre 2017

Bénin: Angélique Kidjo, voix et icône d'Afrique !

Elle est à la fois un exemple et un modèle. Sa réussite force l'admiration et son humilité, malgré son parcours et son palmarès, inspirent. Angélique Kidjo n'a pas besoin de présentation. La Mama Africa n'a de cesse de séduire et de représenter valablement le continent pour lequel elle ne manque pas d'attachement!

On croyait l'avoir perdu de vue, mais les organisateurs de l'émission « L'Afrique a un incroyable talent » ont permis, il y a quelques mois, à ses fans et au monde entier de redécouvrir le sourire, le charme et la jeunesse de celle que tous les Béninois appellent leur Diva.

A Cotonou, capitale économique du Bénin situé non loin de Ouidah, la ville qui l'a vu naître, Angélique Kidjo continue d'inspirer des générations de chanteurs. Beaucoup s'identifient à travers elle. Son exemple a motivé de nombreux jeunes artistes.

Digne héritière des Mama Africa d'antan, elle a longtemps écouté Bella Bellow, James Brown, Aretha Franklin, Jimi Hendrix, Miriam Makeba... et a construit sa musique à partir des influences musicales basées entre autres sur le jazz, le gospel, les musiques traditionnelles béninoises, la rumba congolaise et bien d'autres sonorités latines. Les artistes qui ont bercé son enfance ont également contribué à forcer l'art et le talent de la diva.

Wombo Lombo, Agolo, We We, Adouma, Afirika, Batonga, Djin Djin, Spirit Rising... On pourrait dire qu'elle est une spécialiste des albums à succès. « Après Makeba, Dibango, Fela, Youssou N'Dour et Mory Kanté, Angélique Kidjo est la plus jeune des artistes africains à connaître une véritable carrière internationale.

Son contrat avec Island n'y est évidemment pas pour rien, tant il est vrai que le continent noir est une pépinière de talents, hélas trop souvent à l'écart des grands circuits phonographiques », lit-on à son sujet sur le site de Radio France internationale.

Née un 14 juillet 1960 à Ouidah, ancienne plaque tournante du commerce des esclaves, celle qui fait aujourd'hui la fierté de la famille Kidjo aux quatre coins du monde s'est toujours montrée attirée par la chanson dès son jeune âge, témoignent certains à son sujet. Elle tient son talent de l'atavisme, pourrait-on dire, quand on sait que sa mère, Yvonne, était à la fois chorégraphe et directrice de théâtre.

Et si Time Magazine en est arrivé à qualifier Angélique Kidjo de « première diva africaine », tout comme Forbes magazine qui l'inscrit dans la liste des quarante célébrités les plus importantes d'Afrique ce n'est pas par hasard. Les classements dans le top of mind du continent dans plusieurs catégories, prouvent qu'Angélique est devenue au fil des années, une star incontestable sur la scène musicale mondiale. Elle inspire même de nombreuses étoiles montantes de la musique africaine, notamment dans son pays le Bénin où elle passe pour un exemple de réussite.

« Aujourd'hui je continue de nourrir un profond amour pour ses classiques que les gens interprètent dans tous les pays du monde sans comprendre forcément la langue qu'elle parle. J'ai toujours suivi son exemple et je continuerai par le faire. Elle a sa personnalité, elle a son style, propre à elle, mais je m'inspire beaucoup d'elle »

Suivez le guide !

Jeunes, belles talentueuses et promises à de belles carrières, la plupart des artistes de la génération montante au Bénin rêvent d'une carrière à la Angélique Kidjo. Non pas qu'elle voudrait se retrouver du jour au lendemain à son niveau, mais travailler et avoir la possibilité de franchir tous les piliers de la musique, confessent-elle. Christelle Guédou, plus connue sous son nom d'artiste Sessimè en fait partie. La jeune « star » de la musique béninoise en pleine ascension ne cache pas son admiration pour celle qui a été l'une de ses modèles.

« J'ai souvent interprété ses morceaux comme Batonga et bien d'autres en cabaret. Aujourd'hui je continue de nourrir un profond amour pour ses classiques que les gens interprètent dans tous les pays du monde sans comprendre forcément la langue qu'elle parle. J'ai toujours suivi son exemple et je continuerai par le faire.

Elle a sa personnalité, elle a son style, propre à elle, mais je m'inspire beaucoup d'elle », témoigne la jeune artiste. Pour elle, « Angélique Kidjo représente une icône de la musique africaine.

Elle a eu une brillante carrière ». Mais ce qui fascine davantage Sessimè, c'est l'énergie dont elle fait montre sur scène. Là-dessus, on peut affirmer que les deux artistes ont quelque chose en commun. « On sent que cette énergie qui a toujours été la sienne sur scène, lui est restée malgré l'âge et les années. J'applaudis son exemple », poursuit-elle, souriante.

« C'est rare de voir une femme monter à ce niveau dans la musique. Ce n'est déjà pas facile de faire la musique en tant que femme »

Mais Sessimè n'est pas le seule fan ou filleule d'Angélique Kidjo. Une autre jeune artiste béninoise en pleine ascension lui voue autant d'admiration. Ramou qui fait de plus en parler d'elle au pays soutient qu'elle reste et restera toujours une icône, une ambassadrice de l'Afrique tout entière. « C'est une voix qui représente l'Afrique partout dans le monde. C'est une fierté nationale, une ambassadrice de l'Afrique, une chanteuse béninoise dont nous sommes fières », salue cette autre artiste. Et d'enchainer : « elle représente un exemple à suivre ». Et si ces deux artistes, comme bien d'autres voudraient aller à l'école de leur aînée, mais surtout suivre ses pas, ce n'est pas seulement pour l'icône qu'elle est devenue ou pour l'exemple qu'elle incarne. « C'est rare de voir une femme monter à ce niveau dans la musique. Ce n'est déjà pas facile de faire la musique en tant que femme », font-elles observer. Elles la voient donc comme « une battante, une guerrière, une icône » et voudraient « qu'elle soit là pour guider et montrer comment on arrive au sommet ». Leur rêve, inspiré sans doute par le parcours et l'exemple de Kidjo, intégrer les circuits de l'industrie musicale, être récupérée par une grande maison de disque et jouer sur les plus grandes scènes du monde comme leur idole Angélique.

A fond dans le caritatif

La notoriété d'Angélique Kidjo va de pair avec son engagement pour la cause des plus démunis, notamment les enfants et la femme. « Chaque enfant d'Afrique doit aller à l'école ». Voilà le slogan qu'elle a partagé pendant de nombreuses années avec la population béninoise et africaine sur les écrans de la célèbre télévision privée béninoise LC2 International avant chaque édition du journal. Angélique Kidjo est ambassadrice de bonne volonté de l'Unicef depuis 2002. Avec cette organisation, elle a fait le tour de nombreux pays africains pour défendre la cause des enfants. Elle participe à travers le monde à de nombreuses actions caritatives et prête son image et sa voix à des campagnes de sensibilisation, notamment pour la scolarisation des enfants. Certains de ses morceaux l'accompagnent dans ce plaidoyer.

Elle a également créé la Fondation Batonga, « qui soutient les études secondaires de jeunes filles africaines afin qu'elles puissent prendre part au développement en Afrique ». La fondation offre des bourses, augmente le nombre d'admissions, veille à l'amélioration du niveau des professeurs, procure aux écoles des fournitures, encourage des programmes de mentors, explore les méthodes d'enseignements alternatives et milite pour la prise de conscience de l'importance de l'éducation des filles. « Le 28 septembre 2009, l'Unicef et la marque Pampers ont lancé une campagne pour éliminer le tétanos et ont demandé à Angélique Kidjo de composer la chanson You Can Count On Me. Chaque téléchargement de la chanson offre une vaccination contre le tétanos à une jeune mère en Afrique ». Autant qui valent à Kidjo d'être célébrée comme une icône, une vraie venu d'Afrique.

Bénin

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