9 Novembre 2017

Cameroun: Université de Yaoundé I - La Cour suprême ordonne le retour du Dr NKE Fridolin dans les amphis

En rappel, suite à sa suspension de deux ans des universités du Cameroun, en juin 2016, Dr NKE avait saisi le Tribunal administratif de Yaoundé de trois recours : l'une pour faire suspendre ladite décision du MINESUP, l'autre pour la faire annuler et une troisième pour dommages et intérêts à hauteur de 500 millions de Francs CFA.

Le 20 janvier 2017, le Président du Tribunal Administratif, le Président Alexandre AnabaMbo, avait rendu une première Ordonnance no 20/OSE/CAB/PTA/2017 qui accordait un sursis à exécution à cet enseignant. Furieux dela suspension de sa décision par le Tribunal Administratif de Yaoundé, le Ministre de l'enseignement supérieur avait refusé d'exécuter ladite ordonnance.

Il s'était plutôt pourvu en cassation auprès de la Cour suprême du Cameroun. Elle vient de prononcer sa déchéance.

La décision du MINESUP contre Dr NKE est donc définitivement suspendue et le Ministre Jacques FAME NDONGO n'a désormais plus aucun autre moyen de recours, la Cour suprême statuant en dernier ressort. Il se voit contraint d'appliquer l'Ordonnance du Tribunal administratif.

Concrètement, à travers ce jugement, la Cour suprême somme deux ministres de s'exécuter sans délais: le Ministre des finances, M. Alamine Ousmane Mey, doit restituer le salaire dudit enseignant ; le Ministre de l'enseignement supérieur, le Professeur Jacques FAME NDONDO, doit, quant à lui, ordonner aux autorités de l'université de Yaoundé I non seulement d'ouvrir le bureau de cet enseignant que le Vice-Recteur Daniel Abwa et l'actuel Doyen Ayissi Lucien avaient illégalement scellé, mais aussi de lui donner des enseignements au Département de philosophie.

Dr Fridolin NKE réintègre donc les amphis, au grand soulagement de ses milliers d'étudiants qui l'attendent impatiemment.Précisons que cet Arrêt de la Cour suprême est une décision définitive et exécutoire sur minute, le nouveau Code pénal du Camerounprévoyant, en son Article 181-1, des poursuites pénales et disciplinairesintuitu personæ, avec des peines de un (01) à cinq (05) ans de prison et 200 000 F à 10 000 000 F, contre toute personne qui refuse d'exécuterune décision de justice devenue définitive (ou qui fait entrave à son exécution).

Contacté au téléphone par les reporters de Camer.be, Dr NKE n'a pas souhaité commenter cet Arrêt de la Cour suprême prononcé en sa faveur.

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