19 Octobre 2017

La CEA exige des politiques cohérentes et factuelles pour faire progresser le programme de développement de l'Afrique

New York — Dans le cadre de la série d'activités organisées pendant la Semaine de l'Afrique et en marge du débat de l'Assemblée générale des Nations Unies sur le développement de l'Afrique, une réunion d'information a été organisée à l'intention des membres du Groupe de travail interdépartemental des Nations Unies (IDTFAA).

La session interactive est considérée comme une opportunité majeure pour la Commission de l'Union africaine, l'Agence du NEPAD, la Commission économique pour l'Afrique et le Mécanisme africain d'évaluation par les pairs qui a pour mission d'informer les entités du système des Nations Unies des moyens à mettre en place pour renforcer les partenariats institutionnels et garantir la mise en œuvre effective de l'Agenda 2030 pour le développement durable et l'Agenda 2063.

Parlant au nom de la CEA, Mme Aida Opoku-Mensah, Conseillère spéciale sur les ODD, souligne la nécessité d'accorder la priorité aux interventions de développement basées sur des preuves et à la modélisation des politiques pour identifier les types de politiques qui ont le plus d'impacts dans les différents secteurs. « L'élaboration de politiques fondées sur des données probantes assure également un ciblage plus précis des interventions auprès des personnes les plus susceptibles d'être laissées pour compte », déclare-t-elle.

Mme Opoku-Mensah souligne également la nécessité d'établir des rapports intégrés sur les ODD et l'Agenda 2063 afin de minimiser le chevauchement d'activités et de garantir une cohérence. Elle évoque un cadre de résultats régional en cours d'élaboration par la CUA et la CEA en vue d'atteindre cet objectif.

Elle profite également de l'occasion pour souligner le travail collaboratif de la CEA, du PNUD et de la Banque africaine de développement (BAD) dans la production du premier Rapport sur le développement durable en Afrique, qui suit simultanément les progrès réalisés sur les ODD et l'Agenda 2063.

Pour sa part, Bartholomew Armah, Chef de la Section pour le renouvellement de la planification à la Division pour la politique macroéconomique de la CEA, souligne la nécessité d'une cohérence horizontale dans le contexte des interconnexions existantes entre les programmes de développement internationaux. Cette cohérence, dit-il, est un premier pas vers l'intégration des agendas dans les plans de développement nationaux et infranationaux (cohérence verticale). Il informe la session de l'outil de planification et de suivi intégré de la CEA, qui aide les pays à suivre les progrès accomplis dans les programmes de développement et facilite leur intégration cohérente dans les plans de développement nationaux. L'outil est actuellement testé en Ouganda, en Gambie, en Sierra Leone, en Zambie et au Congo.

M. Eddie Maloka, qui dirige le Secrétariat du MAEP, a fait son exposé sur les principaux résultats et souligne le travail effectué avec la CEA dans sa disponibilité à pourvoir une assistance technique à tous les examens externes dans 20 pays. Djibouti, le Sénégal, le Tchad et le Kenya ont organisé des évaluations par les pairs en janvier de cette année. En collaboration avec la CEA, une équipe d'experts sur le foncier, la gouvernance politique et la négociation de contrats sera envoyée en Ouganda pour le deuxième examen externe du pays. En outre, la CEA a contribué à la révision des questionnaires initiaux du MAEP. De nombreuses activités axées sur le suivi de la gouvernance et l'établissement de nouvelles méthodologies sont en cours. En outre, une mission de gestion de crise, la première du genre, aura lieu au Lesotho, avec l'aide d'une équipe d'experts de la CEA.

La session interactive avec le Groupe de travail interdépartemental des Nations Unies sur les affaires africaines (IDTFAA) a réuni les délégations des États membres et les grands de la CUA, des Communautés économiques régionales (CER), de l'Agence du NEPAD et du MAEP. L'évènement était animé à la fois par le Secrétaire général adjoint par intérim et le Conseiller spécial pour l'Afrique en sa qualité de Responsable de l'IDTFAA et par M. Tete Antonio, Observateur permanent de l'Union africaine auprès de l'Organisation des Nations Unies.

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