9 Novembre 2017

Burkina Faso: Réfugiés vivant à Bobo - Une journée pour faciliter leur intégration

Le secrétariat permanent de la Commission nationale des réfugiés a organisé, le 7 novembre 2017 à Bobo-Dioulasso, une journée de sensibilisation à l'intention des réfugiés vivant dans la ville de Sya. Ils ont été entretenus sur leurs droits et devoirs, les techniques de recherche d'emploi et la question de l'intégration dans leur pays d'accueil.

Les réfugiés vivant à Bobo-Dioulasso sont au nombre de 700 personnes. Selon leur représentant, Mohamed Ould Alwata, ceux-ci vivent en parfaite symbiose avec les populations locales.

« Nous nous sentons bien au Burkina Faso », a-t-il dit. M. Alwata a alors salué la tenue de la journée de sensibilisation, qui a eu lieu le 7 novembre 2017 dans la cité de Sya. Selon lui, elle témoigne de l'intérêt que le gouvernement burkinabè accorde à la question des réfugiés, contraints de fuir leur pays d'origine à cause des crises socio-politiques. Mohamed Ould Alwata a émis des doléances qui, si elles sont résolues, peuvent faciliter leur intégration dans leur pays d'accueil. Elles concernent la formation, le développement des activités génératrices de revenus, et l'amélioration de leurs conditions alimentaires. Le plus grand souhait formulé par le représentant des réfugiés est de regagner leur pays d'origine.

En attendant que ce vœu cher aux réfugiés soit exaucé, le deuxième adjoint au maire de Bobo-Dioulasso, Martin Coulibaly, a rassuré les réfugiés que la commune s'engage à apporter sa contribution pour que leur séjour à Bobo-Dioulasso, ville où vivent déjà plusieurs nationalités, se passe dans de meilleures conditions. Le représentant du Haut-commissariat pour les réfugiés (HCR), Patrick Tamrat, administrateur de solutions durables au sein de cette structure, a abondé dans le même sens. Pour lui, le HCR accompagne toute initiative allant dans le sens du renforcement de l'intégration des réfugiés.

Eviter les stigmatisations et les suspicions

La journée de sensibilisation entre d'ailleurs dans ce cadre. Elle a permis aux réfugiés urbains de connaître leurs droits et devoirs, et les coutumes et traditions des populations locales. La journée de sensibilisation a été aussi une occasion pour les réfugiés de connaître les meilleures techniques de recherche d'emploi, ainsi que les dispositions à prendre en cas d'attaque. C'est le secrétariat permanent de la Commission nationale pour les réfugiés qui a initié la journée, en partenariat avec le bureau national de la Communauté économique des Etats de l'Afrique de l'Ouest (CEDEAO). Pour le secrétaire permanent de la Commission nationale des réfugiés, Joseph Paré, les réfugiés urbains sont issus pour la plupart, des pays membres de la CEDEAO.

« Nous avons compris qu'il était nécessaire de nous associer avec nos collègues du bureau national de la CEDEAO, pour organiser la présente activité qui s'imposait, au regard du contexte socio politique et économique actuel fait d'attaques terroristes, avec son corollaire de stigmatisations et de suspicions », a dit M. Paré. Pour lui, dans un tel contexte, il est important, voire nécessaire, que les réfugiés déjà indexés sous d'autres cieux, puissent être entretenus sur des stratégies pour une intégration harmonieuse au sein des populations burkinabè.

A en croire le secrétaire permanent de la Commission nationale des réfugiés, la journée est dédiée aux réfugiés vivant dans les villes, et qui sont souvent laissés pour compte, car la majeure partie des réfugiés résident dans les camps de Mentao à Djibo, et de Goudoubo à Dori. Ceux-ci, contrairement aux réfugiés urbains, bénéficient régulièrement de séances de sensibilisation pour une cohabitation harmonieuse avec les populations hôtes.

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