9 Novembre 2017

Congo-Kinshasa: Assassinat de Zaida Catalán et Michael Sharp - l'ONU passe à la vitesse supérieure

Le secrétaire général des Nations unies vient de nommer le procureur canadien, Robert Petit, pour diriger une équipe d'experts censée appuyer l'enquête de la justice congolaise.

Nouveau rebondissement du dossier de l'assassinat de deux experts de l'ONU au Kasaï-Central en mars dernier, alors qu'ils enquêtaient sur les violations des droits de l'homme commises dans cette province où les violences ont éclaté en août 2016, faisant de nombreuses victimes.

Alors qu'un procès est en cours depuis le mois de juin dernier devant le tribunal militaire de Kananga, l'ONU, par l'entremise de son secrétaire général, vient de nommer Robert Petit dans le cadre de cette nébuleuse affaire.

Le procureur canadien est chargé de diriger une équipe d'experts qui va appuyer l'enquête de la justice congolaise sur les assassinats de Zaida Catalán et Michael Sharp et de leurs accompagnateurs congolais.

Pour l'ONU, il s'agit de redynamiser les investigations sur ce dossier tout en laissant à la justice congolaise le soin de piloter l'enquête. Une collaboration s'impose donc entre l'équipe d'experts de l'ONU qui sera basée à Kananga et celle mise en place par les autorités congolaises.

Il en découle que le procureur canadien et ses hommes vont intégrer le dispositif judiciaire congolais déjà mis en branle. « Je suis convaincu que les autorités congolaises coopéreront et accorderont un plein accès aux experts de l'ONU », écrit le secrétaire général de l'ONU, Antonio Guterres, dans sa lettre de nomination du 31 octobre.

En fait, Robert Petit et son équipe composée de quatre experts techniques et un personnel d'appui vont apporter leur contribution aux enquêteurs congolais dans le but de faire avancer le dossier et contribuer à l'éclatement de la vérité sur les circonstances de l'assassinat de Zaida Catalán et Michael Sharp.

Les Nations unies entendent aller jusqu'au bout dans leur obstination de voir aboutir cette enquête. Aussi le gouvernement congolais est-il exhorté « à mener une enquête complète sur le meurtre de deux membres du Groupe d'experts et traduire les auteurs en justice ».

L'ONU se dit également prête « à désigner aux fins de sanctions les personnes et les groupes responsables d'actes qui compromettent la paix, la stabilité ou la sécurité de la RDC, y compris le fait de planifier, diriger ou commanditer des attaques contre des soldats de la paix de la Monusco ou des membres du personnel des Nations unies ».

En outre, l'équipe onusienne, en instance de se rendre sur le lieu du crime, y sera de manière régulière, « à chaque fois que cela sera nécessaire, pour assurer la liaison avec les autorités congolaises et toutes les parties compétentes, ainsi que pour superviser le travail des experts techniques ».

Toute la trame de l'enquête consiste à scruter les méandres de l'assassinat de deux experts onusiens en essayant de découvrir le pot-au-rose, s'il y a eu l'implication ou non d'agents de l'État congolais dans l'organisation de la mission qui leur a coûté la vie, ou confirmer ou infirmer la possibilité d'un piège tendu par les renseignements congolais.

Congo-Kinshasa

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