10 Novembre 2017

Cameroun: Inacceptable

L'évidence s'impose désormais à nos yeux. La situation dans les régions du Nord-Ouest et du Sud-Ouest est en train de dégénérer dangereusement en attaques armées, du fait de la radicalisation des partisans de la sécession, alors que les pouvoirs publics restent ouverts au dialogue.

L'agenda caché derrière les revendications corporatistes exprimées il y a un an, s'est clairement dévoilé et depuis un certain temps, les extrémistes utilisent tous les moyens en leur possession pour obliger ceux qui ne partagent pas leurs convictions à respecter leurs mots d'ordre de villes mortes et d'écoles mortes dans cette partie du territoire camerounais. Dans leur mode opératoire, ils instaurent un climat de terreur, incendiant ou saccageant, en guise de représailles, les édifices publics, les marchés, les écoles et collèges qui ouvrent leurs portes les jours de villes mortes pour accueillir les usagers, les consommateurs ou les enfants désireux de jouir de leur droit inaliénable à l'éducation. Les assaillants s'attaquent également aux biens privés et aux individus soupçonnés de soutenir les institutions établies. Parallèlement, les présumés sécessionnistes posent des bombes visant les forces de l'ordre à Bamenda.

Une autre bombe a été découverte récemment à Douala, près des cuves de la Société camerounaise des dépôts pétroliers. Comme si cela ne suffisait pas, les hors-la-loi ont décidé de monter d'un cran dans la violence aveugle. Bien plus, ils lancent un défi à l'autorité de l'Etat. C'est ainsi que dans la nuit de mardi à mercredi dernier, à Bamenda, chef-lieu de la région du Nord-Ouest, des individus armés, sur des motocyclettes, ont froidement abattu deux gendarmes. D'abord au niveau d'un check point police/gendarmerie, sur la route de Bafut, puis au lycée de Bayelle-Nkwen, dans des circonstances similaires, selon le communiqué rendu public à cet effet hier soir par le ministre délégué à la présidence chargé de la Défense, Joseph Beti Assomo.

Deux jours plus tôt, à Jakiri, dans le département du Bui, un autre gendarme avait été lâchement assassiné au cours de la journée du 6 novembre 2017, après être tombé dans une embuscade alors qu'il repoussait des individus qui perturbaient les cours dans le lycée technique de la localité. Toutes ces agressions contre les forces de défense et de sécurité, en service pour maintenir l'ordre et la paix, si chers aux Camerounais, constituent des crimes odieux et inacceptables. S'attaquer aux policiers et aux gendarmes en mission, c'est s'attaquer aux symboles de l'Etat.

Or nul ne peut vaincre l'Etat, garant de l'intérêt général, responsable de la sécurité des personnes et des biens, et détenteur du monopole de la violence physique légitime. Les auteurs de tels actes doivent savoir que force reviendra toujours à la loi et que leurs funestes desseins ne se réaliseront pas. Le Cameroun étant un et indivisible.

Cameroun

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Au moins quatre personnes, dont un policier, ont été blessées à Bamenda, épicentre de… Plus »

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