9 Novembre 2017

Congo-Kinshasa: Calendrier électoral - Samy Badibanga exige des discussions techniques !

Ce calendrier est assorti des contraintes ou pièges. Faute du respect d'une des ces contraintes, le décor est planté pour avoir des élections en 2019. Le moindre dérapage peut faire glisser le calendrier au-delà de 2018.

Ce glissement, à lui tout seul, pourrait, à son tour, donner lieu à un nouveau débat rebondissant, par exemple, sur la question houleuse de nouveaux majeurs", soutient Samy Badibanga Ntita, Premier Ministre honoraire, Député National et Président du nouveau courant de l'Opposition constitué des "Progressistes".

Pour lui, en effet, il serait simplement euphémique de se contenter de dire qu'un suivi serré et compétent, au plan technique, juridique, politique et institutionnel s'impose, pour penser que ce processus électoral, tel qu'il est proposé dans ce calendrier électoral publié, le 5 novembre 2017, pourrait aller comme sur des roulettes.

Bien, par contre, Samy Badibanga stigmatise la nécessité de la tenue des discussions techniques en vue d'un calendrier consensuel.

Assistance des experts internationaux

A son avis, étant donné que la quasi-totalité de l'opposition associée à la société civile rejettent ce calendrier du 5 novembre 2017, une seule piste de solution peut être exploitée.

C'est celle d'engager des échanges avec l'assistance technique des experts internationaux désignés en marge de l'Assemblée générale des Nations Unies tenue au mois de septembre 2017 à New York, en vue d'obtenir un consensus sur le calendrier électoral.

En attendant ces échanges et après avoir mûri les grandes lignes de ce calendrier, Badibanga estime, en effet, qu'il est tout à fait possible de ramener la date de la tenue des scrutins Présidentiel, Législatifs national et provincial proposée par la CENI (23 décembre 2018) au 22 juillet 2018, soit cinq mois plus tôt.

Ecueils

Il le dit si bien dans un mémo publié hier et adressé à la Centrale électorale. Il y relève, au fait, tous les écueils à corriger, tels que la non-simultanéité dans la réception des candidatures relatives aux trois scrutins (Présidentiel, Législatifs national et provincial) ; l'incertitude que laisse planer le vote électronique ; le report inexpliqué de l'enrôlement des congolais résidant à l'étranger crée un risque élevé de doublons ; la problématique de l'acquisition, déploiement des dispositifs et détection des doublons ; la publication des contraintes liées à la mise en œuvre du calendrier électoral mais non assorti d'un chronogramme, d'un budget détaillé en vue de l'élaboration d'un plan de décaissement et de financement ainsi que de l'identification des ressources.

CNSA : défaut de légalité ?

L'incohérence juridique, voire l'illégalité, semble anecdotique mais doit être aussi relevée. Comme exposé dans la décision du 5 novembre 2017 portant publication du calendrier des élections présidentielle, législatives, provinciales, urbaines, municipales et locales et, même, dans le speech de son Président, la CENI déclare avoir évalué le processus électoral en tripartite ; C'est-à-dire, conjointement avec le Gouvernement et le CNSA.

"A cet effet, elle prétend que le présent calendrier découle des réunions tenues en tripartite. Et, pourtant, le CNSA, une des « institutions » qui devrait occuper une place de choix, sinon, jouer un rôle prédominant dans l'évaluation ou le suivi du processus électoral en RDC, n'existe pas encore sur le plan juridique", fait-il remarquer.

Consensus et crédibilité

Au plan politique, le non-respect du consensus tel que préconisé dans l'Accord de la Saint Sylvestre. Donc, pour Samy Badibanga et ses compères regroupés au sein de "Les Progressistes", ce calendrier est non consensuel.

Ce calendrier est et demeure perfectible, au regard des faiblesses y afférentes étant donné qu'il ne peut être considéré que comme une proposition de calendrier électoral sur base de laquelle les discussions techniques doivent être engagées en vue d'aboutir à un calendrier électoral réellement consensuel.

Ceci permettrait d'éviter, en 2018, des dates et délais illusoires. Il faut, plutôt, parvenir à un calendrier crédible pour la tenue des élections justes, transparentes, démocratiques et apaisées sans lesquelles, l'unité et la cohésion nationale ne sauraient être préservées.

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