11 Novembre 2017

Ile Maurice: Démission de Soodhun - Ce qu'en pense l'opposition

Les réactions n'ont pas tardé à surgir à la suite de l'annonce de la démission de Showkutally Soodhun comme vice-Premier ministre et ministre du Logement et des terres, vendredi 10 novembre. Les membres de l'opposition partagent leurs avis.

Shakeel Mohamed, chef de fil du PTr au Parlement

Ce que je remarque, c'est que le Premier Ministre était hésitant et a tergiversé. Ivan Collendavelloo a défendu Showkutally Soodhun. Ce n'est pas le gouvernement mais la pression populaire qui a conduit Showkutally Soodhun à step-down. Mais il est toujours député. Il n'a pas sa place à l'Assemblée nationale.

En ce qui concerne la motion de blâme, Pravind Jugnauth ne pouvait permettre qu'elle soit votée car il savait que son gouvernement était divisé en ce qui concerne Showkutally Soodhun. Je tiens aussi à saluer le tact dont a fait preuve le Cardinal Piat dans cette affaire.

Navin Ramgoolam, leader du PTr

C'est un faux débat parce que Pravind a dit que Soodhun et lui sont sur la même longueur d'onde. Pourquoi cela a pris quatre jours pour qu'une décision soit prise ? Pravind a-t-il demandé à Soodhun si oui ou non il a tenu ses propos ? Il fallait le renvoyer sur-le-champ. Il faut ouvrir une enquête sur les maisons NHDC qui ont été données. Et d'après la loi, est-ce que l'equal Opportunities Commission ouvrira une enquête ?

Ajay Guness, secrétaire général du MMM

Il était temps que Showkutally Soodhun parte. Il a fait une bourde diplomatique, puis il a mis une femme à la porte durant un séminaire, ensuite il y a eu les menaces envers le leader de l'opposition et finalement ces propos. Soodhun devait partir. Mais cela dit, si Pravind Jugnauth avait à cœur l'intérêt du pays, il aurait appelé les élections générales pour que le pays décide qui doit être à la tête du pays.

Ashok Subron de Rezistans ek Alternativ

Showkutally Soodhun devait partir, c'était nécessaire. Il était une menace pour la paix sociale du pays. Mais il ne faut pas s'arrêter là. Il faut mettre fin au système de compartiment de la population au niveau constitutionnel et institutionnel.

Alan Ganoo, président du Mouvement patriotique

Le step-down d'Alan Ganoo n'est pas une surprise. C'était nécessaire. Il ne pouvait pas rester à son poste de vice-Premier ministre et de ministre du Logement et de terres. Ce qui est dit est trop lourd de sens pour qu'il retourne au Parlement. Il ne peut pas être à ce poste après avoir tenu de tels propos. Il a mis en danger la paix et le tissu social de Maurice.

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