11 Novembre 2017

Bénin: Attentes et espoirs des personnels de santé

Au Bénin, le président Patrice Talon va tenter de trouver une issue à la grève qui perturbe le secteur de la santé, depuis fin août. Il reçoit les représentants syndicaux, ce samedi 11 novembre.

Les syndicats demandent le paiement de primes, l'avancement des carrières et veulent être associés aux réformes. Le gouvernement pourrait mettre en concession certains hôpitaux, une privatisation déguisée, selon eux. Cette semaine, il y a eu une assemblée générale au centre de santé de Calavi Kpota, à la sortie nord de Cotonou. RFI a rencontré un infirmier anesthésiste gréviste.

Zacharie Godjo a suivi toutes les assemblées générales, depuis le début de la grève. Cela fait 17 ans que ce quadragénaire est infirmier, spécialisé en anesthésie-réanimation depuis 7 ans. Pourtant son salaire n'a pas changé.

« Vous avez un diplôme. Il faut être à l'indice réel qui lui correspond... Vous avez la volonté. Vous travaillez avec abnégation, conscience. Vous sauvez les patients. Il faut que ce diplôme vous nourrisse et nourrisse votre famille », plaide-t-il.

Ce père de famille travaille à l'Hôpital de la Mère et de l'Enfant Lagune, à Cotonou. En mai, le personnel a cessé les opérations après l'affaissement d'une table vétuste, en plein accouchement. Un incident qui explique le mal être des soignants selon lui.

« Nous ne sommes pas d'accord qu'on nous mette dans des conditions difficiles, [qui nous obligent à nous] multiplier en deux parce que lorsque vous le faites, vous n'avez pas le meilleur rendement et la population vous dit que vous avez mal travaillé », souligne-t-il.

Il reconnaît que le système sanitaire est malade, qu'il y a des vols de matériel et de médicaments. Il est pour les réformes mais pas n'importe lesquelles.

« Je vis les réalités de pauvreté extrême des populations. Les gens n'ont pas 500 F pour la consultation. J'ai peur de l'augementation des tarifs mais il faut dire qu'on nous associe pour que nous étudions ensemble ces réformes pour savoir ce qu'il faut mettre et ce qu'il ne faut pas mettre », note cet infirmier anesthésiste gréviste.

Zacharie Godjo dit qu'il fait grève à regret. Il espère que le chef de l'Etat écoutera les agents de santé.

Bénin

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