13 Novembre 2017

Cote d'Ivoire: Ali Kéita (Interprofession) - La cosmétique absorbe 60 à 70% de beurre de karité

interview

Quel est aujourd'hui l'état de l'interprofession du Karité et également de cette activité sur le terrain ?

Le bureau de création de l'interprofession de karité, il faut que je le précise, a été mis en place pour la création de l'interprofession.

Aujourd'hui, fort est de constater que nous travaillons d'arrache-pied avec les sept zones de production, à savoir le Boukani, le Gontougo, le Tchologo, le Poro, la Bagoué, le Denguélé, le Hambol.

Nous avons désigné des présidents régionaux et réussi à mettre en place 42 sociétés coopératives dans ces sept zones.

Car, auparavant, les femmes étaient en groupement ou en association. Nous avons pu les sensibiliser par les séminaires de sorte à ce qu'elles puissent créer des sociétés coopératives karité. Ce sont des avancées notables.

En termes de bureau de création, nous avons déjà fait plusieurs formations. La mise en place des sociétés coopératives est déjà un avantage pour les femmes, afin qu'elles puissent mieux vivre de leur activité.

Avant le beurre de karité se vendait entre 300 et 500 Fcfa. Même dans les zones de production le beurre se vendait à 300 ou 400 Fcfa.

Mais, aujourd'hui, il se vend à 1500 Fcfa le kilo. Et l'amande qui était vendu anciennement à 50Fcfa à Bouna par exemple, il est actuellement à 200 ou 250 Fcfa. Ce sont des avancées à mettre à l'actif du bureau de création de l'interprofession.

Comment avez-vous procédé pour obtenir ces résultats ?

Il faudrait que les acteurs sachent qu'ils font partie du secteur agricole et que chacun de nous doit émerger. Au niveau de notre bureau nous avons mis l'accent sur l'autonomisation des femmes dans la filière. Parce que le travail est très pénible.

Ma première rencontre avec le ministre Sangafowa a consisté à attirer son attention sur la pénibilité du travail des acteurs du karité essentiellement constitué de femmes dans les grandes zones de production.

Nous avons déjà autonomisé trois sociétés coopératives à Korhogo, quatre sociétés ont été autonomisées dans le Boukani, quatre à cinq sociétés seront aussi autonomisées, l'année prochaine, dans la Bagoué.

Je pense que jusqu'en 2020, nous allons pouvoir autonomiser toutes les sociétés coopératives dans les sept régions de production, en attendant la venue de l'industrialisation.

Parce qu'en réalité il faut préserver les emplois dans la filière. Il y a 53913 femmes qui œuvrent directement dans le secteur karité (collectrices, transformatrices, commerçantes), sans qu'on compter les revendeuses qui sont dans les marchés en Côte d'Ivoire.

C'est pour vous dire que le secteur karité est un pourvoyeur d'emploi. Avec l'implantation d'une industrie, nous risquons de perdre cette valeur artisanale du secteur karité. C'est pourquoi nous mettons l'accent, d'ici 2020 sur l'autonomisation.

Si les femmes arrivent à se prendre en charge avec les formations que nous leur donnons et qu'elles arrivent à fabriquer des savons, des pommades, elles seront autonomes.

Lorsque les usines vont s'installer, les femmes ; avec leur autonomisation, pourront leur vendre directement le beurre de karité en respectant les normes internationales. Et celles-ci ne vont que commercialiser le produit semi-fini ou fini à l'international.

Êtes vous sûr que ces femmes vont-elles toujours demeurer dans la chaîne de valeurs ?

Elles sont les premières actrices de la chaîne de valeur. C'est elles qui vont collecter et faire la première transformation. On a déjà formé 5000 femmes leaders pour le traitement des amandes.

En Côte d'Ivoire nous avons la meilleure qualité de beurre de karité et la meilleure amande. A la conférence mondiale du karité à Ouagadougou, les acteurs ne nous l'ont pas caché, même au Ghana les acteurs ont eu le courage de le dire. Mieux, ils ont même reconnu que la grande partie de leur production vient de la Côte d'Ivoire.

Ainsi, comme nous avons constaté que nos mamans ne savaient pas comment traiter l'amande pour avoir une plus value, nous avons formé 5000 parmi elles.

Comme je l'ai dit, le karité est un pourvoyeur d'emploi, mais le véritable problème de ces femmes aujourd'hui, c'est comment obtenir la certification. Donc, nous mettons l'accent sur ce paramètre au cours des formations.

Pourquoi une certification, alors que la transformation est encore au stade artisanale ?

Avec la certification vous ouvrez les produits de la Côte d'Ivoire à tous les pays demandeurs de Karité. Si les clients ne viennent pas acheter le karité de la Côte d'Ivoire, c'est parce que le pays n'a pas encore la certification.

Au Burkina Faso, la filière karité est certifiée. Notre souhait ardent, c'est que l'État de Côte d'Ivoire met des instruments de contrôle à la disposition du bureau de l'interprofession de karité de Côte d'Ivoire pour la certification.

Et je promets à l'État que nous allons ouvrir le pays sur le monde. Ce qui va dissuader ceux qui achètent clandestinement nos produits et les amener à être dans les normes, c'est-à-dire à se conformer au prix qui sera fixé par l'État de Côte d'Ivoire. De sorte qu'on puisse avoir la logistique sur le beurre de karité.

Jusqu'à présent il n'y a pas de logistique réelle. Depuis que l'Usaid a fait des recherche en 2008 sur le karité, il n'y a plus de recherche. Même en termes de volume de production les statistiques estimaient une production de l'ordre de 150.000 et 250.000. Mais, en réalité la Côte d'Ivoire a atteint 300.000 tonnes.

Aujourd'hui la production a considérablement augmenté contrairement aux statistiques de 2008, où les femmes ne ramassaient pas les amandes sous prétexte d'absence de grands clients. Mais avec les ateliers de formation, elles ont compris qu'elles pouvaient tirer plus de profit.

Il faut que les femmes comprennent qu'elles sont les actrices majeures de la filière. En somme, tout cela doit être couronné par la certification. Si nous avons la certification, je promets à l'État que le karité aura un impact sur l'économie ivoirienne.

Parlant d'impact, après toutes les tournées que vous avez eu à faire dans les différentes zones de productions, peut-on dire que la fraude n'existe plus ?

Je vais vous étonner, lorsque nous sommes arrivés à Bouna lors de la première tournée avec les ministères de l'agriculture et du commerce et même la chambre d'agriculture, nous avons rencontré trois exploitants Burkinabè qui ont leur magasin dans cette localité. Ils ont des contrats en bonne et due forme avec des sociétés ghanéennes.

90% de la production de Bouna part au Ghana, mais le bureau de création de l'interprofession s'est engagé à convaincre les directeur régionaux du ministère de l'agriculture des différentes régions et même le roi Djarakoni 2 pour qu'ils prennent conscience que nous sommes entrain de perdre l'une de nos matières premières au profit des étrangers qui viennent les exploiter.

Je pense qu'aujourd'hui tout le monde a pris conscience qu'il faut arrêter l'hémorragie de la sortie de nos matières premières vers les pays limitrophes. Le message est passé, les sorties frauduleuses ont diminué.

Que pensez-vous du Droit unique de sortie (DUS) concernant le karité ?

Sur ce sujet les textes sont clairs. Il est dit qu'un produit qui est soumis au Dus ne doit pas sortir par voie terrestre, mais par la voie aérienne ou maritime.

Malheureusement, nous constatons que nos frontières sont très perméables et il y a une véritable hémorragie de la sortie de nos matières premières vers ces pays, qui ont même constitué leur industrie à partir de nos matières premières.

On a vu le cas avec l'anacarde. Lorsque les frontières ont été fermées pour éviter les fraudes, toutes les industries autour de la côte d'Ivoire ont aussi fermé leur bureau. Parce qu'ils faisaient tourner leur usine à partir de la production ivoirienne.

C'est le même cas que le karité. Dans les années 90 personne ne misait sur l'anacarde en Côte d'Ivoire, il a fallu une volonté politique agricole pour accompagner ce secteur.

De nos jours, tous les Ivoiriens sont fiers parce que nous sommes premiers producteur de la noix de cajou. L'anacarde et le karité sont du même genre.

D'une manière sauvage, les gens allaient juste cueillir l'anacarde, mais il est devenu aujourd'hui une culture de rente. Donc nous souhaitons qu'il y ait une véritable politique agricole pour accompagner le secteur karité.

L'une des grosses difficultés, notre parc karité est vieillissant, il ne pousse qu'après 17 ans. Cependant, aujourd'hui, avec la science, les arbres donnent des fruits à partir de 5 ans. Cette expérimentation a été développée par nos différents chercheurs (Cnra, des chercheurs burkinabès, ghanéen etc).

Des pays comme le Ghana et le Burkina ont les meilleurs plants ; il faut que nous nous allions sur leur expérience en misant sur la durabilité. C'est à dire domestiquer le karité et faire de lui une véritable culture de rente. Si nous y arrivons, nous serons sûrement premier producteur mondial.

Avec l'élaboration du Pnia qui découle du Plan national de développement (Pnd), quel est le montant qui sera alloué au secteur karité ?

Le secteur karité est un secteur très sensible. La filière n'a que deux ans. C'est après la conférence mondiale, tenue en Côte d'Ivoire en 2014, que l'Etat, en l'occurrence le ministre de l'agriculture Mamadou Sangafowa a allumé les lampions du secteur.

Il a réuni les acteurs et nous avons mis en place le bureau de création de l'interprofession. Notre existence est encore très jeune, mais selon le coordonnateur du Pnd, nous allons bénéficier de leur allocation à partir de 2017.

Nous serons prévus dans le Programme national d'investissement agricole (Pnia), où nous aurons un fonds d'appui.

Selon le ministère de l'agriculture, cette année il y a eu tellement de culture de rente qui est d'ailleurs très primordial pour le Pnia. Or le karité, lui, n'est pas encore une culture de rente. Il vient donc en second plan en termes de budgétisation dans le Pnia.

Peut-on parler en perspective d'industrialisation avec le karité ?

C'est vrai qu'aujourd'hui nous avons des contacts très avancées avec des multinationales qui ont visité les zones de productions dans l'optique d'investir pour l'implantation d'unité industrielle, mais il faut dire qu'à notre niveau nous essayons de voir, à travers l'autonomisation des femmes, dans quelle zone de production on pourra créer une usine.

En termes de potentialités, dans la zone de Bouna qui est la première zone productrice en amande, il serait intéressant d'y implanter une usine. D'ailleurs cette unité qui va absorber toute le stock de la localité permettra aussi de freiner les sorties parallèles des amandes vers d'autres destinations.

L'implantation d'une deuxième usine à Boundiali serait aussi salutaire. Pourquoi ces deux régions ?, parce que ce sont les deux grandes zones productrices du pays qui font malheureusement frontière avec nos concurrents.

Tenez-vous bien ! A trois kilomètre de la frontière Côte d'Ivoire- Mali, les Maliens ont implanté un entrepôt de 1000 tonnes, pourquoi cela ? Ce n'est juste que pour bénéficier de nos amandes.

Mais, en mettant une usine à Tengrela, cela va capter toute la production de la Bagoué, ce sera un avantage pour nous et après nous allons voir comment démultiplier ces usines. Cependant il faut aussi mesurer le tonnage qu'il faut pour faire tourner ces usines.

Parce qu'il ne s'agit pas seulement de créer des usines, il faut aussi les alimenter (la capacité d'absorption de l'usine par jour en tenant compte de la production de la zone).

Bouna seul peu produire 150.000 tonnes, à Boundiali la production peut aller jusqu'à 80.000 tonnes. Alors, si on ajoute les autres zones nous serons à près de 300.000 tonnes.

Ce qui veut dire que dans cinq ans vous allez dépasser les productions de l'anacarde ?

C'est notre souhait. Il faut qu'il y ait aujourd'hui une véritable politique agricole qui accompagne la filière karité. Et croyez moi c'est le produit qui coûte le plus cher sur le marché de la consommation. Parce qu'il rentre dans la composition du troisième produit mondialement vendu (la cosmétique).

La cosmétique absorbe 60 à 70% de beurre de karité. Vous avez l'introduction du beurre de karité dans l'industrie de la chocolaterie.

Avant on mangeait les biscuits le chocolats sans s'en rendre compte que sur les emballages on mentionnait parmi les composants l'huiles végétales, qui n'est en réalité autre que le beurre de karité.

Parfois même on soulignait le karité tout court. C'est en 2015 que les chocolatiers mondiaux ont reconnu l'introduction du beurre de karité dans l'industrie de la chocolaterie et à hauteur de 20%. Il ya aussi l'industrie de la pharmacie (les suppositoires etc., les produits de massages etc.) qui utilise le beurre de karité.Donc il ya matière à créer.

Si l'industrie de la cosmétique capte 60 à 70% de composantes de karité, la chocolaterie 20% et la pharmacie près de 10%, la Côte d'Ivoire a intérêt à accompagner le secteur avec une véritable politique agricole.

Quelle est, de nos jours, la demande mondiale du beurre de karité ?

La demande mondiale est à 5 millions de tonnes pour une production mondiale qui avoisine à peine 4 millions.

Il y a donc un gap de 1 million à combler. Au niveau des semences, les arbres ne poussent qu'au nord, quelle stratégie allez-vous mettre en place pour que le produit soit semé partout ?

C'est vrai que nous avons favorisé des zones de production, mais il faut de l'exploitation dans des petites zones comme dans le Béré, dans le Gbêkê (Prikro, M'bahiakro), où il y a des parcs qui ne sont pas malheureusement très productifs, par manque d'entretien. Et le véritablement problème, la plupart des gens ont abattu ces arbres à karité au profit de l'anacarde.Malheureusement nous sommes 5e producteur mondial.

Que les autorités prennent des décisions contre l'abattage de nos vieux parcs à karité. Qui est très prometteur.

Lorsqu'on a fait la conférence mondiale au Ghana le thème était : « le Karité, un avenir promoteur » et aujourd'hui toutes les multinationales sont entrain de créer des usines un peu partout, parce qu'Ils voient la valeur de cette matière.

A ce sujet, les femmes au niveau de la Côte d'Ivoire les actrices sont très heureuses, même les commerçants. Pourquoi ? Parce qu'on a médiatisé la filière.

Que l'ivoirien s'approprie ce produit et comprenne qu'il faut l'accompagner dans son émergence pour que la Côte d'Ivoire soit le leader de la sous région. Vous ne pouvez plus avoir du beurre de karité à 1500 Fcfa à Korhogo, même à Odienné le beurre est à 2500 Fcfa.

Si vous prenez l'exemple des marchés à Abidjan-Adjamé, le beurre est presqu'à 3000Fcfa/kg. Ce qui dépasse même les cours mondiaux. Il ya un véritable intérêt au niveau des producteurs et ils ont pris conscience qu'ils font partie des acteurs de l'économie.

Même si le karité n'a pas encore de véritable impact, il participe indirectement à cette économie. Mon souhait le plus ardent aujourd'hui, que l'État puisse dire: « voici ce que le karité a rapporté à la Côte d'Ivoire. Après la domestication, l'autonomisation et des réformes pour améliorer le secteur, je prédis qu'il occupera en 2020 soit le deuxième ou le premier rang mondial.

Ce que nous ne comprenons pas pourquoi vous ne communiquez pas assez le prix lors des campagnes, contrairement à l'anacarde, au café ou au cacao ?

Merci, vous m'amenez à interpeller les quatre ministères signataires des arrêtés interprofessionnels : le ministère de l'agriculture, le ministère du Commerce, le ministère halieutique et le ministère du Budget.

Ce sont eux qui fixent les prix. Jusqu'à l'heure où vous me tendez le micro l'État n'a pas encore statué sur le prix du kilogramme de l'amande.

Ont-ils, déjà reçu ce message ?

Avec mon passage à la Radiodiffusion télévision ivoirienne (Rti), je crois que le message est passé, il faudrait que ces quatre ministères se ressaisissent pour fixer le prix. Après nos différentes conférences mondiales au Ghana et au Burkina nous nous sommes alignés tout simplement sur le prix de ces pays qui vendent à 200, 300 voire 350 Fcfa.

Nous nous sommes dits : comme l'État n'a pas encore fixé le prix de l'amande on pouvait d'ores et déjà s'aligner sur les prix de ces pays limitrophes, car c'est encore eux qui sont les pourvoyeurs de nos matières premières.

Nous avons pris le risque pour pouvoir jouir de la campagne. Dieu merci le karité a bien marché. Nous avons vendu l'amande à 200 225 Fcfa, c'est un pas en avant pour nous. La question que vous me posez, je la ramène vers le ministère. Qu'il mette en place officiellement l'interprofession.

Le président de l'interprofession sera l'homme le plus heureux si l'État statut sur le prix de l'amande de karité. Ce qui permettra d'avoir un prix fixe dans toutes les zones de productions.

Dès que le prix de l'amande est fixé, nous, à notre niveau nous allons faire une évaluation pour voir combien de kilogramme d'amande il faut pour avoir un kilogramme de beurre de karité. Nous pourront alors faire savoir à l'État: « Si vous fixez le prix de l'amande, voici ce le prix du kilo de beurre que nous proposons qui peut être homologué pour le bien être des producteurs».

M. Kéita nous sommes dans la nouvelle année, quels seront vos plans d'action ?

2017 c'est d'abord continuer la formation fonctionnels des actrices (plus de 52000 femmes), les instruit sur la comptabilité simplifiée. En formant les femmes de façon fonctionnelle et sur la comptabilité simplifiée, elles pourront faire des reçus, et des facture pro-forma.

Ce qui permettra, après la campagne, dans l'ensemble, de savoir ce que la Côte d'Ivoire a exporté en termes de beurre karité en Côte d'Ivoire.Ça permettra aussi de voir le volume annuel de production des sociétés coopératives.

Ce qui permet d'avoir une bonne cotation auprès des établissements financiers. Le deuxième volet, que la Côte d'ivoire accompagne le secteur avec la domestication du karité, qu'il soit une culture de rente et le dernier souhait c'est la certification.

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