13 Novembre 2017

Madagascar: Journée mondiale du diabète - Dépistage gratuit et mise en lumière des femmes diabétiques

Photo: The Citizen
Une femme testant le niveau de sucre dans son sang.

La journée mondiale du diabète sera célébrée à la Clinique AMADIA Faravohitra.

Pour célébrer la Journée mondiale du diabète (JMD), demain, la clinique AMADIA (Association malgache contre le Diabète) organise une séance de dépistage gratuit du diabète à la Clinique AMADIA Faravohitra. Les actions de sensibilisation et de prévention seront au centre de la célébration, avec un focus sur les femmes diabétiques.

La journée mondiale du diabète est célébrée depuis le 14 novembre 1991 sous l'initiative de l'International Diabete Federation (IDF). Elle fut décrétée officiellement par les Nations Unies en 2006. L'Organisation mondiale de la Santé (OMS) décide chaque année du thème de la célébration. Pour 2017, la JMD aura pour thème : « Les femmes et le diabète, notre droit à un futur en bonne santé », pour que les femmes diabétiques mènent une vie « normale », à l'abri de l'exclusion.

Car une femme diabétique est parfois exposée à l'exclusion. Par ailleurs, des études scientifiques ont révélé qu'au sein du foyer, il est peu évident de concilier l'alimentation jugée un peu spéciale des diabétiques avec celle de la famille. D'autant plus que le diabète peut aussi, parfois, porter un coup de mou à l'épanouissement sexuel du couple, la femme diabétique pouvant sporadiquement connaître des chutes de libido, voire une frigidité.

La femme et le diabète. Le diabète constitue la 9e cause de mortalité féminine dans le monde. Selon les statistiques internationales, 199 millions de diabétiques sur 415 millions sont des femmes. Et encore, la majorité d'entre elles (2 sur 5) sont en âge de procréer. Par ailleurs, les risques sanitaires encourus par ces femmes varient selon le type de diabète. Les femmes atteintes du diabète type 2 présentent deux fois plus de risques de pathologies cardio-vasculaires. Celles vivant avec le diabète type 1 quant à elles sont particulièrement exposées aux avortements spontanés en cas de gestation, ou encore aux malformations fœtales de leur progéniture. Enfin, une grossesse sur 7 est concernée par le diabète gestationnel (contracté durant la grossesse et disparaissant après). Toutefois, si le diagnostic est établi à temps et le traitement suivi correctement, les femmes diabétiques peuvent vivre une grossesse sans encombres majeurs et donner vie à des enfants bien portants.

Chronique et budgétivore. En effet, le diabète est une maladie lourde à porter, au propre comme au figuré. Il est budgétivore pour les familles à revenus modestes, car le traitement de cette maladie chronique se poursuit à vie. Pour les diabétiques du type 1 qui doivent s'injecter de l'insuline 3 fois par jour, le flacon coûte environ 30 000 Ariary, au moins 2 flacons par mois sont nécessaires. Concrètement, pour une famille modeste ayant 3 diabétiques de type 1 dans la famille, le compte est loin d'être bon à la fin du mois. Et encore, cela aurait pu être pire si l'insuline n'était pas devenue un « médicament essentiel » depuis 2005. Le cas échéant, l'insuline aurait coûté 40 euros, son prix normal.

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