13 Novembre 2017

Cote d'Ivoire: Cancer du sein - Les étudiants de l'UFR des sciences médicales s'engagent aux côtés d'Agnès Kraidy

L'auteur du livre «Tu me fous les boules ! Vaincre le cancer », Agnès Kraidy, journaliste au groupe Fraternité Matin et consultante, vient d'ajouter une autre corporation dans sa campagne de lutte contre le cancer. Il s'agit de la Mutuelle générale des étudiants de la faculté de médecine d'Abidjan (Mugefma).

Profitant du lancement de leur activité au sein de l'Unité de formation de recherche des Sciences de la santé, le 21 octobre, cette mutuelle dirigée par Diablé Acka François a affiché son désir d'accompagner l'initiative nationale de lutte contre le cancer ainsi que la fondation « agir contre le cancer » qui mènent des campagnes de prévention à travers des conférences et sensibilisation dans le cadre d'octobre rose.

Pour démontrer leur adhésion à cette lutte, ces étudiants qui célébraient également leurs camarades de la deuxième année, qui avaient franchi le cap du tronc commun avec brio, ont choisi Agnès Kraidy, la présidente de la Fondation agir contre le cancer, pour animer une conférence publique, le 20 octobre 2017 autour du thème: « Cancer du sein, facteur de risques et éléments de prévention ».

La vice-doyenne de l'Ufr, Pr Evelyne Etté Akré, Pr titulaire d'Orl et de Ccf et aussi en charge des étudiants de la 5e, 6e et 7e année, a salué l'initiative prise par ces apprenants.

« C'est quelque chose de très bien que j'ai beaucoup appréciée, d'autant plus que ce sont des idées que nous avions partagées depuis 2012. Notre Ufr a adhéré à un projet nommé Recherche, action et la responsabilité sociétale pour l'Ufr (Rars).

Dans le cadre de ce projet, au nombre des interventions que nous avons eues, c'était de faire participer, lors des échanges des malades à la sensibilisation des étudiants. Qui peut, mieux qu'un diabétique, parler de sa maladie avec tant de facilité ?

A voir les étudiants écouter attentivement Agnès Kraidy, c'était quelque chose d'extraordinaire. Les jeunes étaient subjugués de voir quelqu'un qui n'est pas médecin parler du cancer avec autant de facilité et de passion. Je pense que cela va marquer les étudiants ».

Le traitement du cancer coûte cher

Agnès Kraidy a réussi à vaincre le cancer du sein. Et cette expérience, elle la partage dans son œuvre parue à Fratmat Editions : « Tu me fous les boules ! Vaincre le cancer ».

Pour plus porter le message de « tous unis contre le cancer », elle mène des campagnes de sensibilisation auprès des populations afin que des personnes atteintes de ce mal pernicieux ne puissent pas être affectées moralement et que celles qui ne sont pas encore diagnostiquées puissent faire le dépistage pour prévenir. Devant les étudiants, la conférencière a fait ce même exercice en parlant de cette pathologie.

En réalité, le cancer, loin des explications techniques, est une multiplication anormale de cellules et leurs dangerosités. Plus elles grandissent, elles détruisent tout autour d'elles et s'essaiment dans tout le corps. Le traitement coûte excessivement cher.

C'est pourquoi, on fait la prévention, soutient Pr Evelyne Etté Akré. Pour elle, les pathologies comme le cancer font partie du programme de formation des étudiants. Si bien que déjà en première année, ils sont instruits sur le fonctionnement du corps humain.

L'année suivante, dit-elle, on leur explique comment un corps qui ne fonctionne pas correctement va s'exprimer (exemple d'une douleur). A partir de la troisième année, ils vont apprendre les maladies.

Puis l'année suivante ils font la synthèse. Et en dernière année ils doivent rédiger une thèse. L'examen qui permet de passer à la 6e année signifie qu'ils sont aptes, mais ils n'ont pas le diplôme. Ce diplôme s'acquiert donc à la dernière année.

Décentraliser les stages des étudiants pour améliorer la qualité de la formation à l'UFR

Parlant des perspectives de cette l'Unité de formation et de recherche des Sciences médicales, la vice-doyenne rêve d'une Ufr moderne tournée vers la qualité et l'excellence. « L'Ufr est riche en ressources humaines. Mais ce qui manque, c'est le matériel », a-t-elle soutenu.

Pour elle, la question de la formation, c'est l'environnement hospitalier. « Nous avons fait nos études dans un environnement où il y avait le minimum pour travailler.

Et lorsqu'il y a ce minimum, on acquiert des réflexes que les étudiants de maintenant ne peuvent pas acquérir, pour la simple et bonne raison qu'il y a une insuffisance de matériel de travail.

A telle enseigne que parfois devant des cas d'urgence, le jeune médecin est obligé de faire une ordonnance par la faute des moyens pratiques inexistants. Ils ne savent pas ce qu'est une urgence parce qu'ils ne l'ont pas appris. Mais ce n'est pas de leur faute, c'est l'environnement », poursuit-elle.

Pour l'amélioration de la qualité de formation, Pr Evelyne Etté Akré soutient qu'il est important de décentraliser les stages afin que les étudiants soient en contact avec la réalité. Car, « le Chu, c'est un peu une bulle ».

Selon elle, une étude a démontré que sur 1000 malades reçus, un seul a besoin d'être pris en charge au Chu. « Pour être efficace, il faut améliorer les soins de santé primaire pour que le Chu garde sa vocation de centre de dernier recours », a-t-elle ajouté.

L'Ufr des Sciences de la santé fut jadis un fleuron. D'autant plus qu'elle recevait des étudiants d'autres pays. Même si le nombre a diminué, ces apprenants viennent de plus en plus pour les spécialités, car la Côte d'Ivoire fait partie des rares pays dotés d'écoles de spécialité en Médecine.

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