14 Novembre 2017

Cote d'Ivoire: Immigration clandestine - 25 jeunes leaders se forment pour lutter contre le fléau

Cet atelier bénéficie de l'appui financier du Centre de conseils et d'appui pour les jeunes en matière de droits de l'homme (Codap) et du Centre d'information et de formation en matière de droits humains en Afrique (Cifdha).

La migration clandestine est une préoccupation pour les États africains et particulièrement ceux de l'Afrique de l'ouest. La Côte d'Ivoire fait partie des pays où beaucoup de jeunes sont candidats à cette aventure, notamment dans les villes d'Anyama (10 Km d'Abidjan) et Daloa (à l'ouest du pays) où on enregistre les forts taux de départ.

Ainsi, pour contribuer à lutter contre ce fléau, les lauréats du prix de la 7ème session des universités d'Été des droits de l'homme 2017, qui s'est tenue à Ouagadougou (Burkina Faso), ont organisé récemment un « atelier de formation des leaders d'organisations de jeunesse sur la migration irrégulière, la traite des personnes et l'utilisation des Tic dans la lutte contre ces pratiques en Côte d'Ivoire », à Abidjan-Cocody.

Cet atelier bénéficie de l'appui financier du Centre de conseils et d'appui pour les jeunes en matière de droits de l'homme (Codap) et du Centre d'information et de formation en matière de droits humains en Afrique (Cifdha).

Selon Ben Coulibaly, point focal national de ce projet, les candidats à la migration irrégulière, qui chemin faisant deviennent des victimes de la traite des personnes, sont aidés dans leur quête d'un mieux-être par la représentation sociale de l'occident que leur vendent certains migrants à travers les réseaux sociaux, faisant de cette partie du monde, le paradis sur terre.

« Les réseaux sociaux contribuent pour beaucoup dans la prise de décision d'un projet migratoire et à l'inverse peuvent servir de cadre d'éveil des consciences dans la lutte contre la migration irrégulière et ses conséquences. Notamment, la traite des migrants s'ils sont utilisés de manière rationnelle », a-t-il indiqué.

Cette rencontre vise donc le renforcement des capacités des acteurs intervenant dans la sensibilisation des jeunes potentiels migrants, au nombre desquels les leaders d'organisations de jeunesse, en qui des groupes de jeunes se reconnaissent et sont réceptifs à leurs conseils.

Eugénie Yao, sous-directrice de la protection des droits de l'homme, représentant le ministère de la Justice et des Droits de l'homme, s'est félicitée de cette initiative.

« La question de l'immigration clandestine est un thème qui est d'actualité et qui préoccupe tous les pays africains et singulièrement la Côte d'Ivoire », a-t-elle soutenu. Avant d'ajouter: « chaque jour, des milliers de jeunes sont portés vers les frontières étrangères en quête d'un mieux-être avec tous les risques que cela comporte dont parfois des pertes en vie humaine ».

« Je suis venu parce que j'ai été invité par les jeunes qui de surcroit sont de la société civile. Je suis là aussi parce qu'il s'agit de lutter contre l'immigration irrégulière. Je suis également venu parce qu'il s'agit de sensibilisation par des jeunes en direction d'autres jeunes.

C'est aussi une occasion d'interagir avec eux », a affirmé pour sa part, Babacar Cissé, représentant-permanent de la Cedeao en Côte d'Ivoire. Aussi a-t-il tenu à encourager à poursuivre cette action de formation et de sensibilisation qui, a-t-il dit, est une initiative louable.

25 jeunes, leaders d'organisations de jeunesse, issus principalement de Daloa et d'Anyama participent à cette formation.

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