14 Novembre 2017

Burkina Faso: Ministere de la femme, de la solidarité nationale et de la famille - Le Syntas hausse le ton

La coordination régionale du Syndicat des travailleurs de l'Action sociale (SYNTAS) et le comité de la Confédération générale du travail du Burkina (CGT-B) ont débuté, le lundi 13 novembre 2017, un sit-in de 48 heures au sein du ministère de la Femme, de la solidarité nationale et de la famille.

L'objectif de ce mouvement était, d'une part, de dénoncer une mauvaise gouvernance au sein dudit ministère et, d'autres part de réclamer de meilleures conditions de travail et de vie.

C'est dans une mobilisation timide qu'a débuté le sit-in de 48 heures initié par la coordination régionale du Syndicat des travailleurs de l'action sociale (SYNTAS) et le comité de la Confédération générale du travail du Burkina (CGT-B).

Mais au fil du temps, cette mobilisation s'intensifiait et on attendait des coups de sifflets, de vuvuzelas et des mégaphones.

Les travailleurs ont exprimé leurs mécontentements par des chants, des bruits de sifflets et de vuvuzelas. On pouvait lire, entre autres, sur leurs pancartes : «Non à la clochardisation des travailleurs du ministère », « Non à l'utilisation des vivres du CONASUR comme une arme politique ».

Dans la lettre de protestation à l'endroit de la ministre de la Femme, de la solidarité nationale et de la famille, le SYNTAS, par la voix de Jean-Baptiste Badolo, coordonnateur régional du Centre du syndicat, exige de la part de l'autorité, la satisfaction sans délai de sa plateforme revendicative qui s'articule autour de 8 points.

En effet, selon lui, le 1er mars 2016, le SYNTAS et le comité CGT-B ont interpellé le ministre sur le climat social qui prévaut au sein du ministère. « Depuis le 1er mars 2016, le SYNTAS et le Comité de la CGT-B vous interpellent sur la situation institutionnelle du département et sur la dégradation continue des conditions de vie et de travail », a-t-il relevé

Le SYNTAS et le comité de la CGT-B s'insurgent contre l'attitude de la ministre, malgré les multiples appels sur les problèmes qui minent le ministère. Pour eux, le ministre « clochardise, abâtardit leur outil de travail et bafoue les droits des populations bénéficiaires de leurs prestations professionnelles ».

« Sous votre magistère, le ministère de la Femme, de la solidarité nationale et de la famille est plombé par un pilotage à vue », a dit le coordinateur.

Selon Jean-Baptiste Badolo, « le taux d'exécution des activités du 31 juillet 2017, évalué à 24,29%, en est une conséquence logique » de la mauvaise gestion du ministère. Il a fustigé l'appel fait par la ministre relatif quant à « l'amélioration de la performance dans la mise en œuvre du programme d'activités du MFSNF ».

Il a estimé que pour parvenir à l'atteinte des objectifs, il faut plutôt doter en moyens conséquents le ministère. Il a également souligné que les fonctionnaires dudit ministère utilisent des locaux vétustes et sont en manque de moyens roulants.

« La cour commune de la Direction régionale et de la Direction provinciale de l'ex-ministère en charge de l'Action sociale n'a plus le pied dans l'eau ; elle est plutôt devenu « un pied et un lit de l'eau », a-t-il martelé.

« S'il est vrai que ces derniers temps, vous faites de la faiblesse du budget une litanie, cela ne saurait absoudre les autorités » car dit-il, ce sont vous, les autorités, qui avez la responsabilité de gouverner le pays, a insisté Badolo.

Le coordonnateur a ensuite remis la plateforme revendicative de 8 points à la secrétaire d'Etat chargée des Affaires sociales, des personnes vivant avec un handicap et de la lutte contre l'exclusion, Yvette Dembélé.

Cette dernière a remercié le SYNTAS et le comité de la CGT-B pour leur démarche et a promis de donner des réponses dans les brefs délais à l'issue des rencontres prévues avec les dirigeants des syndicats.

Il y a 8 points dont le SYNTAS et le comité de la CGT-B réclament satisfactions. Il s'agit, entre autres, de l'annulation des nominations de complaisance au sein du ministère, de l'application des conclusions du comité interministériel chargé d'examiner la question de la reconstitution de la carrière du personnel des ex-garderies populaires, du rétablissement de l'indemnité spéciale d'accueil ou de permanence, la dotation du ministère d'équipements et de moyens logistiques suffisants, l'adoption d'un statut particulier, de l'institutionnalisation d'une prestation de serment du personnel spécifique, de la réhabilitation du domaine de l'éducation de jeunes enfants désorganisés, de la prise en compte effective de tous les corps spécifiques du département.

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