14 Novembre 2017

Zimbabwe: L'armée empêchera-t-elle Grace Mugabe de succéder à son mari ?

Photo: YouTube Screenshot
Des chars de combat

Le chef de l'armée du Zimbabwe à prévenu que si la purge contre ceux qui se sont battus pour la « révolution » continue, l'armée ne va pas hésiter à intervenir. Or cette purge, qui a mené au licenciement du vice-président Emmerson Mnangagwa, vise à faciliter l'accession de la première dame Grace Mugabe au pouvoir.

«Le processus actuel de purge au Zanu PF, qui vise jusqu'à présent principalement les membres associés à notre histoire de libération, est une source de préoccupation majeure pour nous dans les Forces de Défense». Ces mots sont ceux du chef du Commandant de l'Armée du Zimbabwe, Constantino Chiwenga. Dans un communiqué publié ce lundi 13 novembre; le commandant dénonce l'instabilité causée par la décision du président Robert Mugabe qui a viré le vice-président Emmerson Mnangagwa. Il est un principal concurrent de la première dame Grace Mugabe à la succession au pouvoir.

Mnangagwa a été ministre de la défense. Lui qui, était très populaire dans l'armée était donc considéré comme un candidat sérieux à la succession du président Robert Mubage, aujourd'hui 93 ans.

Grace Mugabe est quant à elle présidente de la Ligue des Femmes du parti au pouvoir Zanu PF. Elle est perçue comme étant derrière la disgrâce du vice-président Mnangagwa. Grace Mugabe avait même déclaré être prête à succéder à son mari président. Elle devrait être nommée vice-présidente au congrès du parti prévu en décembre. Cette position lui permettrait de prendre la relève à la mort de son mari. Robert Mugabe a promis qu'il serait candidat aux élections de 2018. Et, qu'il dirigerait le Zimbabwe jusqu'à ses 100 ans.

Réussira-t-elle à s'imposer sans le soutien de l'armée ?

Le communiqué du chef de l'armée ne mentionne nulle part le nom de Grace Mugabe. Mais, il n'y a aucun doute que c'est elle qui est visée. «Nous devons rappeler à ceux qui sont derrière les manigances perfides actuelles que lorsqu'il s'agit de protéger la révolution, les militaires n'hésiteront pas à intervenir», lit-on dans le communiqué.

Le chef de l'armée accuse ceux qui n'ont pas fait la « révolution » de vouloir miner le parti de l'intérieur. «Nous voulons affirmer ici et maintenant que l'histoire de notre révolution ne peut être réécrite par ceux qui n'en ont pas fait partie».

La question aujourd'hui est de savoir jusqu'où l'armée est prête à aller pour barrer le chemin à Grace Mugabe. Et si la première dame parvient à s'imposer jusqu'à prendre le pouvoir, pourra-t-elle diriger sans le soutien de l'armée, sur laquelle son mari s'est appuyé pour se maintenir au pouvoir pendant 30 ans ?

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