17 Novembre 2017

Congo-Kinshasa: Liberté de manifestation dans le contexte électoral - Les diplomates occidentaux échangent avec Minaku

Préoccupés par la problématique de respect de liberté de manifestation publique en RDC au regard du climat qui a prévalu mercredi 15 novembre dans plusieurs villes du pays, les ambassadeurs des États-Unis, du Canada et de l'Union européenne en poste à Kinshasa ont rencontré le président de l'Assemblée nationale, Aubin Minaku.

Une délégation des diplomates occidentaux, conduite par l'ambassadeur Bert Ouvry, chef de la délégation de l'Union européenne, a été reçue, hier jeudi 16 novembre au Palais du peuple par le président de l'Assemblée nationale, Aubin Minaku. Au menu : les élections en RDC avec les différentes étapes assorties au calendrier électoral publié par la Commission électorale nationale indépendante.

D'autres matières législatives, notamment la loi en cours d'examen à l'Assemblée nationale sur les Associations sans but lucratif ou encore des questions d'actualité telle que la liberté de manifestations, ont été invoquées entre les deux parties.

Le déplacement des diplomates occidentaux au Palais du peuple a plus été motivé par la problématique de respect de liberté de manifestation publique en République démocratique du Congo au regard du climat qui a prévalu mercredi 15 novembre dans plusieurs villes du pays.

À l'appel des Mouvements citoyens « Lutte pour le changement » (LUCHA) et Filimbi, la journée du mercredi 15 novembre, a été déclarée ville-morte et dans d'autres villes des manifestations étaient prévues. Et la police nationale congolaise (PNC) a procédé à des interpellations au Nord-Kivu comme ailleurs contre la population. Cette dernière protestait contre le calendrier électoral qui prévoit l'organisation de la présidentielle le 23 décembre 2018. Un dispositif mixte police-armée était visible dans plusieurs villes pour empêcher toute manifestation.

Au sortir de l'audience, le chef de la délégation de l'Union européenne, entouré des diplomates américain, canadien et européens, s'est exprimé en ces termes : « Nous avons parlé tout d'abord des élections. Et nous estimons qu'une étape importante a été franchie avec la publication du calendrier électoral. Maintenant nous avons échangé sur la manière de procéder », a indiqué le diplomate européenne.

« C'était une bonne discussion parce que nous avons parlé sur l'organisation du scrutin, le fait qu'il faut tenir aux différents rendez-vous des scrutins dans le calendrier et aussi le rôle que devra jouer l'Assemblée nationale. C'est par exemple en votant dans les meilleurs délais les amendements à la loi pour faire les élections. Nous avons aussi parlé de certaines législations en ce moment en discussion à l'Assemblée nationale. C'est entre autres, une loi sur les associations et une loi sur les défenseurs des droits de l'homme. Nous avons échangé sur certaines inquiétudes qui se posent. Il était important qu'on transmette au président de l'Assemblée nationale les inquiétudes que le débat autour de ces lois pose dans un contexte où on se prépare aux élections et on veut un climat apaisé, un climat dépolarisé pour avoir des élections crédibles. Nous avons finalement échangé sur les droits à manifester en rapport avec les événements qui ont eu lieu hier. Nous avons transmis nos inquiétudes, nos craintes et nos espoirs pour un climat apaisé, permettant d'organiser les élections crédibles à la fin de l'année ».

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