16 Novembre 2017

Afrique de l'Ouest: UACO 2017 - Pour une utilisation optimale des réseaux sociaux

Le Haut représentant du président du Faso, Moumina Chériff Sy a officiellement donné le top de départ des Xes Universités africaines de la communication de Ouagadougou (UACO), le jeudi 16 novembre 2017, à Ouagadougou.

Les xes Universités africaines de la communication de Ouagadougou (UACO) ont ouvert leurs portes. Le coup d'envoi de l'évènement a été donné par le Haut représentant du président du Faso, Moumina Chériff Sy, hier jeudi 16 novembre 2017 à Ouagadougou.

A la faveur de cette édition, des professionnels de médias, des chercheurs, des universitaires, des étudiants et des personnes ressources d'Afrique et d'ailleurs sont réunis pour échanger sur les facettes du secteur de la communication, du 16 au 18 novembre 2017.

Pendant trois jours, ils vont porter leur réflexion sur : « Médias sociaux et formation des opinions en Afrique » à travers un colloque académique, un forum des grandes écoles en communication et journalisme, des panels, etc.

Le président du comité d'organisation, Rémis Fulgance Dandjinou, par ailleurs ministre en charge de la communication, a expliqué que cette édition des UACO vise une amélioration positive de la formation plurielle des opinions causées par les médias sociaux.

Elle ambitionne également, selon lui, la préparation des pays à réussir leur insertion dans le nouveau paysage médiatique international.

La marraine des UACO 2017, Hadja Ouattara/ Sanon, ministre en charge de l'économie numérique, a, quant à elle, rappelé que depuis 2006, les réseaux sociaux sont omniprésents dans notre vie quotidienne.

Le nombre d'abonnés ne cesse d'augmenter de façon exponentielle tenant ainsi la dragée haute aux médias et au journalisme classiques longtemps détenteurs du monopole de l'information.

Ainsi, a-t-elle ajouté, On compte aujourd'hui près de 4 milliards d'internautes sur une population mondiale estimée à plus de 7 milliards d'individus, soit un taux de pénétration de 50%.

La marraine a poursuivi qu'en Afrique, sur une population estimée à 1,3 milliard, on dénombre 362 millions d'internautes soit un taux de pénétration de 29% et 170 millions d'utilisateurs des réseaux sociaux avec un taux de pénétration de 14%.

Facebook, a expliqué Mme Ouattara, reste le réseau social le plus utilisé dans le monde avec 1,8 milliard d'abonnés. Espaces de rencontres et d'échanges, les réseaux sociaux ont véritablement fait du monde, un village planétaire, selon elle.

Cependant, ces avantages ne doivent pas nous faire perdre de vue le revers de la médaille car, a-t-elle insisté, se développent sur ces réseaux sociaux, entre autres, des attaques contre les individus, la cybercriminalité, les arnaques.

C'est pourquoi « Nous pensons qu'il est d'une impérieuse nécessité d'accentuer la sensibilisation pour une utilisation à bon escient des réseaux sociaux et de légiférer pour que d'innocentes personnes ne fassent les frais de l'accès pour tous à ces canaux d'information », a- t-elle dit.

De l'avis de Hadja Ouattara, il ne s'agira pas de museler ou de censurer ou encore de porter atteinte à la liberté d'expression acquise au prix de longues luttes, mais de protéger les personnes et leur vie privée reconnue comme sacrée.

Quant au Haut représentant du président du Faso, Moumina Cherrif Sy, il a estimé que les médias sociaux désignés par les sites et plateformes web ont apporté des changements remarqués et remarquables dans la diffusion de l'information.

Ils constituent la première source d'information et de formation des opinions de plusieurs jeunes africains et se sont imposés comme des sources d'information pour les médias traditionnels, a indiqué M. Sy.

Cependant, il a préconisé une utilisation raisonnable de ces réseaux sociaux. « Dans le contexte de l'insécurité généralisée où nos systèmes sécuritaires sont mis à rude épreuve sur le plan du renseignement, il est évident que la contribution des médias en général et des médias sociaux en particulier doit faire l'objet d'une attention particulière », a-t-il conclu.

La présidente de l'association des blogueurs du Burkina Faso, Bassératou Kindo a, pour sa part, affirmé que l'atteinte à la vie privée, le développement de la criminalité transfrontalière et de l'extrémisme violent, donnent souvent aux réseaux sociaux, l'image d'un espace de non-droit et de perversité. « Les blogueurs se servent des plateformes pour revendiquer.

Nous attendons de ces UACO de fortes propositions pour contribuer à la formation des principaux acteurs et réduire les effets pervers que produisent les mauvais utilisateurs des réseaux sociaux », a-t-elle souligné. La cérémonie officielle d'ouverture a pris fin par une visite des stands par les officiels.

Burkina Faso

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