16 Novembre 2017

Burkina Faso: Formation des opinions en Afrique - Les UCAO se connectent aux réseaux sociaux

Dans l'objectif d'offrir un cadre fédérateur d'échanges entre professionnels, universitaires, étudiants et personnes-ressources du secteur de l'information et de la communication, les Universités africaines de la communication de Ouagadougou (UACO) ont ouvert leurs portes le jeudi 16 novembre 2017. Pour cette 10e édition, les UACO s'intéressent aux médias sociaux en Afrique.

Ils ont fait du monde un village planétaire, ils sont la première source d'information pour plus d'un. Eux, ce sont les réseaux sociaux, dont le boom a de multiples conséquences sur la vie quotidienne. Comment donc les médias classiques s'adaptent au boom de ces réseaux que sont Facebook, Twitter, Instagram, WhatsApp, etc., et les blogs ? C'est la principale interrogation à cette 10e édition des UACO, d'où son thème : « Médias sociaux et formation des opinions en Afrique ». Un thème qui interpelle le ministre de la Communication, président du comité exécutif des UACO, Rémis Dandjinou.

Pour lui, les réseaux sociaux interpellent fortement aujourd'hui l'ensemble des acteurs de tous les milieux socioprofessionnels ainsi que le citoyen qui se trouve face à un univers médiatique qui remet en cause les codes anciens usités. «De nombreux utilisateurs de ces réseaux sont exposés à de nombreux risques et dangers comme la criminalité transfrontalière, l'extrémisme violent, les atteintes aux droits de sécurité des personnes vulnérables, le piratage des données personnelles», a-t-il fait remarquer. La question de la responsabilité civile et pénale se pose donc, selon le ministre. «L'espace numérique n'est pas un lieu de non-droit. Il faut que tout le monde le sache.

C'est d'ailleurs pour cela qu'en partenariat avec certaines radios, deux panels seront diffusés en direct pour que chacun puisse avoir une idée des enjeux des médias sociaux », a confié le patron de la communication. Selon ce dernier, il y a des pourparlers avec la commission informatique pour voir dans quelle mesure les droits d'auteur peuvent être protégés. «Qu'est-ce qu'on risque lorsqu'on publie l'œuvre d'un artiste ou celle d'un journaliste ?» s'est-il questionné. Embouchant la même trompette, la présidente de l'Association des blogueurs du Burkina (ABB), Bassératou Kindo, déclare : «Le journaliste n'est plus roi au royaume de l'information.»

Elle reconnaît que le citoyen n'est plus simple consommateur de l'information. Il est devenu aussi producteur, bousculant certains équilibres socioculturels. Malgré le danger qu'ils peuvent représenter, les réseaux sociaux constituent un moyen important et incontournable dans le processus de démocratisation, de liberté et de développement du pays, a admis la présidente des blogueurs du Burkina Faso. En guise d'exemple, elle a cité l'insurrection populaire des 30 et 31 octobre 2014, où les réseaux sociaux ont été un véritable moyen de mobilisation.

Le ministre du Développement de l'économie numérique et des Postes, Hadja Ouattara/Sanon, pour sa part, a déclaré que de nos jours les réseaux sociaux sont devenus une réalité « pour le meilleur et pour le pire ». Concernant les chiffres, elle a souligné qu'il y a près de 4 milliards d'internautes sur une population totale mondiale de plus de 7 milliards. Facebook est le réseau le plus utilisé dans le monde avec 1,8 milliard d'utilisateurs. Entre les colloques académiques, les communications et les expositions, les participants des UACO vont plancher durant trois jours sur la problématique des réseaux sociaux et proposer des solutions, a souhaité le haut représentant du Président du Faso, Chériff Sy.

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