17 Novembre 2017

Cote d'Ivoire: Cop 23 - Ce que le pays a gagné

A la fin de la grand-messe mondiale du climat, la ministre Ouloto a dressé un bilan positif de la participation ivoirienne

Personne ne se faisait d'illusions sur la 23è Conférence des parties à la Convention-cadre des Nations unies sur les changements climatiques (Cop23) qui s'est déroulée à Bonn, du 6 au 17 novembre.

Ce devait être une Cop intermédiaire censée mettre tous les pays signataires de l'Accord historique de Paris sur le climat en « ordre de marche » pour 2018, année critique pour jauger la volonté mondiale de stopper le réchauffement climatique dont les effets dévastateurs, annoncés par une bonne partie de la communauté scientifique, sont particulièrement effrayants, particulièrement pour l'Afrique.

Les pays africains sont donc allés à cette Cop avec des ambitions mesurées. Réalisme oblige, la plupart se limitant à réclamer des pays riches qu'ils tiennent leurs engagements financiers promis pour mettre en œuvre les projets d'adaptation qui foisonnent sur ce continent fort vulnérable au dérèglement climatique alors qu'il ne participe qu'à hauteur de 4% aux émissions mondiales de gaz à effet de serre. Lors du point de presse qu'elle a tenu hier, au stand de la Côte d'Ivoire à Bonn, la ministre de la Salubrité, de l'Environnement et du développement durable, Mme Anne Désirée Ouloto, a remis le sujet sur la table : « La Côte d'Ivoire est pleinement engagée dans la mise en œuvre de l'accord de Paris sur le climat. Nous avons élaboré des politiques, défini des stratégies, conçu de nombreux projets. Il s'agit à présent de les financer. Il faut à présent agir, mais pour agir, il faut des financements. C'est pourquoi notre principal plaidoyer reste le financement de nos différents projets ».

Pour la Côte d'Ivoire, le bilan de cette Cop23 est positif, et le pays a engrangé des gains, a soutenu la ministre. « Nous avons eu plus d'une trentaine de rencontres au cours de cette conférence, il y a eu des B to B, des tables rondes, avec la participation des institutions de la Républiques, des ministères techniques, des collectivités locales, du secteur privé, des associations dédiées et des institutions internationales et partenaires financiers ayant des représentations en Côte d'Ivoire. La Côte d'Ivoire a gagné dans cette Cop. Notre pays a confirmé son leadership en Afrique et dans le monde en matière environnementale. Nous avons renoué avec les institutions internationales dédiées à l'environnement comme le Fonds vert pour le climat dont nous attendons les financements, notamment pour nos projets « agriculture zéro déforestation » et « cacao, ami de la forêt » d'au moins 60 millions de dollars (1 dollar= environ 550 FCfa) ».

La ministre Ouloto a tenu, avant de quitter Bonn, a féliciter la délégation ivoirienne (178 personnes au total en provenance de diverses administrations et de la société civile et non 496 comme colporté dans les médias en Allemagne) pour sa forte implication dans les travaux de cette Cop.

Les regards sont désormais tournés vers la réunion convoquée le 12 décembre prochain à Paris par le Président français, pour mobiliser la communauté internationale autour de la nécessaire réunion des financements prévus, notamment les 100 milliards de dollars par an devant provenir des pays riches et principaux pollueurs. « Si d'ici à 2018, la question des financements n'est pas réglée, les Cop risquent de perdre en crédibilité », a prévenu Mme Ouloto. Prochaine étape en Côte d'Ivoire : le bilan exhaustif de la participation ivoirienne et la restitution des acquis de Bonn.

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