18 Novembre 2017

Cameroun: Humanitaire - Vers la construction à Mora d'une Superette Solidaire pour veuves et orphelins des soldats tombés contre Boko Haram

Depuis 2013, le Cameroun est en proie aux attaques meurtrières de la secte satanique et meurtrière Boko Haram. Si les illuminés d'Abubakar Shekau sèment terreur et désolation dans l'ensemble de la région de l'Extrême- Nord frontalière du Nigeria, Mora reste cependant la ville la plus meurtrie par les assassinats de la secte, avec des attentats kamikazes à répétition.

Pour cette ville dont le tissu social est de ce fait complètement déstructuré, Françoise Etoa qui depuis deux ans apporte des appuis financiers et matériels aux veuves et orphelins des soldats tombés dans la guerre contre Boko Haram, a cru bon de poser des actions pérennes qui permettent à cette population de Mora à la misère rampante, de pouvoir se prendre en charge, et même à son tour, de venir en aide à d'autres nécessiteux. D'où son idée novatrice de construction d'une Superette Solidaire, dans la ville. Un programme d'entraide et de soutien aux familles victimes de guerre.

Dessinée par des architectes français et italiens, la Superette Solidaire de Mora, à en croire la présidente du Cercle des enfants sa promotrice, sera un espace commercial fait de matériaux locaux, et employant la main d'œuvre locale. « Elle épouse l'environnement local, mais elle est moderne avec des panneaux solaires et des adductions d'eau potable. Nous comptons ainsi réduire la pauvreté parmi cette population, en vendant tout ce qu'on consomme dans le Septentrion comme denrées non périssables », confie Françoise Etoa, avant d'ajouter que le projet de construction de la Superette Solidaire de Mora sera financé par des multinationales ainsi que les grandes entreprises camerounaises.

A côté de la Superette Solidaire, Françoise Etoa a prévu ce qu'elle appelle un lieu de vies. Une passerelle qui selon elle, devra ressouder tous les liens de vie et de familles disloqués à cause de Boko Haram, et remettre ainsi toutes les veuves ensemble. Aussi, les veuves pourront-elles fabriquer des jus locaux, histoire de se faire un revenu. « Nous allons encourager une production importante de pastèque, parce qu'il fait très chaud dans cette région. Activité agricole qui sera aussi une source de revenus pour ces différentes veuves », explique la présidente de l'Association Cercle des enfants qui clame que « la solidarité est la valeur de la société africaine ».

Bien avant l'idée de construction d'une Superette Solidaire à Mora, Françoise Etoa qui n'est pas à ses premières actions caritatives, a souvent offert de l'argent aux veuves des soldats morts du fait de Boko Haram pour, le commerce solitaire. Une idée qu'elle compte dépasser aujourd'hui, en massifiant ces efforts financiers et matériels pour une plus grande efficience. C'est le cas lors de la 2ème édition de la réception qu'elle a offerte le 28 mai dernier à Yaoundé, aux orphelins et veuves des soldats morts en combattant Boko Haram. A l'occasion, 30 veuves et 100 orphelins, avaient reçu des appuis financiers ainsi que des matériels scolaires. Un évènement qui avait alors vu la participation des ambassadeurs des pays affectés par la guerre contre Boko Haram : le Niger, le Tchad, le Nigeria.

Alors qu'elle est au service des enfants depuis 15 ans à travers son Ong Cercle des enfants pour la défense de la langue française, Françoise Etoa la dame au cœur d'agneau, franchit à présent un nouveau palier qui devrait aider la ville de Mora à resserrer ses liens sociaux et familiaux. Vivement que toutes les personnes physiques et morales sensibles à la souffrance humaine, donnent une chance à la Superette Solidaire de Mora, de sortir du sol, et de prospérer.

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