19 Novembre 2017

Burkina Faso: Etats généraux de la jeunesse

La clôture des états généraux de la jeunesse est intervenue, le 18 novembre 2017 à la salle des banquets de Ouaga 2000, sous la présidence du chef de l'Etat, Roch Marc Christian Kaboré. Des recommandations ont été formulées afin de permettre la pleine participation des jeunes au processus de développement national.

Après quatre jours de travaux, les jeunes des 45 provinces, de la diaspora, des communautés étrangères vivant au Burkina Faso et des mouvements et associations de jeunesse, ont fait une déclaration contenue dans un document intitulé ‘'Appel des jeunes" lors des états généraux.

L'appel comporte deux résolutions, onze recommandations et deux motions. Ainsi, les participants ont décidé, par la voix de leur représentante, Florence Nignan, d'engager les associations de jeunes et de jeunesse à se conformer aux dispositions de loi N° 064-2015/CNT portant liberté d'association.

Ils ont également pris l'engagement de sensibiliser, d'informer et de mobiliser la jeunesse à s'impliquer activement dans la lutte contre le terrorisme. Car, pour eux, le chômage est l'un des terreaux du terrorisme, en ce sens qu'il favorise l'enrôlement de la jeunesse abandonnée à elle-même dans les mouvements terroristes.

A ce titre, ils se sont dit convaincus que la bataille contre le terrorisme sous toutes ses formes passe par l'éveil des consciences et l'éducation permanente de la jeunesse. Ils ont invité le gouvernement à promouvoir l'emploi des jeunes.

Sur cet aspect, ils ont recommandé qu'une étude soit menée sur la performance du dispositif législatif, règlementaire et institutionnel de promotion de l'emploi des jeunes Burkinabè.

Ce dispositif devra tenir compte des dispositifs législatifs, règlementaires et institutionnels de promotion de l'emploi des actifs nationaux des autres pays membres de la CEDEAO. Ils ont, par ailleurs, recommandé la prise de mesures stratégiques en vue de la promotion de l'emploi des jeunes Burkinabè dans tous les domaines en expansion dans l'économie nationale et la mise à la disposition des départements ministériels concernés, de moyens nécessaires pour le suivi desdites recommandations.

A propos de l'accès des jeunes au financement, des requêtes ont été formulées. Il s'agit de la révision à la hausse, des montants plafonds accordés aux jeunes dans le cadre du financement de leurs projets, du renforcement de l'enveloppe financière des fonds nationaux de financement, de la révision à la baisse des taux d'intérêt pratiqués par les fonds nationaux de financement, de la mise en place d'un fonds de garantie auprès des institutions bancaires au profit des jeunes, de la création de lignes de bonification des taux d'intérêt au sein des institutions bancaires, de l'incitation des banques à participer au capital des PME/PMI par le mécanisme de fonds de capital-risque.

La réouverture d'unités industrielles, une priorité majeure

Outre ces recommandations, il a été souhaité la multiplication des incubateurs d'entreprises et la création d'hôtel de PME/PMI en vue d'accompagner les jeunes promoteurs. Les jeunes ont, à travers ce forum, exhorté les autorités à l'ouverture d'unités industrielles pour booster l'emploi. Ces unités industrielles sont l'usine Faso fani de Koudougou, les Grands moulins du Burkina (GMB), l'usine de transformation des fruits et légumes de Loumbila et l'usine SOFAPIL de Bobo-Dioulasso. Concernant la formation professionelle, ils ont demandé la baisse sensible du coût de la formation dans les centres publics de formation professionnelle afin d'en élargir l'accès au plus grand nombre, le développement de l'apprentissage de métiers dès l'éducation de base, la construction d'un dispositif de formation professionnelle pour les personnes handicapées, la création d'un centre de rééducation professionnelle pour les personnes handicapées. « Nous recommandons le reversement des produits de la Taxe patronale d'apprentissage (TPA) pour le financement de la composante formation professionnelle de la Politique nationale d'enseignement et de formation techniques et professionnels », a déclaré Florence Nignan.

Pour ce qui concerne les Burkinabè de la diaspora, les participants ont requis l'exonération pour une période donnée, des taxes douanières au profit des jeunes de la diaspora porteurs de projets structurants et désirant investir au Burkina Faso, la mise en place de mécanismes pour collecter par le biais des trésoreries des missions diplomatiques et consulaires, l'épargne des Burkinabè de l'extérieur en vue du financement des projets des jeunes et la rénovation de la Maison du Burkina à Paris. Le ministre en charge de la jeunesse, Dr Smaïla Ouédraogo, a félicité les jeunes des 45 provinces et de la diaspora qui ont effectué le déplacement pour leur « assiduité constante » durant les quatre jours de travaux. Pour lui, la jeunesse est l'avenir du Burkina Faso et pour cela, il l'a invitée à travailler de sorte à ce que leur «présent ressemble à l'avenir du pays» en bannissant les comportements qui n'honorent personne.

Il a annoncé le parachèvement des travaux de mise en œuvre du fonds commun en faveur des jeunes Burkinabè et Ivoiriens. Ce qui devrait permettre, a-t-il soutenu, la remise des premiers chèques d'intégration de la jeunesse de Côte d'Ivoire et du Burkina Faso au prochain Traité d'amitié et de coopération (TAC). « Les conclusions que nous venons d'entendre témoignent du succès et du sérieux avec lequel vous avez abordé l'ensemble des questions qui concernent la jeunesse burkinabè », a dit le président du Faso, Roch Marc Christian Kaboré. Pour lui, il est clair que la résolution des problèmes de l'emploi reste une question épineuse sur laquelle les efforts devront être conjugués. Il a de ce fait invité les jeunes à être intègres, solidaires et des travailleurs soucieux du développement de leur Nation.Sur la question de l'augmentation des fonds alloués aux projets des jeunes, Roch Marc Christian Kaboré a interpellé les jeunes à honorer leurs engagements vis-à-vis de ces fonds, en remboursant les crédits. « Cela permettra d'aider d'autres jeunes qui attendent également ces financements », a-t-il soutenu.

La cérémonie a connu également le lancement officiel du site web du ministère en charge de la jeunesse accessible à l'adresse www.jeunesse.gov et la remise de chèques allant de 680 000 à 5 000 000 de FCFA à des promoteurs modèles.

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