20 Novembre 2017

Burkina Faso: Tirs entendus le dimanche nuit - Que s'est-il vraiment passer sur Kwamé N'Krumah ?

Dans la soirée du 19 novembre 2017, entre 20h et 20h 30, des tirs ont mis en émoi les riverains de l'avenue du Dr Kwamé N'Krumah.

Sur l'artère aux alentours de 21h 50, rien ne nous montrait que la quiétude des populations avait été troublée, tant les usagers de la route et les forces de défense et de sécurité postées par endroits allaient et venaient.

Cependant, à hauteur du siège de l'ex-parti majoritaire, un attroupement attirait l'attention des passants. Il était constitué d'agents de sécurité et du premier flic himself, accouru s'imprégner de la situation. Le ministre d'Etat, Simon Compaoré, n'y passera pas beaucoup de temps avant de regagner son véhicule. En face, c'est-à-dire du côté du maquis Taxi Brousse, on trouve quelques habitués des lieux, mais d'autres préfèrent «mettre les gaz pendant qu'il est temps», en proie à la peur certainement.

Le gardien des lieux nous apprend que les tirs ont été entendus entre 20h et 20h 30. Leurs auteurs auraient tiré en l'air avant de disparaître sans être rattrapés. Et le vigile du Cappuccino d'ajouter qu'il a entendu un premier tir à proximité de l'hôtel Palm Beach. « Ils ont tiré sur le sol, j'ai vu un véhicule Prado couleur noire. Avant qu'il y ait le deuxième tir, j'ai protégé mes clients en les faisant entrer dans la salle. Il y a eu le deuxième tir et ils sont partis », raconte-t-il, lui qui n'a pu identifier les personnes qui étaient à bord de la voiture.

Son collègue de service dit lui aussi avoir entendu des coups de feu, une première, une deuxième et une troisième fois. Ce dernier indique avoir vu une fourgonnette de couleur blanche passer à vive allure en direction de l'aéroport. « On n'a pu les poursuivre, ni les rattraper, donc nous sommes toujours dans l'angoisse, on ne sait pas ce qui se passe au juste », soutient-il. Les interlocuteurs déclarent qu'il n'y a pas eu de blessés suite aux tirs, ni de braquage contrairement à ce que Dame Rumeur a fait croire.

A 22h 17, c'était au tour du ministre de la Défense et des Anciens Combattants de venir aux nouvelles : «Il semble qu'il y a eu des coups de feu et on est venu constater. C'est du domaine du ministre de la Sécurité, mais compte tenu du contexte il faut que nous conjuguions nos efforts. Je ne peux pas parler d'attaque terroriste, mais il y a eu des coups de feu et il faut s'en préoccuper. Les forces de sécurité sont déployées, et j'appelle les gens au calme, il ne faut pas tomber dans la panique, les forces de sécurité veillent au grain, il n'y a pas lieu de tomber dans la psychose », a déclaré Jean Claude Bouda avant de repartir.

Une chose est sûre, les conjectures allaient et vont toujours bon train depuis hier, le mystère restant entier.

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