22 Novembre 2017

Cameroun: Prévention des abus sur mineurs - Le Minproff dans la sensibilisation

C'était au cours d'une cérémonie dédiée à la célébration de la Journée internationale des droits de l'enfant lundi à Yaoundé.

Alors qu'ils font partie des travailleurs et citoyens de demain, des enfants voient encore leurs droits bafoués au quotidien au Cameroun. Notamment dans les régions du Sud-Ouest et du Nord-Ouest marqués par des troubles socio-politiques, où certains sont privés de leur droit à l'éducation.

Toujours là-bas, des jeunes filles sont exposées aux viols et aux grossesses précoces. D'autres jeunes sont enlevés et emmenés de force pour être transformés en bombes humaines par les membres de la secte terroriste Boko Haram dans la région de l'Extrême-Nord. Dans la partie septentrionale, des adolescentes sont contraintes aux mariages précoces et forcés entre autres.

Le Cameroun ayant ratifié la Convention des Nations unies relative aux droits de l'enfant en 1993, doit à cet effet prendre des mesures adéquates pour le bien-être de ces « laissés-pour-compte ».

C'est dans ce contexte qu'un certain nombre de recommandations du Comité des droits de l'enfant ont été formulées à l'endroit du Cameroun lors de la 75e session des assises tenues le 30 mai dernier à Genève en Suisse.

C'était en présence du ministre de la Promotion de la Femme et de la Famille (Minproff). Marie Thérèse Abena Ondoa a profité de la célébration de la 5e édition de la Journée internationale des droits de l'enfant lundi dernier à Yaoundé, pour procéder à la restitution desdites recommandations.

Ainsi, le comité a rappelé à l'attention du gouvernement camerounais qu'il est urgent de prendre des mesures concrètes pour inverser la tendance. Il s'agit, entre autres, d'éviter la discrimination, la torture, les autres peines ou traitements cruels ou dégradants.

Idem pour l'éducation, l'exploitation et les violences sexuelles. De même que l'administration de la justice pour mineurs. Le comité a toutefois salué les efforts fournis par le gouvernement camerounais en matière du respect des droits de l'enfant.

Il s'agit en particulier de la réforme du Code pénal visant à incriminer la torture, le mariage forcé, les mutilations génitales et le harcèlement sexuel. Il a par ailleurs félicité l'Etat pour l'augmentation des taux d'inscription dans les écoles primaires.

Cameroun

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