22 Novembre 2017

Congo-Kinshasa: Justice - Une plainte de Koffi fait « coffrer » Ferre Gola

Le chanteur de charme a été interpellé sur ordre du procureur général et mis aux arrêts, le 21 novembre, à la suite d'un différend contractuel qui l'oppose au patron de Quartier Latin.

Le clash Ferre Gola-Koffi Olomide a fait tâche d'huile. Les internautes ont été servis à souhait ces derniers jours par la salve de polémique ayant soutenu cette brouille devenue à la longue malsaine et désagréable. Le dernier développement de ce feuilleton d'un genre nouveau est l'arrestation, le 21 novembre, de celui qu'on appelle « Jésus de nuance » sur ordre du procureur général de la République. D'après des sources, Ferré Gola qui se prélassait tranquillement chez lui aurait été convoqué au Casier judiciaire sans aucune indication quant à l'objet de son assignation. Une fois sur place et après audition, le chanteur aurait été incarcéré dans un cachot de cet organe où il aurait passé une nuit, à en croire des sources. Des faits que continuent de rejeter en bloc ses proches.

Sur la toile, les commentaires vont bon train. L'arrestation de « Shetani » fait débat. D'après certaines indiscrétions, le parquet général aurait été saisi d'une plainte de Koffi Olomide assortie de deux griefs à charge de Ferré Gola, à savoir non-respect de contrat et propos diffamatoires. À la base de ce dénouement, une vidéo postée récemment sur You tube dans laquelle l'ex-sociétaire de Wenge Maison mère s'en prend vertement au Grand Mopao.

Ferré Gola, dans tous ses états, a dénié à Koffi (sans le citer nommément) tout mérite jusqu'à tourner en dérision sa « prétendue » fortune. Dans la foulée, « Jésus de nuance » n'a pas manqué d'égratigner son collègue Fally Ipupa en tenant à son égard des propos grossiers. « Shetani », qui s'est subitement mis dans la défensive après avoir longtemps subi les coups de ses adversaires, a finalement décidé de répliquer, sans y mettre une dose de manière. Le chanteur y est allé à fond sans ménagement et sans mettre des gants. Nonobstant quelques précautions langagières, l'allusion à Koffi et à Fally était claire et n'échappait à tout mélomane averti.

Le tournage effectué en pleine répétition a, comme il fallait s'y attendre, entraîné une levée de boucliers de la part des deux artistes incriminés. Ils ont réagi via leurs musiciens et porte-paroles. La guerre des tranchées entre Quartier Latin et le groupe de Ferré Gola, assaisonnée d'injures et d'insinuations malveillantes, venait de commencer. Une vile polémique s'est alors installée dans les deux camps avec, à la clé, une fixation et une démonstration puériles sur les acquis matériels des uns et des autres comme si dans ce challenge à trois, il fallait coûte que coûte sortir la « star milliardaire ». Les chroniqueurs du Net en panne d'informations et autres leaders en mal d'actualités en ont fait leurs choux gras.

Alors qu'on croyait l'affaire presque close après le déplacement suivi d'une production de Ferré Gola en Côte d'Ivoire, la voilà relancée. Cette fois-ci, l'intrusion de la justice risque de faire mal. Un fait pour le moins insolite qui n'a pas son pareil dans l'histoire de la musique congolaise moderne construite de clashes, de polémiques et de disputes entre ses acteurs sans que la justice s'en mêle.

Pour Koffi Olomide, Ferré qu'il avait engagé dans son groupe à l'époque s'était rétracté en mettant unilatéralement fin à son contrat. Il faisait ainsi fi des clauses auxquelles il s'était engagé librement. Le Grand Mopao se croit en droit de réclamer justice en plus de la diffamation dont il a été gratuitement l'objet. C'est peut-être pour rabattre le caquet à un jeune chanteur ambitieux déjà consacré dans la Cour des grands.

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