22 Novembre 2017

Afrique de l'Ouest: Accord-cadre pour la Paix dans la Régions des Grands Lacs - Addis-Abeba - Maman Sidikou Sambo participe à une réunion d'évaluation

Le Représentant spécial du Secrétaire général, Maman Sidikou, se trouve actuellement au siège de l'Union africaine à Addis-Abeba où il participe à une réunion des garants de l'Accord-cadre pour la paix, la sécurité et la coopération pour la RDC et la région.

Cette réunion fait suite à la publication du calendrier électoral par la CENI.

Nous vous l'avions annoncé ici-même en soulignant le soutien logistique, financier et technique apporté par la MONUSCO : Un procès pour l'enlèvement et le viol d'au moins 51 enfants se tient actuellement à Kavumu dans le cadre d'une audience foraine.

La Représentante spéciale du Secrétaire général de l'ONU chargée des violences sexuelles commises en période de conflit, s'est exprimée sur ce procès. Pramila Patten a déclaré féliciter le Gouvernement de la RDC, et en particulier la Police spéciale pour la protection de la femme et de l'enfant de la province du Sud-Kivu, d'avoir franchi cette étape cruciale visant à garantir la responsabilité dans le viol de jeunes enfants, et notamment, la justice militaire d'avoir engagé l'investigation de ces crimes.

Pour rappel, 18 personnes, dont un député provincial, sont à la barre pour répondre de crimes contre l'humanité par viols, participation à un mouvement insurrectionnel, détention d'armes de guerre et meurtre.

Le procès se poursuit en présence d'observateurs de la MONUSCO.

Et pour finir, un appel à la vigilance en raison de nouvelles fausses annonces d'emploi et de promesses d'embauche à la MONUSCO. Il nous a été rapporté que deux escrocs contactent des personnes par téléphone en leur promettant du travail ici à la MONUSCO.

Ils demandent à leurs victimes de verser 145,5 dollars américains via Airtel Money pour la constitution du dossier. Il s'agit bien évidemment d'une tentative d'arnaque. La MONUSCO et l'ensemble des Nations Unies pratiquent une politique de transparence en matière de recrutement et ne perçoivent aucun frais pour la constitution des dossiers.

Affaires civiles

Ce mercredi 22 novembre 2017, la section des Affaires civiles de la MONUSCO-Beni organise à Kabasha, une localité située à 18 km au sud de Beni et qui fait face à l'activisme des Mayi-Mayi, deux activités notamment une mission d'évaluation sécuritaire et de protection ainsi qu'une séance de renforcement des capacités des acteurs de protection des civils dans la zone (FARDC, PNC, autorités politico-administratives, société civile sur les mécanismes locaux de protection).

Du 22 au 24 novembre 2017, la section des Affaires civiles organise un séminaire sur la gouvernance sécuritaire à Lubero, située à 100 km de Beni. La rencontre prévoit le renforcement des capacités des acteurs impliqués dans la sécurité et la protection des civils pour une franche collaboration entre eux afin qu'ils soient suffisamment outillés pour prendre en charge de manière efficace la problématique sécuritaire et de protection des civils dans leur zone. Sont concernés, les autorités politico-administratives, les chefs coutumiers, les acteurs judiciaires, les FARDC, la PNC, L'ANR et la société civile.

Il convient de signaler que la section des Affaires civiles de la MONUSCO-Beni, a organisé, le jeudi 16 novembre 2017, à Mangina, dans le territoire de Beni, une session de renforcement de capacités des acteurs communautaires des localités de Mangina, Kyanzaba, Malabo, Cantine, impliqués dans la protection des civils, sur les techniques de collecte, de traitement et de partage des alertes.

Au total, 46 personnes dont 14 femmes et 32 hommes, parmi lesquelles des membres des comités locaux de protection, des membres de la société civile, les représentants des organisations des femmes et des jeunes, le fonctionnaire délégué, le représentant de l'ANR, de la PNC, et des FARDC ont pris part à cette session, animée par le fonctionnaire délégué, les commandants FARDC et PNC, et le président de la société civile locale sous la facilitation de la section des Affaires civiles de la MONUSCO-Beni.

L'objectif global de cette session était de contribuer à l'amélioration de la situation sécuritaire et de protection des civils à travers le renforcement des capacités des acteurs communautaires dans le domaine de l'alerte précoce, l'extension de mécanismes de protection existants comme les réseaux d'alerte communautaires et les Comités locaux de Protection.

Par ailleurs, la Section des Affaires civiles de Kalemie a facilité le 15 novembre 2017, la réunion mensuelle stratégique avec les acteurs de la société civile à Kalemie. 25 participants de différentes organisations de la société civile y ont participé.

La réunion s'est concentrée sur deux points principaux, notamment l'implication des jeunes dans le processus électoral et les discussions relatives à la loi à venir sur le fonctionnement des associations/ ONG à but non lucratif (ASBL) en RDC. Dans l'ensemble, les participants avaient une compréhension commune du fait que la loi à venir aurait un impact négatif sur l'activité et la liberté d'action des organisations de la société civile. En ce qui concerne la participation des jeunes au processus électoral, la discussion est entamée pour l'élaboration d'un programme d'échanges.

Protection de l'enfant

Selon le rapport de la section Protection de l'enfant de la MONUSCO couvrant la période du 13 au 17 novembre 2017, un total de 126 cas de violations graves des droits de l'enfant a été documenté dans les régions du Kasaï, Kasaï Central, Nord-Kivu et Sud-Kivu. A cela s'ajoutent de sérieuses allégations de recrutement d'enfants par la milice Kamuina Nsapu datant du mois de septembre 2017 ; une centaine d'enfants seraient concernés. Des actions de documentation et de vérification sont en cours afin de mettre la lumière sur ces allégations.

La désagrégation des violations susmentionnées révèle que 86 enfants (76 garçons et 10 filles) ont été séparés des groupes armés ; parmi lesquels près de 70 % ont été recrutés et utilisés par la milice Kamuina Nsapu. En sus, des cas de meurtres (27 enfants victimes), mutilations (cinq enfants victimes), viols et violences sexuelles (quatre filles victimes) et d'enlèvements (quatre enfants victimes) ont également été documentés. Ces actes horribles de cruauté et de violence contre les enfants sont en majeure partie attribuables à la milice Kamuina Nsapu et Mayi-Mayi Yakutumba.

Dans le cadre de la commémoration de la journée internationale des droits de l'enfant, la section Protection de l'enfant s'est jointe à ses partenaires afin de renouveler son appel au renforcement de la mobilisation en faveur de la protection des enfants et de la promotion de leurs droits, en particulier pour ce qui a trait à la lutte contre le recrutement d'enfants par les groupes armés. Le 14 novembre, à Beni, la Section a soutenu les festivités organisées par l'Unité de Police indienne de la MONUSCO qui a offert des vêtements à des enfants et des membres de la communauté de Beni. Un repas et des soins médicaux aux enfants malades ont également été fournis. A Bunia, les enfants ont présenté des poèmes, chansons et scénettes devant leurs pairs, des représentants de l'UNICEF, la MONUSCO et du gouvernement provincial. Plus de 567 enfants issues des différentes écoles de la ville de Bunia ont participé à cet évènement. Le programme de sensibilisation en lien avec la journée internationale de l'enfant se poursuivra tout au long du mois de novembre dans les villes de Bukavu, Goma, Kinshasa et dans les territoires de Mambasa et Irumu.

Police MONUSCO :

La police de la MONUSCO a lancé le 15 novembre 2017 un programme de recyclage thématique à l'intention de 41 cadres et agents de la Police nationale congolaise (PNC) de Kalemie.

Le recyclage d'une durée de six semaines est assuré par les formateurs PNC, appuyés par les experts UNPOL (Police des Nations Unies) du secteur de Kalemie. La formation couvre les thèmes : Police de la circulation routière ; Police judiciaire ; Violences sexuelles basées sur le genre ; Police de proximité ; Renseignements généraux et Formation de formateurs.

DDRRR

Dans le cadre de son programme de réduction de la violence communautaire la section Démobilisation, Désarmement, Réinsertion, Rapatriement et Réintégration (DDR/ RR) de la MONUSCO avec la participation d'autres sections de la MONUSCO a organisé un tournoi de football dans la localité de Tshilumba dans la commune de Katoka.

Pour rappel, Tshilumba est une localité qui a connu beaucoup de violence lors du phénomène Kamuina Nsapu.

La participation de 15 équipes locales dont 2 équipes de filles soit plus de 160 personnes représente pour la MONUSCO un moyen de faciliter la sortie des enfants ont été intégrés à des groupes ou milices armés à la milice. Ces enfants pourront ainsi bénéficier d'un encadrement psychologique d'une réunification avec leurs parents et d'une possible réinsertion sociale après une formation.

Appui à la justice et à l'administration pénitentiaire :

La MONUSCO à travers sa section d'Appui à la justice et à l'administration pénitentiaire a remis le 20 novembre 2017 un lot de 30 kilos de médicaments et d'effets médicaux à la prison centrale de Kananga.

Ce lot qui comprend des médicaments de première nécessité comme les antis paludéens, les vermifuges comporte également des gants, des kits de perfusion et un thermomètre. Ce don va permettre d'améliorer la santé des personnes incarcérées. Cette remise s'est déroulée à la prison centrale de Kananga, en présence du Chef du bureau de la MONUSCO/ Kananga et du ministre provincial de la Justice qui a par ailleurs félicité la MONUSCO pour la desserte en eau potable dont la prison de Kananga est déjà bénéficiaire à raison de 10 000 litres d'eau par semaine.

Equipe-pays

L'action humanitaire menacée par l'activisme des groupes armés :

La situation humanitaire continue de se dégrader dans la région frontalière entre les provinces du Sud-Kivu et du Maniema, où les affrontements entre l'armée congolaise et des groupes armés se sont intensifiés depuis fin juin.

La semaine dernière, de fortes vagues de mouvement de population ont été signalées à proximité de Kayembe, à 30 kilomètres à l'ouest de Salamabila, province du Maniema. Plus de 18 000 personnes auraient fui vers la forêt après des violences entre les FARDC et les groupes armés du 16 au 18 novembre, à environ 90 kilomètres de là, dans la province du Sud-Kivu. Environ 10 000 personnes de Kilembwe et ses environs se seraient déplacées en raison d'affrontements le 19 novembre.

Ces nouveaux mouvements de population viennent grossir le nombre de déplacés au Sud-Kivu et au Maniema et donc les besoins humanitaires qui en découlent. Le manque d'assistance à l'extrême sud du territoire de Fizi est particulièrement ressorti durant la semaine écoulée au travers du rapport d'évaluation menée du 1er au 11 novembre dans la région de Nyangi et de Lulimba. Il fait état de « besoins urgents » en articles ménagers essentiels et abris, en vivres, en santé, en eau-hygiène-assainissement, et en éducation pour les déplacés. Ils sont près de 20 000 à être arrivés dans cette zone entre septembre et octobre et quelque 6 000 entre mars et juillet selon ce rapport. Ces déplacés viennent en partie du territoire de Fizi, mais aussi des provinces du Maniema et du Tanganyika d'où ils ont fui les violences entre des groupes armés, des milices intercommunautaires et l'armée congolaise qui secouent cette région à cheval sur trois provinces depuis mars 2017.

Le Ministère du Genre, Enfant et Famille et l'UNICEF mettent en exergue le rôle des enfants et adolescents dans la réalisation des Objectifs de développement durable (ODD) :

Le 20 novembre marque la date anniversaire de l'adoption de la Convention relative aux Droits de l'Enfant. Dans le cadre de la célébration, le 20 novembre 2017, de la Journée mondiale de l'enfance, le Ministère du Genre, Enfant et Famille et l'UNICEF mettent sur pied plusieurs initiatives pour donner la parole aux enfants et aux adolescents, tout en leur offrant la possibilité de s'engager dans l'action. Le thème central est « le rôle que les enfants et adolescents peuvent jouer dans le cadre de la réalisation des Objectifs du développement durable à l'horizon de 2030 ».

Pour ce faire, en plus de la cérémonie de célébration organisée par la Ministre du Genre, Enfant et Famille, Chantal Safou Lopusa, le lundi 20 novembre 2017 à l'hôtel du Gouvernement, des enfants et adolescents ont accompagné divers décideurs, à travers le pays dans leurs tâches et prises de décisions quotidiennes. Il s'agit notamment de la Ministre du Genre et du Représentant de l'UNICEF en RDC. Il leur a été également accordé la possibilité de déterminer et d'animer des émissions de radio et de télévision à l'échelle nationale, entre autres sur Radio Okapi et Digital Congo.

Autre projet planifié dans le cadre des célébrations de la Journée mondiale de l'enfance est le projet de l'exposition : « Pour chaque enfant, des rêves ». Cette exposition de photographies présente une série de portraits d'enfants et d'adolescents en RDC mettant en scène ce qu'ils souhaiteraient devenir en 2030. Ces photos font passer un message de paix et montrent les rêves des enfants en RDC tout en les liant à l'agenda du développement mondial, des ODD.

L'exposition a été inaugurée le 21 novembre prochain à l'Institut français à Kinshasa. Elle pourra être visitée librement jusqu'au 11 décembre prochain. Une version de l'exposition « Pour chaque enfant, des rêves » sera présentée à travers tout le pays afin de garantir un retentissement national du message porté par les enfants et les adolescents.

Pour marquer le caractère festif des célébrations, le Ministère du Genre et l'UNICEF organisent à la Halle de la Gombe un concert unique de Lexus Légal autour du thème des enfants et des adolescents et leurs rêves pour l'avenir. Le concert aura lieu le vendredi 24 novembre à partir de 19h00. L'accès est libre.

Situation militaire

Les principales informations de la semaine nous viennent de la province du Sud-Kivu, du territoire de Beni et du Kasaï.

L'environnement sécuritaire dans la province du Sud-Kivu durant la période sous examen est demeuré volatile et surtout, caractérisé par une résurgence des activités négatives des groupes armés.

La Force de la MONUSCO continue de remplir son mandat de protection des civils par la projection rapide de ses troupes afin de mettre un terme à la violence dans la région.

A ce titre, les opérations militaires engagées conjointement avec les Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC) et les Forces spéciales de la MONUSCO depuis un mois dans la péninsule d'Ubwari, ont permis de nettoyer cette zone des éléments négatifs. Cet effort se poursuit en ce moment même au niveau de l'ouest de Fizi avec pour objectif de neutraliser les présumés Mayi-Mayi Yakutumba et de restaurer la liberté de mouvement le long de l'axe Lulimba-Kilemwe.

Dans le territoire de Beni, la situation sécuritaire continue d'être une préoccupation majeure pour la Force. Ainsi, suite à des attaques perpétrées par des éléments ADF au PK15 et PK 20 sur l'axe Mbau-Semiliki le 18 novembre 2017, la MONUSCO a déployé des Forces de réaction rapides en appui aux FARDC.

Enfin, au Kasaï, la Force de la MONUSCO a ouvert une nouvelle base dans la localité de Mweneditu (Province de Lomami). Ce déploiement qui vise à assurer un environnement protecteur pour la population locale, renforce davantage le dispositif de la MONUSCO dans cette région et porte à huit le nombre de bases au grand Kasaï (Kananga, Tshikapa, Mbuji-Mayi, Luiza, Bulungu, Tshimbulu, Kamonia et Mweneditu).

Congo-Kinshasa

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