24 Novembre 2017

Tunisie: Ils écrivent l'histoire à l'envers

C'est difficile de l'admettre, mais on réalise de plus en plus que le football au Club Africain est entré dans une phase de décomposition et de déstabilisation générale. Plus que des histoires de résultats ou de matches, la situation actuelle n'offre aucunement les contours d'une éventuelle réhabilitation.

D'une quelconque métamorphose. Entre le CA d'hier et celui d'aujourd'hui, il y a tout un sujet de réflexion à faire. Joueurs, staff technique, bureau directeur, voici qu'apparaît devant chacun un champ d'action autour duquel la mobilisation et le dévouement pour les couleurs du club tardent à se dessiner.

La situation actuelle ne révèle pas les hommes qu'il faut à la place qu'il faut. Il y en a de toutes les couleurs dans la famille clubiste. D'une façon générale, et à l'exception de quelques-uns, la plupart des acteurs ne sont pas unis, ne sont pas homogènes, ne partageant pas les mêmes idéaux et les mêmes convictions que ce qui est réellement exigé dans un club d'une exceptionnelle renommée. La gestion, de près ou de loin, a consacré l'idée selon laquelle l'on s'unit pour mieux se diviser! Les désaccords, les divergences sont aujourd'hui le quotidien du club.

Le football, comme tant d'autres activités, est un signe de volonté et d'abnégation. D'appartenance et d'attachement. De bienveillance et de loyalisme. C'est dire à quel point les hommes du CA devraient aujourd'hui avoir conscience de cette réalité. Combien leur comportement et leur prise de position devraient renvoyer l'image d'une équipe dirigeante bien dans sa peau et souvent dans son meilleur élément.

Les causes d'une reconversion ratée des responsables actuels sont diverses et diversifiées : un entourage pas suffisamment impliqué dans les affaires du club, des choix hasardeux, des égarements souvent répétés. S'ils brassent des millions pendant leur carrière, la plupart des responsables clubistes ne sont pas encore habitués à faire le bon compte.

Mais les perspectives sont toujours là. Avec cependant quelles ressources et quels moyens pour redresser la barre? Là où les valeurs sportives ont perdu leur sens, là où le sentiment d'appartenance au club a été aussi bafoué par la plupart de ceux qui se sont succédé dans les responsabilités. Les défaillances et le gâchis ne manqueront pas peut-être aussi de laisser leurs marques.

Pourtant, le Club Africain est l'un des rares clubs qui, par son passé et ses acquis, avait les meilleurs fondamentaux pour asseoir les valeurs sportives de bonne gestion et de bonne conduite dans la cour des grands. Que ce soit sur les terrains ou ailleurs, les différentes parties prenantes ont affiché tellement de carences pour aborder les prochains jours en confiance. Depuis le temps que ça dure, on a fait un fort mauvais usage des notions et des valeurs sportives.

Par conséquent, on ne peut pas faire disparaître magiquement les réalités auxquelles elles correspondent par un simple coup d'orgueil.

Le club aurait ainsi besoin de retrouver ses vertus, de changer de trajectoire, de baliser la voie. Ceux qui défendent une approche centrée sur l'intérêt commun plutôt que l'intérêt individuel savent parfaitement qu'il est temps de saisir le sens de la rupture comme un processus désormais inévitable et dont il est urgent d'en retracer les différentes étapes et d'en favoriser les conditions émergentes.

Une approche qui suppose de ne plus verser dans l'incompétence, dans la médiocrité. Mais surtout de comprendre le sens d'une prise de conscience au regard d'une histoire. Au regard d'un monument...

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