28 Novembre 2017

Afrique: Approche chaine de valeur – La porte d'entrée de la finance digitale dans l'agriculture

Photo: FAO
Utiliser les sciences nucléaires pour nourrir le monde?

L’approche chaine de valeur est la porte d’entrée de la finance digitale dans l’agriculture. C’est la conviction d’acteurs avisés qui ont exploré la question dans le cadre d’un panel que la Groupe Ecobank avait organisé le jeudi 23 novembre 2017 à Dakar.

« Agridigital Finance : la finance digitale pour une agriculture moderne et inclusive ». C’est le thème autour duquel Ecobank Sénégal avait convoqué la réflexion dans le cadre d’un panel qu’il avait organisé le jeudi 23 novembre à Dakar.

Acteurs du monde agricole, institutions financières et de développement, sont unanimes sur le fait l’approche chaine de valeur est la voie du salut pour une introduction réussie de finance digitale.

Selon Mamadou Diop de Locafrique, l’approche chaine de valeur permet l’introduction de la technologie dans l’agriculture et ce qui va faciliter l’inclusion financière. A son avis, elle permet d’apporter des solutions mis en exergue dans le secteur agricole avec une meilleure gestion des risques, d’améliorer la qualité de la production et adresser les besoins de financement.

Même son de cloche pour Amadou Moustapha Ly du Programme Croissance économique de l’USAID. Pour lui, l’inclusion financière est la colonne vertébrale de l’accès au financement. Du coup, le défi de l’inclusion des banques dans l’agriculture se pose surtout dans la région ouest africaine qui est encore en retard dans ce domaine.

Jean Michel Voisard, expert au programme Naatal Mbaay, pour sa part, souligne que l’inclusion financière des agriculteurs va au-delà de l’approche chaine de valeur mais une transformation complète de l’agriculture.

A son avis, pour réussir cette phase, il faut faire de sorte que les producteurs développent des mécanismes sur leurs moyens de travail avec la mise en place d’applications mobiles qui changent le modèle agricole.

Ce qui reviendrait en amont à lancer un processus d’éducation digitale des producteurs pour mieux les outiller afin de mieux tirer profit des opportunités offertes par l’essor de la finance digitale.

Pour M. Voisard, ces outils permettront aux producteurs de suivre l’évolution des marchés, de réduire les coûts de collecte et suivre la production de manière précise. A cet effet, il estime que les développeurs doivent travailler en étroite collaboration avec les producteurs avant la mise en place de n’importe quelle application qui leur est destinée.

Dans la même foulée, M. Fall de la Compagnie nationale d’assurance agricole du Sénégal, considère que les outils digitaux permettent aux producteurs d’avoir accès à une clientèle beaucoup large et fidèle mais aussi d’avoir des orientations sur les possibilités de financement qu’offre le secteur bancaire.

Ce qui cadre avec ce panel qui, selon les responsables d’Ecobank Sénégal, répond à l’ambition du Groupe de contribuer à une inclusion financière plus forte au sein de nos économies à travers des solutions modernes et sécurisées.

Ce tableau illustratif permet au Responsable Pays de la Banque africaine de développement (Bad) au Sénégal, M. Serge Marie N'Guessan que la finance digitale est l’avenir pour transformer l’agriculture africaine.

Compte tenu de l’importance du besoin de financement estimé à 350 milliards de F Cfa pour les dix prochaines années, M. N'Guessan juge nécessaire de lever les barrières à l’accès aux services de financement de base.

A l’en croire, la BAD soutient les réformes structurelles dans l’agriculture pour propulser la finance digitale dans ce secteur.

Afrique

Jérusalem - Le Hezbollah appelle à la mobilisation contre la décision de Trump

La contestation contre la décision du président américain Donald Trump de reconnaître… Plus »

Copyright © 2017 allAfrica.com. Droits de reproduction et de diffusion réservés. Distribué par AllAfrica Global Media (allAfrica.com). Pour toute modification, demande d'autorisation de reproduction ou de diffusion, contactez directement le propriétaire des droits en cliquant ici.

AllAfrica publie environ 900 articles par jour provenant de plus de 140 organes de presse et plus de 500 autres institutions et particuliers, représentant une diversité de positions sur tous les sujets. Nous publions aussi bien les informations et opinions de l'opposition que celles du gouvernement et leurs porte-paroles. Les pourvoyeurs d'informations, identifiés sur chaque article, gardent l'entière responsabilité éditoriale de leur production. En effet AllAfrica n'a pas le droit de modifier ou de corriger leurs contenus.

Les articles et documents identifiant AllAfrica comme source sont produits ou commandés par AllAfrica. Pour tous vos commentaires ou questions, contactez-nous ici.