5 Décembre 2017

Afrique: COP23 - Le WWF reconnaît les progrès réalisés

L'ONG internationale a salué l'accent mis sur l'ambition, même si les pays reportent l'action immédiate. Elle a exhorté les gouvernements à renforcer l'action urgente, finaliser le règlement de l'Accord de Paris et décider collectivement d'examiner et de renforcer, de toute urgence, l'ambition des engagements climatiques post-2020.

À la fin des travaux de la COP23, le 17 novembre dernier à Bonn, en Allemagne, le Fonds mondial pour la nature (WWF) a reconnu, dans un communiqué rendu public le 29 novembre, « les progrès réalisés pour jeter les bases d'un accroissement de l'ambition climatique jusqu'en 2020 et au-delà ». Mais WWF a, par ailleurs, noté que 2018 sera la clé pour que les pays donnent des signaux clairs de leur intention d'intensifier et d'améliorer leur plan dans la lutte contre le réchauffement climatique.

Pour cette organisation, en effet, un an après l'entrée en vigueur de l'Accord de Paris, les négociations au cours des deux semaines de travaux ont permis aux pays de s'accorder sur des questions cruciales d'action et de soutien avant 2020 et sur le rôle du genre, des communautés locales et des peuples autochtones dans l'action climatique.

Cependant, a-t-elle rappelé, il reste beaucoup à faire pour que l'humanité puisse saisir la petite fenêtre d'opportunité dont elle dispose pour atteindre les objectifs de cet accord climatique historique. « Les gouvernements doivent renforcer l'action urgente, finaliser le règlement de l'Accord de Paris et décider collectivement d'examiner et de renforcer de toute urgence l'ambition des engagements climatiques post-2020 », a souligné le WWF dans son communiqué.

« Dès le début, les paradoxes de cette COP ont été nombreux. Les négociateurs se sont réunis à Bonn sous la présidence fidjienne et, alors que les États délibèrent sur les actions futures, les villes, les régions, les entreprises et les communautés ont redoublé d'efforts pour atteindre les objectifs de l'Accord de Paris. Nous avons également constaté que, malgré l'élan constaté dans les couloirs de Bonn, les pays sont toujours à la traîne », a déclaré le directeur du programme Climat et énergie à WWF international, Manuel Pulgar-Vidal, cité dans ce document.

À l'en croire, dans une année marquée par des catastrophes climatiques extrêmes et potentiellement la première augmentation des émissions de carbone en quatre ans, a-t-il dit, le paradoxe entre ce qui est fait et qui doit être livré est clair: les pays doivent agir avec une plus grande ambition climatique et, bientôt, se mettre sur le chemin vers un futur de 1,5° C d'augmentation de température.

Continuer l'héritage des Fidji

De l'avis de WWF, en relevant le rôle de l'action pré-2020 dans le processus de la CCNUCC et en convenant de la conception d'un processus d'examen et d'ambition par le dialogue Talanoa, la COP23 a fourni des éléments de base importants pour faire avancer l'esprit de l'Accord de Paris. Mais, a prévenu cette ONG internationale active dans le domaine de la conservation, le succès est loin d'être garanti.

La présidence polonaise doit, a-t-elle indiqué, compléter et soutenir les efforts déployés par Fidji pour accélérer la mise au point du règlement qui guidera la mise en œuvre de l'Accord de Paris et assurera un financement prévisible et accru aux pays en développement, y compris pour les pertes et dommages. « Il y a deux ans, les pays du monde entier s'étaient vu confier un mandat important à Paris. Aujourd'hui, ils progressent mais avec l'accélération des impacts du changement climatique, le rythme et l'ampleur de la réponse restent insuffisants. Il est temps de faire preuve d'une vision plus audacieuse, d'une innovation et d'une action urgente - au niveau national et international - et de tirer parti de l'élan clair que nous voyons déjà dans nos sociétés et nos économies. Nous comptons sur la Pologne pour continuer l'héritage des Fidji afin de concrétiser l'ambition et la vision de l'Accord de Paris », a ajouté le directeur du programme Climat et energie à WWF international.

WWF a, par ailleurs, noté que les pays n'étaient pas les seuls à agir. Grâce au partenariat de Marrakech pour l'action mondiale pour le climat, a-t-elle relevé, les efforts déployés par les États et les acteurs non étatiques - y compris les villes, les régions, les entreprises, les investisseurs et la société civile - pour galvaniser l'action climatique étaient à l'ordre du jour. L'ONG a souligné, pour s'en convaincre, que son pavillon « PandaHub » a accueilli un programme complet d'échanges et d'événements pour montrer la valeur de la collaboration et de l'innovation afin de créer un avenir durable et résilient pour tous. Alors que « US Climate Action Center » a réuni plus de cent dirigeants des États américains et des gouvernements locaux, du secteur privé et du milieu universitaire, démontrant ainsi l'engagement des Etats-Unis à demeurer un chef de file mondial dans la réduction des émissions de gaz à effet de serre.

Le WWF, note-t-on, est l'une des nombreuses organisations soutenant la nouvelle génération de leaders climatiques qui composent le mouvement « We Are Still In », la plus grande coalition des États jamais créée pour soutenir l'action climatique. « Jamais auparavant, une coalition de chefs d'entreprises, d'État et de dirigeants locaux américains ne s'est réunie sous une bannière commune pour stimuler l'action climatique », a avoué le vice-président principal du WWF sur le Changement climatique et l'énergie, Lou Leonard, cité dans le communiqué de cette ONG.

En travaillant ensemble, a-t-il renchéri, ils peuvent faire en sorte que les États-Unis respectent leur engagement au titre de l'Accord de Paris tout en créant de nouveaux emplois et assurant un avenir plus sûr pour les communautés d'Amérique et du monde entier.

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