5 Décembre 2017

Burkina Faso: Enfin, un service de radiologie au CMA de Zorgho

Kantigui a été content d'apprendre l'inauguration, le 23 novembre 2017, d'une unité de radiologie au Centre médical avec antenne chirurgicale (CMA) de Zorgho, chef-lieu de la province du Ganzourgou.

En effet, selon les sources de Kantigui, le besoin de cette unité était crucial quand on considère les 55 formations sanitaires du district qui réfèrent leurs patients à ce centre, les 427 892 habitants dont 102 564 femmes en âge de procréer dans l'aire du district sans oublier les multiples accidents le long de la route nationale n°4 qui traverse Zorgho. L'informateur de Kantigui a indiqué que le joyau composé d'une maisonnette et d'un ensemble d'appareils haut-de-gamme permettant de faire des radiographies et des échographies a coûté plus de 83 millions de F CFA et a été offert par la république de Chine/ Taïwan.

L'ambassadeur de cette république a pris part à la cérémonie aux côtés du secrétaire permanent des Engagements nationaux et des autorités locales. Kantigui joint sa voix à l'ensemble des autorités pour dire merci à la république de Chine-Taïwan et souhaiter que l'unité soulage les peines des malades et de leurs accompagnants qui devaient se rendre à Ouagadougou (110km) ou Koupéla (35 km) pour une radio ou une échographie. Il invite alors les différents acteurs au bon entretien de l'édifice.

Direction des moyennes entreprises : difficile de faire un versement

Il est revenu à Kantigui qu'effectuer des versements à la Direction des moyennes entreprises (DME), sise au quartier Koulouba de Ouagadougou relève du parcours du combattant. « Pour verser les TVA et les IUTS, j'y passe pratiquement toute la journée », a confié la source de Kantigui. Selon elle, le problème est que le réseau est pratiquement inexistant. A cela s'ajoute le fait qu'il n'y a qu'un seul guichet pour tous les usagers. Et dans ces conditions, si vous n'arrivez pas à vous acquitter de la somme à temps, la pénalité est vite appliquée. Pis, en cas de confusion, pour prouver que vous êtes à jour, à la quittance qui vous a été délivrée par le même agent, il faut joindre une demande timbrée à 500 F CFA. A tout cela s'ajoute le fait que la structure ne délivre pas à la fois plus de trois attestations de situation fiscale, pourtant payantes. « J'en ai demandé 20 mais on me donne trois par jour », atteste une autre source.

Paradoxalement, des indiscrétions ont soufflé à Kantigui que deux milliards de F CFA ont été débloqués par les autorités pour remplacer les ordinateurs défaillants et régler le problème de réseau mais jusque-là, aucune action allant dans ce sens. Kantigui qui, sait que l'Etat a énormément besoin d'argent pour fonctionner, a du mal à comprendre qu'au même moment des agents sont dans l'incapacité d'encaisser les « sous » qu'on vient leur donner.

Arbolé : les élèves remontés contre leurs enseignants

En partance de Ouagadougou pour Ouahigouya, hier mardi 5 décembre, Kantigui a été stoppé net au niveau du village de Arbolé, à une soixantaine de Km de Ouagadougou. De 8h à 13h, la route a été bloquée par des élèves qui manifestaient contre leurs enseignants. Ils leur reprochent de ne pas faire assez d'évaluations. En plus, les mécontents ont fait savoir à Kantigui qu'ils réclamaient justice pour leur camarade, Flavien Nébié, tué le 6 décembre 2000 lors d'un mouvement de grève à Boussé. Les usagers de la route ont dû leur salut au maire de la commune et aux autorités coutumières qui sont venus apaiser la situation.

Rakiéta : un conducteur sans convoyeur!

Kantigui a séjourné, en fin novembre, dans la région des Hauts-Bassins. Pour le retour à la capitale, il a fait le trajet avec la compagnie de transport Rakiéta. Plusieurs dizaines de passagers et Kantigui ont embarqué à 22 heures, à bord du bus climatisé. A la sortie de Bobo-Dioulasso, le car marque un arrêt et deux autres personnes font leur entrée. Pour ranger les bagages de ces dernières, Kantigui fut surpris de voir le conducteur à la tâche, tout seul. Après Houndé, l'on marqua une pause « pipi ». Encore, il s'assure de la présence de tous. Près de cinq passagers sont arrivés à destination à Boromo et trois autres désirent faire leur entrée. Le conducteur décharge les valises des uns et charge les baluchons des autres. Approché, le « conducteur-bagagiste » confie à Kantigui qu'il est seul, sans convoyeur. Si cela est avéré, les responsables de Rakiéta doivent revoir leur copie. Un conducteur reconverti en bagagiste, au cours d'un trajet comme Ouaga-Bobo rassure peu.

Boulkiemdé : des grincements dans la correction du BEPC

De passage ce week-end dans le Boulkiemdé, Kantigui est tombé sur un débat entre enseignants. Recrutés dans le cadre du Programme emploi jeunes pour l'éducation nationale (PEJEN), cette année, ces derniers tiennent des classes de 3e. Après une réunion à la Direction régionale de l'éducation nationale, ces enseignants ont été informés qu'ils ne prendront pas part à la correction du BEPC. Une décision qu'ils ont du mal à comprendre et à accepter. « Tous les enseignants des classes de 3e remplissent des fiches de correction qui permettent de les identifier et de leur donner le droit de prendre part aux corrections de l'examen », expliquent-ils. En outre, ils ne comprennent pas pourquoi leurs camarades de promotion servant dans d'autres localités ont participé à la correction l'année dernière et y prendront part certainement cette année et pas eux. Kantigui invite les responsables du MENA à clarifier la situation afin de faire baisser la tension née de cette affaire.

Commune de Moussodougou : le maire traduit deux chefs de villages en justice

Le torchon brûle entre la population de la commune rurale de Moussodougou, dans la Comoé, et le maire, Dominique Sourabié. De ce qui est tombé dans les oreilles de Kantigui, la construction d'un collège est en train de compromettre le vivre-ensemble. En effet, un septuagénaire, propriétaire terrien avait cédé à la commune une partie de son verger pour la construction d'une école sous paillotte. Cette année, il est question d'ériger l'école en matériaux définitifs. Approché par les habitants, il n'a pas trouvé d'inconvénients à céder, encore gratuitement, un nouveau site de quatre hectares, en remplacement de l'ancien. Un site situé à 600 mètres du verger. Une proposition que refuse le bourgmestre qui tient au site initial. De ce qui est revenu à Kantigui, la situation a dégénéré et à l'initiative de la société civile, la population bat le pavé pour réclamer la démission du maire. En novembre dernier, elle a fermé les locaux de la mairie et remis les clés à la gendarmerie. Selon les sources de Kantigui, l'édile a porté plainte, premièrement contre le propriétaire terrien et, deuxièmement, contre une quarantaine de personnes dont deux chefs de villages (Kolokolo et Moussodougou) pour destruction de biens publics et incitation à la révolte.

Burkina Faso

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