6 Décembre 2017

Madagascar: Consommation - Des task forces pour contrôler le prix du riz

Le Premier ministre Olivier Mahafaly Solonandrasana, accompagné d'une délégation du ministre du Commerce et de la Consommation Chabani Nourdine, est descendu au marché d'Anosibe hier, pour évaluer les prix affichés du riz.

Outre les mesures déjà prises, le gouvernement a annoncé la mise en place d'un dispositif de contrôle des prix du riz. « Des "task forces" seront mises place dans chaque district, pour contrôler de manière journalière le prix du riz local et importé, la quantité de riz en stock et le besoin mensuel du district pour éviter la rupture de stock », a-t-il déclaré, lors d'un entretien avec la presse. Le prix du riz importé sera également contrôlé.

« Nous avons constaté que c'est le prix du riz local qui connaît une hausse importante des prix par rapport au riz importé. Le gouvernement travaille avec des grossistes pour maintenir le prix affiché du riz depuis la base, c'est-à-dire à Toamasina, à soixante douze mille ariary » constate le Premier ministre.

Selon Olivier Mahafaly Solonandrasana, il y a une explication logique à cela. « Ce problème est dû à l'insuffisance de la production engendrée par les changements climatiques », a-t-il expliqué.

Supervisions conjointes

Cela dit, les commerçants ont également une part de responsabilité par rapport à tout cela. « Le détaillant ne devrait pas non plus prendre une très grosse marge dans la revente. Si, par exemple, il achète le riz à 1620 ariary le kilo, il devrait le revendre à 1750 ariary tout au plus », a-t-il attesté. Pourtant, dans la réalité, le détaillant propose un prix nettement plus élevé. À cet effet, le gouvernement lance un appel aux associations de consommateurs à superviser conjointement ces prix avec l'État.

À l'international, le prix du riz est environ de 12 dollars le quintal, depuis le mois de janvier. Cependant, les prix des variétés locales n'ont pas cessé d'augmenter depuis le mois de février. Lors d'une conférence de presse du 24 janvier, Armand Tazafy, ministre du Commerce et de la consommation de l'époque, a annoncé que le manque d'eau a engendré une baisse de la récolte de riz. On parle alors de 20% de la production. Dès lors, l'importation est ainsi perçue comme la solution appropriée pour satisfaire la demande.

Madagascar

Emeutes à Ikongo - Le procureur et le gardien chef en fuite

Les près de huit cents émeutiers auteurs de casse de la prison à Ikongo avant-hier veulent les… Plus »

Copyright © 2017 L'Express de Madagascar. Droits de reproduction et de diffusion réservés. Distribué par AllAfrica Global Media (allAfrica.com). Pour toute modification, demande d'autorisation de reproduction ou de diffusion, contactez directement le propriétaire des droits en cliquant ici.

AllAfrica publie environ 900 articles par jour provenant de plus de 140 organes de presse et plus de 500 autres institutions et particuliers, représentant une diversité de positions sur tous les sujets. Nous publions aussi bien les informations et opinions de l'opposition que celles du gouvernement et leurs porte-paroles. Les pourvoyeurs d'informations, identifiés sur chaque article, gardent l'entière responsabilité éditoriale de leur production. En effet AllAfrica n'a pas le droit de modifier ou de corriger leurs contenus.

Les articles et documents identifiant AllAfrica comme source sont produits ou commandés par AllAfrica. Pour tous vos commentaires ou questions, contactez-nous ici.