7 Décembre 2017

Cameroun: Contrat de désendettement et de développement - ce qui a été réalisé

Les faits

En 10 ans, de nombreux projets ont été menés pour améliorer le quotidien des Camerounais.

966 milliards de F pour financer neuf secteurs de la vie et de l'économie camerounaise. Voilà en quoi peuvent se résumer les 10 ans d'implémentation du contrat de désendettement et de développement (C2D) entre la France et le Cameroun.

Un contrat mis en œuvre au Cameroun depuis 2007, dans un souci d'améliorer le quotidien des Camerounais et de participer à la marche du pays vers l'émergence en 2035. L'éducation, la santé, les infrastructures urbaines et rurales, l'agriculture, l'environnement et les forêts, la recherche, la culture, le développement rural et la formation professionnelle sont les domaines d'intervention ciblés.

Sur le terrain, près de 500 salles de classe construites et plus de 200 autres réhabilitées, puis équipées à travers le pays, avec en plus, 37 200 instituteurs contractualisés.

Les fameux chèques santé et les kits obstétricaux, mis en place pour les femmes enceintes sont un autre bon point du C2D au Cameroun. Le nouveau visage du carrefour de la Douche municipale à Douala et de l'échangeur simplifié de Yaoundé (place de la Région), le 2e pont sur le Wouri sont d'autres projets réalisés grâce aux fonds de ce contrat.

Pour ce qui est du développement rural, le C2D a fortement contribué au financement du Programme national de développement participatif (PNDP) afin d'accompagner les collectivités territoriales décentralisées dans la mise en œuvre de la décentralisation.

On sait ainsi que grâce aux appuis du PNDP, aujourd'hui déployé dans toutes les communes du pays, environ 4000 microprojets ont été réalisés dans des domaines aussi variés que l'hydraulique, la santé, l'éducation, les pistes rurales et les ponts, etc. Mais tout n'a pas été que rose.

En effet, à ce jour, quelques difficultés sont à noter dans la réalisation des projets C2D. C'est le cas avec le projet d'aménagement des capitales régionales, exécuté à plusieurs vitesses. En effet, si les grandes métropoles comme Yaoundé et Douala sont bien loties, les autres semblent traîner le pas.

C'est le cas de Bafoussam où des projets préalablement identifiés depuis 2013 et 2014 par le Comité local de concertation pour un arbitrage du Programme d'investissement prioritaire actualisé de la ville de Bafoussam n'ont pu être exécutés. Et pour cause, les études ont montré un dépassement de l'enveloppe de plus de 20 milliards de F.

D'où la décision des membres du comité local d'orienter les financements vers d'autres projets. Le centre de formation aux métiers de Bandjoun, dont la première pierre a été posée il y a plusieurs mois, tarde à sortir de terre. Ce qui fait ressurgir l'éternelle question de la maturation des projets.

Autres difficultés que rencontre le C2D au Cameroun, la stagnation, des fonds et les longues procédures de passation des marchés. Mais de l'avis de Justine Ndogmo, coordonnateur du secrétariat technique d'appui dédié à l'exécution du C2D, des mesures ont été prises pour que tout se passe bien, afin que cette 3e et dernière génération du contrat, dite de maturation, se termine en beauté.

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