7 Décembre 2017

Afrique: Pour Standard & Poor's le Franc CFA ne sera pas dévalué sur le moyen terme et reste un atout contre l'inflation

Dans un rapport d’analyse publié sur les pays qui seraient les plus exposés à une éventuelle dévaluation du franc CFA utilisé en Afrique de l'Ouest et Centrale, Standard & Poor’s Global Rating, l'agence de notation américaine, a exclu l'éventualité d'une survenance de cette situation sur le moyen terme. « Nous devons souligner que la dévaluation (du FCFA ndlr) n'est pas le scénario de référence de S&P Global Ratings, et que nos notes sur les gouvernements de la région (concernée par cette monnaie) ont des perspectives stables », a fait savoir Remy Carasse, et analyste crédit chez S&P Global Ratings.

L' Agence Ecofin qui donne l'information souligne que l ’analyse est soutenue dans son argumentaire par plusieurs éléments, notamment, le fait que les différents accords conclus avec le Fonds Monétaire International en zone CEMAC et la robustesse des activités économiques en Côte d'Ivoire et au Sénégal dans la zone UEMOA, contribueront à préserver la stabilité extérieure de ces deux zones monétaires.

Le d'information confie que cette réalité globale doit cependant tenir compte des disparités propres à chacune des zones. Vu sous cet angle, la zone CEMAC serait la plus proche d'une dévaluation.

Avant de préciser que même si le niveau de couverture extérieur de la monnaie y est largement au-dessus des 20% en dessous desquels les accords monétaires avec la France prévoient une dévaluation.

Par ailleurs, depuis la conférence d'urgence des chefs d’État de la sous-région, qui s'était tenue en décembre 2016 à Yaoundé, deux pays présentant de risques systémiques importants (Congo et Guinée Équatoriale), n'ont toujours pas trouvé d'accord avec le Fonds Monétaire International.

Ainsi, fait savoir le rapport, si une situation de dévaluation monétaire survenait actuellement, la République du Congo, en Afrique centrale, serait la plus exposée à de graves défis macroéconomiques. Dans le top cinq des pays à risque, face à une telle situation, on retrouve le Gabon et la Guinée Équatoriale.

Plus généralement, Standard & Poors met l'accent sur le fait que, si une dévaluation du Franc CFA survenait finalement, les leaders économiques des deux régions qui l'utilisent, précisément le Gabon, le Cameroun (CEMAC), la Côte d'Ivoire et le Sénégal (UEMOA), connaitraient de gros problème avec leurs dettes commerciales libellés en devises étrangères.

Enfin, poursuit l'Agence Ecofin, Standard & Poors a donné son point de vue sur la question autour du FCFA, en indiquant que, bien que contestée dans plusieurs pays, notamment au Cameroun, au Bénin, au Gabon ou encore au Sénégal, cette monnaie a contribué de manière significative, à assurer une relative stabilité des prix sur les marchés où elle est utilisée, avec des inflations (hausse des prix) de moins de 3,1%, au contraire de la moyenne africaine qui se situe autour de +15,1%.

Afrique

H.Védrine - «La France n'a pas pour vocation de jouer au gendarme en Afrique»

Entretien avec Hubert Védrine. Retour avec l'ancien ministre français des Affaires… Plus »

Copyright © 2017 allAfrica.com. Droits de reproduction et de diffusion réservés. Distribué par AllAfrica Global Media (allAfrica.com). Pour toute modification, demande d'autorisation de reproduction ou de diffusion, contactez directement le propriétaire des droits en cliquant ici.

AllAfrica publie environ 900 articles par jour provenant de plus de 140 organes de presse et plus de 500 autres institutions et particuliers, représentant une diversité de positions sur tous les sujets. Nous publions aussi bien les informations et opinions de l'opposition que celles du gouvernement et leurs porte-paroles. Les pourvoyeurs d'informations, identifiés sur chaque article, gardent l'entière responsabilité éditoriale de leur production. En effet AllAfrica n'a pas le droit de modifier ou de corriger leurs contenus.

Les articles et documents identifiant AllAfrica comme source sont produits ou commandés par AllAfrica. Pour tous vos commentaires ou questions, contactez-nous ici.