7 Décembre 2017

Burkina Faso: Axe Ouaga-Kaya - Les usagers bloqués par des manifestants

Une foule de manifestants composés de transporteurs, d'élèves et de commerçants de la ville de Kaya, a bloqué la route qui traverse la ville de Kaya. C'était hier, 6 décembre 2017. Les manifestants réclamaient la libération pure et simple de deux des leurs condamnés, ont-ils dit, à 6 mois de prison, pour avoir dénoncé une mauvaise gestion des réserves et parcelles dans la ville de Kaya. Plusieurs camions, cars de transport en commun et autres usagers de la route ont dû y passer des heures sans pour autant avoir la possibilité de poursuivre leur chemin.

« Même si vous réclamez vos droits, vous n'avez pas le droit de piétiner ceux des autres !» Cette phrase, c'est le cri du cœur d'un passager nigérien en partance pour la Côte d'Ivoire en passant par le Burkina Faso, le 6 décembre 2017. En effet, depuis la veille à 10h, le car d'une compagnie de transport en commun qu'il a emprunté pour effectuer son voyage, était bloqué au péage de la ville de Kaya. Ce passager était donc contraint de « poiroter » toute la journée sous un soleil de plomb.

Comme lui, des centaines de passagers ont subi le même sort ce même jour. L'auteur de ces lignes en fait partie : « Comme dirait l'autre, ce n'était pas la joie pour nous. En partance pour Dori dans le cadre du service, notre car a été contraint de s'arrêter à Ziniaré.

Car, un groupe d'élèves, aux environs de 10h 30, a stoppé notre « marche ». Après plusieurs minutes de négociations, nous voilà autorisés à poursuivre le chemin. Seulement, notre joie de reprendre la route a été de courte durée. Puisque, nous allons vivre un évènement similaire à l'entrée de la ville de Kaya ; cette fois à 12h, l'heure où la faim devient coriace pour l'homme ».

Au début, nous pensions à un mouvement d'humeur des élèves, comme c'est le cas depuis un certain temps au Burkina Faso. Renseignements pris, il ressort que ce « blocus » n'est pas seulement l'œuvre des élèves. C'est une foule composite, composée d'élèves, de transporteurs et de commerçants, très remontée contre une décision de justice, qui manifeste.

Elle réclame la libération pure et simple de deux des leurs condamnés à 6 mois de prison pour avoir dénoncé la gestion de la ville. A les entendre, depuis un certain temps, des commerçants se voient retirer leurs lieux de commerce au profit d'autres. Des réserves sont également réattribuées à des citoyens pour usage personnel. Ce qui a entraîné le courroux d'une partie de la population. Elle décide donc de dire non à cette pratique, en barricadant les voies.

Au nombre de quatre, les condamnés ont été attraits devant le tribunal de grande instance de Kaya pour avoir accusé sans preuves, deux agents municipaux de deals de parcelles. Les accusés ont comparu avant d'être placés sous mandat de dépôt après l'annonce de la décision de justice.

Dans la foule, chaque catégorie de manifestants a sa plateforme revendicative. C'est le cas des élèves. Eux, réclament à l'Etat la satisfaction des revendications des professeurs. « Ces derniers temps, les professeurs ont décidé de ne plus évaluer les élèves. Ils dispensent les cours, mais refusent de nous évaluer tant qu'ils n'auront pas la satisfaction de leurs revendications. Nous demandons à l'Etat de tout faire pour régler rapidement ce problème », a lancé un élève dans la foule.

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