7 Décembre 2017

Afrique du Sud: L'après Zuma se prépare

Photo: African National Congress
Les candidats à la présidentielle de l'ANC avec le président Jacob Zuma, au centre, de la rangée arrière. Ils sont, de gauche à droite, Lindiwe Sisulu, Nkosazana Dlamini-Zuma, Baleka Mbete, au fond, Zweli Mkhize, Cyril Ramaphosa, Matthews Phosa et Jeff Radebe.

Le Congrès national africain au pouvoir s'apprête à élire son nouveau président qui sera son candidat à l'élection présidentielle de 2019.

Le Congrès national africain (ANC) au pouvoir en Afrique du Sud se réunit en conférence du 16 au 20 décembre prochain à Johannesburg pour élire le successeur de Jacob Zuma. Une élection capitale, d'autant plus que le vainqueur sera le candidat de cette formation politique à la présidentielle de 2019 à laquelle l'actuel président, arrivé au terme de ses deux mandats, ne se présentera pas.

A quelques jours de cette grand messe à laquelle sont attendus 5 240 délégués, la bataille s'annonce serrée entre Cyril Ramaphosa et Nkosazana Dlamini-Zuma. Les derniers sondages donnent une grande avance au vice-président de la République qui a le soutien de 1 862 fédérations contre 1 309 pour l'ancienne présidente de la Commission de l'Union africaine et ex-épouse du président sortant.

M. Ramaphosa est le candidat préféré de cinq des neuf provinces du pays, alors que Mme Zuma est soutenue par les plus grosses provinces, notamment celle du Kwazulu Natal dont elle et Jacob Zuma sont originaires. Zweli Mkhize, trésorier du parti au pouvoir, est le troisième candidat.

Même si le vice-président de la République bénéficie déjà du soutien de près de 200 fédérations au Kwazulu Natal que l'on croyait pourtant entièrement acquises à sa rivale, d'aucuns pensent que rien n'est perdu pour sa challenger. Pour Anthony Butler, enseignant à l'université du Cap en Afrique du Sud, tout se jouera lors de la conférence.

Non seulement les fédérations n'ont pas toutes le même poids pour ce qui est du nombre de délégués, mais le vote se tiendra à bulletin secret et chaque électeur aura le dernier mot dans l'isoloir. L'universitaire y voit déjà une porte ouverte au lobbying et à l'achat des voix.

L'analyste politique Ivor Sarakinsky, enseignant à l'université Witwatersrand de Johannesburg, regrette déjà d'éventuelles dérives. « Cela veut dire que les délégués peuvent percevoir de l'argent en échange de leur vote et se faire corrompre par un camp ou par un autre qui aurait besoin de voix supplémentaires.

L'ANC n'a jamais caché que ce phénomène d'achat de voix existait et était un réel problème. Et leurs leaders dénoncent régulièrement cette pratique», souligne-t-il.

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