7 Décembre 2017

Sénégal: SIDA - Le retrait des bailleurs déploré par une médiatrice vih

Une médiatrice vih, membre de l'association des personnes vivant avec le vih (PVVIH) de Sédhiou déplore la rareté de ressources allouées à la lutte qui annihile "quasiment" toutes les activités permettant aux malades de se retrouver pour discuter de leur problème et de leur statut.

"Dans les années 2010-2012, il y avait plus de bailleurs qu'aujourd'hui où les moyens destinés à la prise en charge des personnes vivant avec le vih se font de plus en plus rares" a dit la dame qui s'adressait à des journalistes en tournée dans la région de Sédhiou sous le couvert de l'anonymat.

À l'en croire, les associations de PVVIH n'ont plus d'activités faute de moyens et pourtant, relève-t-elle, "c'est grâce à ces activités qu'on arrive à ne pas nous sentir stigmatisés, discuter et rigoler entre nous et, ainsi, avoir tant soit peu, une vie équilibrée".

"Ce que nous vivons, explique-t-elle encore, nous ne pouvons le partager avec tout le monde et/ou le dire n'importe où. Mais, lorsque nous sommes entre nous, on se sent libre et on en oublie nos problèmes. On est plus à l'aise entre PVVIH, que lorsqu'on est avec d'autres personnes de statut différent".

Elle a fait comprendre qu'en dehors de son mari, des prestataires et de ses pairs, son statut n'est pas partagé, parce qu'elle ne refuse pas d'être stigmatisée ou discriminée, mais également d'exposer sa famille.

"C'est l'unique raison qui fait que je n'ai pas le courage d'exposer mon statut avec mon voisinage, d'autant plus qu'en tant que personne saine, mon mari connaît mon statut sérologique, l'accepte et vit avec, sachant que c'est ma destinée" a expliqué la médiatrice.

Elle dit ne pas encore croire à la stratégie dénommée TATARSEN (Test, Treat and Retain), c'est-à-dire, dépister, traiter et retenir les personnes vivant avec le vih (PVVIH) au point de rendre leur charge virale indétectable encore appelé 90-90-90.

Une stratégie qui vise à mettre fin à l'épidémie du Sida d'ici 2020 consistant au dépistage de 90% des personnes infectées, la mise sous traitement de 90% des personnes infectées pour rendre indétectable la charge virale chez 90¨% des patients sous traitement

"Il y a tellement de PVVIH perdus de vue et de personnes qui ignorent que le vih existe réellement" a-t-elle argumenté, signalant qu'il ne faut pas "se voiler la face et faire encore plus de sensibilisation et plus de dépistage encore".

Elle reconnaît tout de même que la stratégie d'élimination de la transmission de la mère à l'enfant du vih est en passe d'être réussie à 90%. "Toute femme enceinte est proposée au dépistage et cela permet de connaître son statut et de la prendre en charge pour éviter l'infection à son enfant" dit-elle.

Des membres de l'Association des journalistes en santé, population et développement (AJSPD) qui, en collaboration avec le Conseil national de lutte contre de le Sida (CNLS), cherchent à documenter les bonnes pratiques sur le Sida dans la région sud (Kolda, Sédhiou et Ziguinchor).

Ceci, pour contribuer au renforcement de l'information et de la communication sur le sida au Sénégal, surtout au Sud où le taux de prévalence est plus élevé que celui national.

Sénégal

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