9 Décembre 2017

Afrique: Fonds d'intervention d'urgence - L'ONU réclame une contribution d'un milliard de dollars

Le secrétaire général des Nations unies a appelé, le 8 décembre, les Etats à contribuer à hauteur d'un milliard de dollars au Fonds central d'intervention d'urgence (CERF) qui soutient les opérations humanitaires de secours dans le monde.

António Guterres a déclaré, lors d'une conférence à New-York: « Au cours des douze dernières années, le CERF a été à la pointe de la réponse humanitaire. Il est sans aucun doute l'un de nos outils les plus importants pour atteindre rapidement les gens et sauver des vies », tout en remerciant les cent vingt-six Etats membres et observateurs, ainsi que les autres donateurs.

Pour Mark Lowcock, secrétaire général adjoint de l'ONU chargé des affaires humanitaires, le calcul est simple. « Un CERF plus important signifie que plus de personnes pourront être atteintes avec une aide vitale, plus rapidement », a-t-il dit.

Le CERF qui est géré par le Bureau des Nations unies pour la coordination des affaires humanitaires (Ocha). Cette année, il a financé à hauteur de cent trente millions de dollars des activités qui ont permis de sauver des vies au Nigeria, en Somalie, au Soudan du Sud et au Yémen. Le fonds a également soutenu des interventions humanitaires dans d'autres régions, notamment pour les réfugiés palestiniens, rohingyas au Bangladesh et pour les victimes des ouragans Irma et Maria dans les Caraïbes.

Le patron de l'ONU a, en outre, annoncé que cent millions de dollars du CERF seront alloués pour répondre aux besoins critiques dans neuf situations d'urgence sous-financées en République démocratique du Congo, en Ouganda, en Tanzanie, au Cameroun, au Mali, aux Philippines, en Érythrée, en Haïti et au Pakistan.

Les conflits prolongés et l'impact des catastrophes naturelles, aggravés par la fragilité structurelle et la vulnérabilité chronique, ont augmenté le nombre de personnes qui se retrouvent en mode de survie, constamment sous la menace de catastrophes. Selon lui, l'année 2018 ne s'annonce pas meilleure. Les conflits prolongés risquant d'être aggravés par les conséquences toujours plus intenses du changement climatique.

« Il n'y a aucun signe de relâchement des besoins humanitaires », a prévenu António Guterres, soulignant que l'Assemblée générale a adopté, il y a un an, une résolution appelant à un élargissement de l'objectif de financement annuel du CERF de quatre cent cinquante millions à un milliard de dollars.

Notons que le déficit de financement humanitaire mondial s'élevait à onze milliards de dollars au 30 novembre et que les plans d'intervention humanitaire ne sont financés qu'à 60% en moyenne. Le secrétaire général a souligné qu'un CERF financé à hauteur d'un milliard de dollars contribuera à renforcer le financement des urgences.

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