10 Décembre 2017

Cameroun: Incidence à l'Assemblée nationale du pays - Voici pourquoi l'honorable Tomaino Ndam Njoya est sortie de ses gongs

Lors de la plénière d'adoption du budget 2018 de l'Etat du Cameroun, qui verra les travaux se poursuivre dans la nuit, un incident qui défraie les passions et engendre la polémique s'est déroulé.

A la vérité, explique une source proche de l'Honorable Tomaino Ndam Njoya, le caractère hypertendu de l'atmosphère sociopolitique du pays en ce moment et les débats qui se déroulaient à l'Auguste chambre favoriseront le jet involontaire de trois chevaliers ou macarons servant à l'inscription des noms des députés de l'Assemblée Nationale.

Il y a d'abord la durée exceptionnelle de présentation du rapport de la Commission des Finances dont la lecture a commencé à 16h30 pour finir autour de 20h30, soit près de 4 heures de temps. Il y a ensuite l'attitude de tous les Députés RDPC dont aucun n'a demandé la parole pour la phase des discussions et débats avant l'adoption de la Loi de Finance. Etait-ce une consigne de leur parti politique ou l'indicateur du caractère limpide du texte de budget qui ferait que ni sur la forme, ni sur le fonds, ces députés du parti au pouvoir n'aient trouvé rien à questionner ? Chacun peut faire son opinion mais la constance est qu'une solidarité ou un pacte incestueux serait noué entre le Gouvernement et les Députés du parti au pouvoir de sorte que tout ce que le Gouvernement demande à l'Assemblée Nationale lui soit servi sur un plateau d'or en temps voulu et de la manière voulue par ce Gouvernement. Engendrant à l'observation les actes posés par les Députés du SDF depuis plusieurs jours.

Ainsi dans la continuité de cette obésité politique à l'Assemblée Nationale, le geste du Député de l'UDC en réactions aux nombreux abus dont sont victimes ceux de l'opposition ainsi mis à la marge de l'Assemblée Nationale au détriment de la nation toute entière et de leur base électorale pose enfin le questionnement du bon fonctionnement de l'Auguste Chambre.

Par des explications détaillées, L'honorable Tomaino Ndam Njoya relate que lors de cette plénière sur l'adoption du budget, demandant la parole en vain et avec insistance en soulevant comme il est de coutume leurs chevaliers ou porte-noms, seul un Député SDF a eu la parole et a relevé la violation des procédures d'adoption de la loi de Finance. D'après ses dires, le député SDF se fera répondre de façon arrogante par le Président de l'Assemblée Nationale qui lui dira simplement « si le SDF ne veut pas voter le budget, qu'il laisse et les autres vont le voter... ». C'est après cette réponse que les Députés SDF entonneront à l'unisson un chant concocté en sifflant à l'hémicycle au niveau du pupitre pendant que trois autres députés en l'occurrence celui de l'UDC Honorable Tomaino Ndam Njoya, celui de l'UPC l'honorable Robert Bapooh Lipot et du MDR maintenaient leurs chevaliers ou porte-noms levés en guise de demande de parole. En fin de compte, le Président de l'Assemblée Nationale l'Honorable Cavaye Yégué Djibril ne leur donnera pas la parole, et apparemment sur instruction du Ministre Grégoire Owona, en sa qualité d'intérimaire du Ministre Chargé des Relations avec les Assemblées.

A la fin de cet imbroglio, le Président de l'Assemblée Nationale déclarera qu'il n'y a plus de débat en ajoutant que le budget est adopté. Une violation flagrante des usages ainsi menés depuis des lustres l'Assemblée Nationale.

Ce sera le moment choisi par le député du Noun l'Honorable Tomaino Ndam Njoya, en guise de protestation, pour ramasser les trois chevaliers ou porte-noms placés devant elle et lancer à tout hasard plus bas qu'elle. Malheureusement un des jets va heurter violemment la tête du Député RDPC l'honorable WALLANG Richard lui coupant en partie l'arcade sourcilière et faisant jaillir du sang. Si cet acte est regrettable et même regretté par la Députée Tomaïno Ndam Njoya qui a tout de suite présenté ses excuses à son collègue.

En guise de leçon, il faut comprendre qu'en dehors des discussions en séance plénière d'adoption, l'UDC n'a aucune autre possibilité d'intervenir dans le processus d'adoption du Budget étant donné que depuis son entrée à l'Hémicycle en 1997 et nonobstant sa présence à chaque législature jusqu'ici, le Parti que dirige le Dr Adamou Ndam Njoya n'a jamais de représentant à la commission des finances. Alors pourquoi lui refuser la parole en séance plénière ? Pour qu'elle raison pertinente doit-on refuser la parole aux députés de surcroit à une plénière d'adoption

du Budget de l'Etat qui est l'instance la plus appropriée pour exercer le contrôle à priori ou préventif de l'action gouvernementale ? Ce contrôle de l'action du gouvernement n'est -elle pas une des deux attributions principales reconnues au parlement par la Constitution ? Pour qu'elle raison les Députés du RDPC se comporte de manière à faire de l'Assemblée Nationale une simple caisse de résonnance ou chambre d'enregistrement des décisions du Gouvernement ? L'acte posé par la Députée UDC est regrettable certes, mais reflète les abus multiples et préjudiciables pour l'intérêt de la population camerounaise dont subissent les députés de l'opposition à l'Assemblée Nationale.

Cameroun

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