11 Décembre 2017

Madagascar: Cybercriminalité - Douze individus incarcérés

Le Parquet a mis douze cybercriminels, dont une mineure, sous les verrous depuis mars. Un facebooker vient d'être écroué, samedi.

Filature en ligne. La police a mis aux arrêts douze cyberdélinquants, dont une mineure, placés sous mandat de dépôt à la maison centrale d'Antanimora.

Depuis mars, la division de cybercriminalité et la brigade criminelle (BC), saisie de l'enquête, ont reçu trente-et-une plaintes sur diverses infractions commises, majoritairement sur Facebook. Les vingt-trois plaintes ont été traitées, impliquant vingt-six individus.

Les griefs correspondent à la menace sur le réseau social suivie d'enlèvement d'enfant, publication des images à caractère pornographique, diffamation publique via Facebook, cyberarnaque, détournement de mineur, propagation de fausses nouvelles, exploitation non autorisée d'un réseau de télécommunication, installation de station radio sans licence, utilisation de fréquences non assignées et vol de communication téléphonique.

Traduits devant le parquet, douze individus ont été envoyés derrière les barreaux, tandis que quatorze autres ont bénéficié d'une liberté provisoire.

« Au moins trois victimes de sexting en ligne se sont présentées chez nous. Nous les avons ensuite conduites à la BC. Nous avons mené, dans la foulée, une investigation pour identifier et dissuader les agresseurs de récidiver sur d'autres personnes », a signalé un fin limier de la police de mœurs et de la protection des mineurs (PMPM).

Une surveillance d'internautes suspects poursuit actuellement son cours pour mettre ceux malintentionnés hors d'état de nuire, d'après les précisions du ministère de la Sécurité publique.

Diffamation

Des infographistes, informaticiens et simples utilisateurs de Facebook ont été déjà fixés sur leur sort, selon les statistiques délivrées par le service de l'information, de la communication et des relations avec les institutions de la police nationale, vendredi.

Un facebooker, connu sous le pseudo Taniah Navalona, âgé de 33 ans, s'est fait arrêter par la police, jeudi, à son domicile, à Itaosy. Plusieurs victimes de ses propos diffamatoires ont porté plainte contre lui.

Mais il ne s'est pas arrêté avec ses dénigrements divulgués dans le groupe « vaovaontsika eto Madagasikara », selon un enquêteur de la BC, hier, au téléphone. « Il s'est même caché derrière la photo d'une femme, utilisée comme profil. Un vaste réseau des cybercriminels travaille pour un parti politique en vue de déblatérer les autres », a indiqué une source au niveau du service central des affaires criminelles (SCAC).Une dizaine de comptes fakes font actuellement l'objet d'une surveillance et contrôle stricte de la police de la division de cybercriminalité à Anosy.

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