11 Décembre 2017

Sénégal: Le pays est proche de l'élimination du paludisme, selon un expert

Dakar — Le Sénégal est à l'avant-garde pour l'élimination du paludisme fixée pour 35 pays à l'horizon 2030 dans le cadre des Objectifs du développement durable (ODD), a estimé, lundi à Dakar, Pascal Zinzindohoué, un expert de l'Agence américaine pour le développement international (USAID).

"Le Sénégal est bien positionné dans la lutte contre le paludisme et le rapport mondial 2016 sur le paludisme l'a relevé" a dit M. Zinzindohoué qui présidait la cérémonie d'ouverture du 6-ème Cours international de l'Organisation mondiale de la Santé (OMS) d'accréditation des Microscopistes du paludisme.

Ce cours est organisé par le Programme national de lutte contre le paludisme (PNLP), en partenariat avec le service de parasitologie-mycologie de l'Université Cheikh Anta Diop de Dakar (UCAD) dans le cadre de sa stratégie de renforcement des compétences des acteurs du système de santé.

Quelque 12 microscopistes sénégalais sélectionnés par l'OMS prennent part à ce cours (11 au 15 décembre). Le 7-ème cours est prévu du 18 au 22 décembre 2017 sous la supervision de son directeur, le professeur Daouda Ndiaye, chef du service parasitologie-mycologie de l'UCAD.

D'après M. Zinzindohoué, "le Sénégal a un système de santé qui porte bien la lutte contre le paludisme et des données qui servent de modèle, d'exemple à beaucoup d'autres pays de la sous-région africaine et même du continent".

"Partout le Sénégal est cité en exemple dans le cadre de sa lutte contre le paludisme et de la manière dont cette lutte, portée par tout le système de santé, est menée" a encore dit le fonctionnaire de l'USAID.

Il relevé le "rôle capital" que doivent jouer dans le processus d'élimination du paludisme les techniciens de laboratoires chargés de diagnostic participant au Cours.

"Et ayant compris cela, le PNLP a demandé à ses partenaires, que nous sommes, de l'accompagner dans le renforcement de capacité d'une vingtaine de microscopistes afin qu'ils puissent jouer leur rôle dans le processus d'élimination du paludisme" a-t-il indiqué.

"Nous sommes à l'écoute de la performance de cette cohorte de 24 microscopistes pour nous permettre, à nous bailleurs, d'avoir des raisons de justifier les raisons de pourquoi nous faisons cet investissement" a-t-il encore dit.

Pour le docteur Ibrahima Diallo, responsable des aspects liés au diagnostic au PNLP, "l'incidence palustre est très faible" dans la majeure partie du Sénégal.

Et "une incidence faible suppose une rareté des cas, rareté du parasite, donc, difficilement détectable par la microscopie et les outils de diagnostic classique" a fait noter le docteur Diallo.

"C'est pour cela, qu'il est important de renforcer les capacités des techniciens de laboratoire pour pouvoir au moins traquer les faibles parasitémies qui entretiennent la transmission" a-t-il soutenu, signalant la nécessité de "bien les identifier, les traquer, les traiter pour rompre la chaîne de transmission".

Dans les stratégies d'élimination du paludisme il est extrêmement important de s'assurer de l'expertise des techniciens des laboratoires dans leur capacité à détecter, identifier et quantifier les portages parasitaires.

Cette formation a pour but d'améliorer la qualité de la prise en charge du paludisme au niveau opérationnel. Cette formation cible les techniciens des laboratoires des districts et des hôpitaux.

Les objectifs sont d'évaluer les compétences des techniciens de laboratoire sur le diagnostic microscopique du paludisme, renforcer les capacités des techniciens de laboratoire sur le diagnostic microscopique, (... ).

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