13 Décembre 2017

Congo-Kinshasa: Air de valse!

Aujourd'hui, 14 décembre, est une date au carrefour de plusieurs événements impérieux en vue. Ce 15 décembre, pour débuter le compte, les curés et fidèles catholiques, si pas chrétiens, devraient lancer l'opération sonnage des cloches et sifflements des vuvuzelas à 21 heures, pendant 15 minutes.

Raison ? Réclamer l'application de l'Accord de la Saint Sylvestre avec, au bout de la demande, la concrétisation de l'alternance au sommet de l'Etat. Demain coïncide, aussi, avec la fermeture de la session parlementaire au Parlement Rd Congolais. Là, une course à la montre a été lancée pour l'adoption des textes importants à l'instar du Budget 2018 mais, surtout, le projet de loi électorale qui suscite bien de passions. Après la validation par avis d'autorité de Kengo à la fin de la réplique d'Emmanuel Ramazani Shadary mardi, l'opinion se demande quel sera le verdict des Sages du Sénat face à cette loi de la discorde au sein de la classe politique. Epreuve qu'ils devront relever ce jeudi 15. Ce 15, toujours, c'est la ligne rouge tracée par le Comité Laïc de Coordination à l'égard du Président Kabila afin qu'il s'exprime, clairement, s'il n'est pas à la poursuite d'un troisième mandat à l'horizon décembre 2018 où se trouve, désormais, projetées les élections cosignées dans le calendrier électoral de Nangaa et ses pairs de la CENI.

Ce 15 décembre, aux grands enjeux se positionnent, il sied de le dire, juste avant le 19 décembre, date où le Rassemblement aile dure programme, pour sa part, une marche contre le pouvoir. Cette manifestation pour laquelle Kabund a déjà saisi Kimbuta est censée sonner l'ultime cloche pour les animateurs actuels des institutions de la République dont, en premier lieu, le Président Joseph Kabila. A qui est signifiée, à cor et à cri, la fin de mandat-légitime accordé par la Constitution et l'Accord de la Saint Sylvestre dès la dernière minute de ce prochain 31 décembre 2017. Donc, l'enchevêtrement de ces activités n'est pas anodin. L'impact des uns sur les autres peut entraîner un effet domino. Qui, puisque les contradictions perdurent sur l'après 31 décembre, pourrait créé un effet boule de neige.

Donc, au finish, l'avenir du Congo pourrait, ainsi, faire face à une belle et grosse boule de glace dont les effets ravageurs, redoutés depuis, est à même de menacer la paix et la concorde... au pays. D'où, la gestion desdits rendez-vous parait impérieuse. C'est là, sans nul doute, tout l'intérêt de l'appel lancé à tous les acteurs impliqués, celui de faire montre d'un sursaut patriotique. Bien que ce langage soit d'une sagesse et d'une nécessité absolues, par les temps qui courent et s'annoncent, les politiques congolais et divers autres acteurs paraissent avoir à jamais relégué le langage rationnel du compromis aux placards.

Et, hélas, compris, à tort ou à raison, que la solution à l'impasse congolaise n'était qu'à trouver là où bien d'esprits la craignent : dans la rue. Peut-être que dans un moment x, dans ce décor, peuvent-ils se résoudre de changer le fusil d'épaule. C'est une espérance. Mais, la certitude est que bon gré mal gré, la RDC s'apprête à valser au rythme non de la célèbre rumba, mais des sons issus des turpitudes de la scène, mieux, de l'arène politique congolaise.

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