14 Décembre 2017

Congo-Kinshasa: 22 réfugiés centrafricains accueillis par un jeune Congolais à Mobayi-Mbongo

La économique difficile et la solidarité africaine poussent souvent parents à vivre dans une même parcelle avec leurs enfants petits-enfants. C'est ce qui est arrivé à Ange-Marie Nyakonyade.

Commerçante de son état, cette quinquagénaire vivait paisiblement son mari, un pêcheur septuagénaire, et leurs enfants petits-enfants, dans la localité MUNE, Groupement Somba, en Centrafricaine (RCA). Leur « petite » famille comptait ainsi personnes. Tous Centrafricains.

Ange-Marie excellait dans la vente du poisson. Elle traversait rivière Ubangi, qui sépare son pays de la République Démocratique Congo (RDC), particulièrement du Territoire de Mobayi-Mbongo, acheter du poisson qu'elle revendait en RCA.

Elle arrivait ainsi avec son mari à satisfaire les fondamentaux de leur famille ; jusqu'au 16 mai 2017, lorsque affrontements meurtriers entre les miliciens Seleka (d' musulmane) et Anti-Balaka (de tendance chrétienne) les ont obligés fuir en désordre vers Mobayi-Mbongo, en RDC. Il n'était pas facile réussir pareille opération pour une si grande famille. Ange-Marie son mari ont dû faire deux navettes avec une pirogue pour traverser tous leurs 33 dépendants en RDC.

B. Kokanda saisi de compassion sur la rive congolaise

De la rive congolaise à Mobayi-Mbongo, on pouvait entendre mardi-là des crépitements des balles de l'autre côté de la rivière.

Les Congolais voyaient alors des réfugiés centrafricains, affolés,

débarquer sur leur rive. GbokuKokanda était parmi eux.

Habituée à traverser à Mobayi-Mbongo, Ange-Marie s'était dans le quartier riverain avec quelques enfants avant de revenir rivage. Elle réussit ainsi à loger 13 enfants dans trois congolaises.

Mais, elle-même, son mari et 20 autres enfants se sont retrouvés la plage, ne sachant où aller, sous une pluie battante. C'est là GbokuKokanda est entré en jeu. Agé de 28 ans, fils du chef Groupement, ce pêcheur congolais est marié et père de quatre enfants.

Il a vu Ange-Marie se couper en quatre pour mettre ses enfants, traumatisés par la guerre qui les a chassés de leur maison en RCA, l'abri de la pluie. A part elle et son mari, il y avait 8 filles et garçons. Il a eu pitié d'eux. « Je vais tous les emmener chez moi, même si nous devrions après dormir comme des cochons », se dit-il.

La maison de GbokuKokanda compte quatre chambres. Lorsqu' installe ses hôtes, il n'y avait plus de place pour lui, sa femme ses enfants. Dans son élan de solidarité, il a dû alors leur toute la maison pour aller vivre provisoirement chez son père.

Survie difficile pour ces réfugiés

Il était dès lors difficile pour Ange-Marie de subvenir aux fondamentaux de sa grande famille, a-t-elle confiée à caritasdev.cd,

sous la traduction de MbuangaZiambi Mado, Référente de la Saint Michel de Mobayi-Mbongo du Programme « Veille Humanitaire »,

piloté par Caritas International Belgique, pour le compte de Caritas-Développement Molegbe. « Au début, je traversais et dans notre marché du côté de la RCA. Mais, la détérioration conditions sécuritaires ne le permet plus depuis août dernier. miliciens Seleka et Anti-Balaka sont dans les parages. Le petit que nous avons amené de la RCA est épuisé. Du coup, nous vivotons », a relevé la réfugiée.

«Pour manger, il faut espérer que l'enfant qui nous a attrape du poisson, qu'il nous le donne et que nous vendions, acheter des feuilles de manioc », a-t-elle poursuivi.

Que dire alors de l'éducation des enfants et des soins médicaux ? « Les enfants, surtout ceux du Cycle secondaire, ont difficile étudier. Il leur faut des fournitures et frais scolaires. pourquoi deux enfants n'étudient pas », a regretté la Centrafricaine.

Quant aux soins médicaux, ils ne sont pas assurés à la mesure besoins. Ange-Marie était elle-même couverte d'un gros pull-over, moment de l'entretien ; car, depuis trois jours, elle faisait fièvre sans possibilité de se faire soigner...

Besoin d'au moins 300 dollars Us pour démarrer un petit commerce

Face à cette misère, Ange-Marie lance un cri de cœur aux personnes bonne foi pour lui trouver au moins une somme de 300 américains pour démarrer un petit commerce. Elle pourrait faire route et aller chercher des marchandises vers Kotakoli (à 75 km) rentrer les vendre à Mobayi-Mbongo. Elle pourrait aussi, avec que cela, débuter à vendre des beignets sur place. Les bonnes peuvent l'atteindre à travers le Chargé de Communication de la Congo Asbl au +243 998 45 60 39, communication@caritasdev.cd.

Le Programme Veille Humanitaire en actions

Pour rappel, face à l'afflux des réfugiés centrafricains dans Diocèse de Molgebe, Caritas International Belgique (CIbe) a son Programme de veille Humanitaire dans cette partie de la RDC.

Caritas-Développement Molegbe, la Croix-Rouge sous la houlette de Caritas Provinciale de Mbandaka, a organisé récemment une d'accompagnement et de renforcement des capacités des Référents CPC 5 Paroisses ainsi que des volontaires de la Croix-Rouge sur l' Gbadolite-Yakoma, où se retrouvent les réfugiés centrafricains.

Cette mission a offert une belle opportunité à Caritas Congo Asbl palper du doigt la situation des réfugiés centrafricains et des informations pertinentes à partager avec l'ensemble de Communauté humanitaire ainsi que toute la Confédération de Internationalis.

Voilà pourquoi un communiqué de presse a été publié le 11 2017, sous le titre : « Nord-Ubangi : pas assez d'aide pour réfugies centrafricains ! ». Et ce témoignage de Ange-Marie est preuve du travail que réalisent ces Référents paroissiaux de « Humanitaire. »

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