14 Décembre 2017

Congo-Kinshasa: Kasaï - 400.000 enfants en danger de mort !

Si rien n'est fait pour venir en aide aux populations victimes des conflits qu'a connus la région du Kasaï, il y a risque d'enregistrer d'ici peu un bilan macabre des décès dans cette partie centrale du pays. Plusieurs centaines d'enfants âgés de moins de cinq ans actuellement exposés à la mort à cause de la malnutrition aiguë sévère, note le rapport d'une étude menée dernièrement par l'agence des Nations unies spécialisée en la matière, en l'occurrence l'Unicef.

« Au Kasaï, région du Sud de la République Démocratique du Congo, la situation des enfants est alarmante. Au moins 400.000 enfants d'entre eux, âgés de moins de cinq ans, souffrent de malnutrition aiguë sévère. Ils risquent la mort si des soins sanitaires et nutritionnels ne sont pas administrés rapidement ». Ce cri d'alarme de l' onusienne qui devrait tout logiquement susciter une réaction des autorités congolaises en vue de sauver les viens humaines, malheureusement être tombée dans les oreilles des sourds. Car, gouvernement donne l'impression de ne pas être préoccupé par la qui sévit dans les cinq provinces issues du démembrement du Kasaï à cause du phénomène KamuinaNsapu. La conférence sur la paix le développement n'aurait qu'aux acteurs politiques de faire leur show, au grand dam de population, qui connaît la misère la plus noire de son histoire.

On indique que les choses se sont empirées avec le retour populations qui avaient fui les hostilités pour se mettre à l' dans leurs milieux de vie, notamment dans les zones où la s'est améliorée. Plusieurs familles retournées broient du noir : de nourriture, soins de santé, habits, et parfois même d'habitation.

Certaines familles passent la nuit à la belle étoile, abandonnées leur triste sort.

On rappelle qu'à cause des conflits armés qu'a connus la région, nombreuses zones de santé ont été détruites. C'est le cas de Mikalayi,

localité située à 35 kilomètres de Kananga, où les conflits ont particulièrement violents. Au moins 5 centres de santé ont détruits et 16.000 personnes jetées sur le chemin de l'exil vers terres plus tranquilles. La situation est pareille à travers les provinces issues du Grand Kasaï.

Comme il fallait s'y attendre, les conflits qui avaient contraint populations de quitter leurs milieux de vie, sont à la base nombreuses conséquences. Hormis la déscolarisation des enfants, déplore la famine provoquée par le fait que les gens ont raté saison culturale.

N'ayant pas semé en septembre et octobre, ils sont désormais à merci de la famille.

Ce qui étonne le plus c'est l'indifférence qu'affiche le face à ce drame qui semble curieusement préoccuper plus organisations humanitaires internationales et quelques privées des rares compatriotes qui expriment de la commisération l'endroit des populations en détresse, que l'Etat congolais lui-même.

Car, jusqu'ici, on ne voit pas le gouvernement s'activer dans le non seulement d'assister ceux qui regagnent leurs villages, également les accompagner dans leur réinsertion.

Parmi les rares compatriotes qui posent des gestes de envers ceux qui retournent, il y a la Fondation André Kadima, de Béatrice Hôtel, qui se démène tant bien que mal pour assister retournés en biens de première nécessité : nourriture, médicaments base, habits, etc. Et cela dans au moins quatre des cinq provinces Grand Kasaï, à savoir : Kasaï, Kasaï Central, Kasaï Oriental, Lomami. Or, nul n'ignore que malgré sa bonne volonté, en tant privé, il ne saura pas venir en aide à tout le monde. Tâche dévolue l'Etat qui malheureusement semble ne pas prendre en considération question.

Forum de Kananga : une conférence inutile !

Au regard de l'évolution de la situation sur le terrain avec l'affiche le retour des personnes qui avaient fui les conflits, on en droit de s'interroger sur la finalité de la conférence sur la paix,

la réconciliation et le développement dont les assises s' déroulées il y a quelques mois à Kananga, chef-lieu du Kasaï Central.

Que sont devenues ses résolutions ? Quelles mesures avait-on pour gérer le retour de ceux qui avaient fui leurs milieux ? travail font les nombreux ministres concernés par la question ?

Pire encore, on ne voit pas ces membres du gouvernement descendre le terrain pour ne fut-ce que réconforter ceux qui ont répondu l'appel leur lancé pour regagner leurs ménages. Il n'y a que organisations humanitaires internationales qui sont visibles sur terrain, pour assister les nécessiteux.

A cette allure, comment matérialiser de programmes pompeux développement que le gouvernement ne cesse de brandir aussi on ne sait pas résoudre des problèmes primaires de survie de population.

A Kinshasa, les décideurs sont plus préoccupés par le des partis que la gestion de la cité.

Congo-Kinshasa

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